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Premiata Forneria Marconi › Chocolate kings

5 titres - 36:12 min

  • 1/ From under (7:25)
  • 2/ Harlequin (7:40)
  • 3/ Chocolate kings (4:45)
  • 4/ Out on the Roundabout (7:53)
  • 5/ Paper Charms (8:29)

enregistrement

Studios Ricordi, Milan, Italie, juin - juillet 1975

line up

Franz Di Cioccio (batterie, percussions, voix), Yan Patrick Djivas (basse, voix), Franco Mussida (guitare, voix), Mauro Pagani (instruments à vents, violon, voix), Flavio Premoli (claviers, voix), Bernardo Lanzetti (chant)

remarques

Il s'agit du pressage cartonné japonais à tirage limité

chronique

Pathétique ! Je ne comprends pas pourquoi je devrais m'épancher davantage sur ce disque. Une pure ignominie. C'est mauvais. Et encore, PFM fera pire ! Mais de ces disques là, nous ne parlerons pas ici. En tout cas pas moi (et donc, je ne vois pas qui d'autre ?). C'est que nos amis de Premiata Forneria Marconi, à force de vouloir percer le marché anglo-saxon, ont bien fini par céder en répondant aux appels entêtants de ce succès tant convoité qui leur fait les yeux doux depuis l'autre côté de l'Atlantique. Premier album conçu dès le départ pour le marché international - et donc chanté exclusivement en anglais - le disque a connu deux pochettes selon le continent qui l'éditait, et les deux sont très parlantes. Pour illustrer cette chronique, j'ai jeté mon dévolu sur l'américaine ; on peut difficilement passer à côté du désir affiché par le groupe. La pochette européenne, quant à elle, représente une prostituée à la charge pondérale excessive en habit de Marilyn. Là aussi, l'image parle d'elle-même. Mais ce choix était-il conscient ? C'est que sur "Chocolate Kings" Premiata Forneria Marconi a tout simplement cru bon de laisser son identité au placard pour devenir une pale copie de Genesis, ni plus ni moins. Je vous avais déjà rabâché les oreilles à maintes reprises au sujet d'une similitude entre les deux groupes. Mais cela concernait l'approche ou l'ambiance qu'ils parvenaient à dégager. Ici, cela semble bien être le cadet de leur souci, le groupe se reposant tout entier sur les talents (?) du chanteur, Bernardo Lanzetti, transfuge des mièvres Acqua Fragile, et qui passe son temps à singer Peter Gabriel, rôle qu'on attend de lui, c'est évident. Mais c'est tellement surjoué que cela en devient proprement insupportable, réduisant à néant les efforts du groupe - toujours aussi compétent - à essayer de nous captiver. Nous sommes en avril 1976 quand sort "Chocolate Kings". Et le progressif se mord déjà la queue, se réduisant à une ridicule caricature de ce qu'il était sensé représenter... Pathétique !

note       Publiée le vendredi 11 mars 2005

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Nicko › jeudi 9 novembre 2017 - 14:11  message privé !  Nicko est en ligne !
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Je comprends tout à fait la chronique de Proggy même si je ne serai pas aussi cassant. Mais clairement l'âge d'or de PFM est derrière eux. On sent bien l'influence beaucoup trop débordante de Genesis et cette envie de faire des morceaux bien plus bankable mais dans le même temps, par ce processus, ils en perdent leur personnalité et leur âme ! Et par la même leur intérêt ! Bref, pas l'album ultra-pourri, mais rien de bien folichon et surtout loin, très loin de leurs trois premiers albums en VO absolument indispensables !

Note donnée au disque :       
gibsonbacker › dimanche 25 décembre 2016 - 20:43  message privé !

ah oui... La pochette qui pose problème... Dans sa chronique, Progmonster semble accuser PFM de racolage en visant le marché américain. Mais si on écoute les lyrics du titre éponyme, la charge est plutôt violente et les "Chocolate Kings" made in USA en prennent pour leur grade. Difficile alors de taxer PFM de prostitution à mon avis. Après, sur le plan strictement esthétique, je reconnais que le prog nous a habitués au meilleur comme au pire.

gibsonbacker › samedi 8 août 2009 - 04:57  message privé !

Un jugement bien sévère de Progmonster, qui sanctionne plus la démarche que la musique. Certes le chant finit par irriter à force d'outrance et de maniérisme. C'est d'ailleurs un réel problème chez certains groupes de prog (Dream Theater, Marillion, Pain of Salvation...). Mais 2 boules c'est un peu sec. 3 pour moi.

docteur.justice › mercredi 17 octobre 2007 - 17:51  message privé !
je suis obligé de rigoler au post de coldstar... bon moi j'ai aps trouvé transcendant mais pas aussi mauvais que ça, mais pas non plus fabuleux comme certain l'ont prétendu, le chant est insupportablement ridicule
COLDSTAR › samedi 12 mars 2005 - 23:21  message privé !
pochette ---> Progmonster ---> prog italien 70's. Bon, vu la galerie des horreurs que tu nous a sorties aujourd'hui, sans compter le disque de Semiramis qui, revenant à l'improviste dans les "coups de coeur", m'a encore fait vomir mon quatre heures... Tu n'as plus aucune excuse pour ne pas chroniquer "Love Bitch"!