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The Pels Syndicate › Chemical Inconveniences

cd | 11 titres | 55:23 min

  • 1 Prelude Particles [ 4:39]
  • 2 Chemical Inconveniences [ 4:39]
  • 3 Distorted Reality [ 4:49]
  • 4 Toxic Swing [ 4:28]
  • 5 Mersik and Boomchick Dancing [ 5:51]
  • 6 A Beautiful Mind [ 5:53]
  • 7 Feels So Good [ 5:09]
  • 8 Diagnosis One [ 4:18]
  • 9 Transition Zone [ 6:14]
  • 10 The Day After [ 5:28]
  • 11 Trying to Remember [ 3:55]

line up

Frank Pels (Synthé, claviers, percussions électroniques et FX)

remarques

Pour en savoir plus sur The Pels Syndicate et entendre des fichiers musicaux, on visite le site web suivant: http://www.thepelssyndicate.com/

chronique

Styles
musique électronique
Styles personnels
chill out, morphic techno

Des ondes spectrales, du genre Martenot, cernent les ions pulsatoires et échoïques qui font du surplace et forgent l’intro stationnaire de "Prelude Particles". Des sonorités syncrétiques percent cette danse verticale pilonnée par des accords robotiques, cracheurs de résonnances, et martelée de sobres percussions. Si l’enveloppe rythmique reste de plomb, la structure harmonique est tout simplement délicieuse avec ses ondes de synthé qui larmoient dans les caresses des violons et les larmes du piano. Une mélodie sur un rythme détonnant, comme sur "Toxic Swing" et ses percussions échevelées. Plus calme et pondéré que sur Cinematic Blue, l’univers de Chemical Inconveniences repose toujours sur un croisement de rythmes et atmosphères où les brumes éthérées et les violons d’Orion transportent de belles structures mélodies. Mais si l’enveloppe rythmique est plus douce elle n’en demeure pas moins encore assez endiablée. Et c’est un peu l’univers tout en paradoxe qui nous attend sur cette étonnante surprise qu’est Chemical Inconveniences de The Pels Syndicate. Frank Pels tisse les grandes lignes d’un album où les rythmes groovy, techno et upbeat servent de canevas à d’étonnantes mélodies qui sont aux antipodes, tant au niveau des rythmes que de leurs noyaux d’émotivité. "Chemical Inconveniences" poursuit dans cette veine sur une structure un peu genre break-dance avec un zest de upbeat qui s’appuie sur des pulsations vrombissantes. L’ensemble embrasse les cendres d’un jazz oublié dans un fond de ruelle avec une délicate mélodie chantonnée sur les notes qu’un piano promène parmi des percussions échoïques feutrées, des brumes tétanisées et des sonorités iconoclastes, vestiges des ambiances polyphoniques qui composent l’univers de The Pels Syndicate. Sur un rythme lent, secoué par le tintamarre des percussions, "Distorted Reality" conjugue candeur et malice sur une superbe structure de rêverie où des arpèges cristallins tournoient telle une comptine dans le lent tourbillon des violons pernicieux. C’est un très beau titre qui fait son effet! "Mersik and Boomchick Dancing" est une bombe d’intensité rythmique avec ses percussions de types claquettes et claquantes qui palpitent autour d’une étrange succion pulsatoire et d’une ligne de basse dont les accords fébriles galopent entre les cerceaux résonnants d’un rythme en constant effervescence. Un rythme qui ne cesse de donner dans la complexité et dans l’originalité pour finalement se laisser dompter par une belle approche mélodieuse qui bouleverse la chevauchée éclectique sans en perturber le déroulement global. "A Beautiful Mind" est un superbe down-tempo. C’est un gros chill-out bourré de stéroïdes sensuels qu’une lourde basse aux courbes vicieuses et aux résonnances lascives pénètre dans nos oreilles pour faire trembler nos ondes corporelles avec un suave synthé aux douces sonorités d’un saxophone pervers. C’est très bon et assez suggestif. Avec sa structure qui tournoie avec une aura de sérénité "Feels So Good" supporte à merveille le poids de son titre. La mélodie est douce et sifflée sur un synthé rêvasseur qui coule sa mélancolie sur une ligne parallèle dont la délicate oscillation dessine une vague musicale qui se perd dans un nuage d’arpèges chatoyants. Léger le rythme claque, pulse et résonne avec la douceur d’une tige de soie dans un tube de métal, laissant toute la place à l’enveloppe harmonique qui s’enorgueillit d’un beau voile violoné. Des ondes aux tonalités de Martenot flottent à la recherche d’une mélodie. Elles s’acoquinent à des accords limpides qui scintillent d’un éclat lumineux et sautillent d’une démarche furtive dans un brouillard iridescent où papillonnent des cymbales furtives. Une ligne de basse hoquète d’une lourde note élastique et le rythme lascif et sensuel de "Diagnosis One" chevauche les violons de la pensée, arc-bouté par de sobres percussions et caressant les notes d’un piano électrique et ses ondes Martenot qui chantent et bégaient sous les coups secs et hachurés des violoncelles chimériques. Quel beau titre! "Transition Zone" secoue l’ambiance mélancolique avec un rythme lourd arqué sur une structure abrasive. C’est un rythme de plomb où les pulsations vrombissantes harponnent des accords aux fonctions hybrides. Si certains sont harmonieux, d’autres épousent des formes spectrales et d’autres rayonnent comme des coussinets allégoriques et des cerceaux métalliques hachurés qui dansent et s’entrechoquent au-dessus des fines frappes de percussions au style free-jazz. Entre du Moonbooter et du Element 4,"Transition Zone" dévie vers une structure de dance-floor aux apparences d’un techno house psychotronique où l’effervescence sonore n’a de limites que l’imagination fort déluré de Frank Pels. De lumineux arpèges de cristal scintillent auprès des riffs de fuzz wah-wah et des sonorités éclectiques, immergeant l’intro de "The Day After" dans des univers parallèles où des chœurs morphiques errent sur les ailes des violons, épousant le mielleux crescendo des arpèges mélodieux. Délaissant son approche poétique et onirique, "The Day After" plonge vers un rythme funky-groovy où une ronde ligne de basse étale ses notes ronflantes dans les sillons des chœurs et des violons, accompagnant les fuzz wah-wah et supportant ce rythme pulsatoire qui gruge le cœur et les chœurs de "The Day After". Tergiversant entre le rythme et l’ambiant, "Trying to Remember" jette son dévolu vers une fine ballade inondée de brume et de couches irisée, sans avoir oublié d’y avoir apporté au préalable une belle enveloppe harmonieuse dessinée dans l’ombre d’accords oubliés dans les tiroirs de la mélancolie. L’univers musical de Chemical Inconveniences est agréablement captivant. C’est un univers où les rythmes et mélodies naissent d’une riche faune sonore imprégnée d’une douce originalité et d’une savante subtilité. Construit sur 11 titres brodés dans les méandres d’une recherche musicale et artistique digne des grands sculpteurs des sons et tonalités ainsi que désigner de percussions, Chemical Inconveniences regorge de ces mélodies tantôt mélancoliques, oniriques et poétiques qui détonnent sur des rythmes de plomb, upbeat, soft techno et/ou groovy/mellow. Des contrastes décapants et attirants. Des oppositions qui s’attirent et séduisent pour le plus grand plaisir de nos oreilles.

note       Publiée le lundi 19 mars 2012

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