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The Pels Syndicate › Cinematic Blue

cd | 14 titres | 50:37 min

  • 1 Searchlight [ 2:53]
  • 2 Tesla Baby [ 5:05]
  • 3 Eclectic Electric [ 3:20]
  • 4 Tribal Civilisation [ 4:13]
  • 5 Yellow in 64 [ 3:00]
  • 6 Hardcore Vision [ 3:13]
  • 7 Metro Movie [ 3:33]
  • 8 Inner Life [ 2:59]
  • 9 End Games [ 5:00]
  • 10 Invisible Cinema [ 3:24]
  • 11 Smooth Night Life [ 3:43]
  • 12 City Sky Walker [ 4:16]
  • 13 Freedom's Call [ 3:00]
  • 14 Cinematic Blue [ 2:56]

line up

Frank Pels (Synthé, claviers, percussions électroniques et FX)

remarques

Pour en savoir plus sur The Pels Syndicate et entendre des fichiers musicaux, on visite le site web suivant: http://www.thepelssyndicate.com/

chronique

Styles
musique électronique
Styles personnels
soft techno et chill out

J’ai découvert l’univers musical de The Pels Syndicate par le biais de son 2ième album Chemical Inconveniences. J’avais certes entendu Cinematic Blue d’une oreille peu convaincue. Et c’est après avoir apprivoisé le 2ième opus de Frank Pels et ses mélodies campées sur des rythmes ambivalents que j’ai décidé d’investir l’univers de Cinematic Blue et ses 14 titres où les mélodies sont plus morcelées, divisées sur des percussions très diversifiées, tant dans les genres que dans les tonalités, où l’influence de Jean Michel Jarre est très présente. En fait, le monde musical de The Pels Syndicate, à tout le moins sur Cinematic Blue, est concentré sur ses percussions et ses lignes de basse pulsatoire et vrombissante, laissant peu de place aux claviers et ses accords mélancoliques, aux synthés qui tissent plus souvent qu’autrement des ailes de violons auxquels s’arriment ses rythmes de plomb, de down-tempo et même de soft disco avec un zest de synth-pop. Bref; un canevas musical très diversifié pour un premier album qui a parfois le défaut de ses qualités. D’hésitants accords flânent en ouverture de "Searchlight". Flottant dans une ambiance éthérée, ils dessinent une sombre mélodie pensive qui s’accroche à un rythme lent, martelé de sobres percussions aux tonalités réverbérantes. Le rythme traînassant sa peau de chagrin, "Searchlight" valse mollement autour de ses accords solitaires qui épousent les frappes des percussions dans un univers de grésillements statiques où les ailes des violons dessinent des soupirs d’âmes. Les percussions pulsatoires de "Tesla Baby" nous extirpe de l’introduction morphique de Cinematic Blue avec un rythme lourd et puissant. Un rythme de plomb que des couches de brume éthérée tentent de faire tournoyer autour de délicats accords de piano, sauf que de violentes percussions s’abattent sur "Tesla Baby". Des percussions métalliques et claquantes à la Jarre qui inondent un rythme furieux mais somme toute assez statique qu’un synthé enrobe de superbes couches tant harmoniques que valsiques. C’est très bon et très percutant. À haut volume, les tympans risquent d’en baver! "Eclectic Electric" poursuit cette dualité des harmonies sur des rythmes déroutants avec un doux piano léger et innocent dont les notes se perdent dans des brumes irisées et valsiques où des pulsations trébuchent et des percussions claquent et résonnent dans un rythme statique. "Tribal Civilisation" est un autre titre où des percussions tribales claquantes et échoïques à la Jarre tempêtent sur des accords aux oblongues boucles élastiques et des couches de violons volants. L’influence de Jarre crève les tympans. Trappé dans une spirale descendante et mordu par une lourde basse ronflante, le rythme de "Yellow in 64" s’apparente à du vieux James Last sur un trip de disco acidé alors que "Hardcore Vision" est plus punchy avec un rythme lent qui s’appui sur un riche métissage de percussions et ondule sur les courbes d’une bonne ligne de basse pulsatoire d’où s’échappe quelques fines notes de piano. Une structure qui sert de base à "Metro Movie" qui est par contre plus vitaminé et qui survole à vol de violons. "Inner Life" semble sortir des moules de "Tesla Baby". C’est un très beau down-tempo avec une mélodie pianotée fracturée. Oscillant entre le chill-out, l’atonique et le valsique "End Games" voyage à la recherche de rythme et d’ambiance, embrassant de tendres violons et se bagarrant avec de puissantes percussions. C’est intense et déroutant, un peu à l’image de Cinematic Blue. Une comptine irréelle qui traîne dans le fond d’une ruelle, "Invisible Cinema" quitte l’innocence de ses premiers accords et abandonne sa portion de mélodie pour étreindre le tumulte des percussions de métal, un peu comme dans "Inner Life" et "Tesla Baby", des portions de mélodies très présentes dans Cinematic Blue qui s’envolent dans l’oubli. Et même si les lourds violons tentent de tempérer le tout, le morphique down-tempo qu’ils dessinent étalent un étrange univers de séduction. "Smooth Night Life" vole sur ses ailes de violon, comme un disco des années 70 auquel on a greffé une bonne ligne stroboscopique qui ceinture le beat et le transporte au-delà de sa mélodie flûtée, de sa mordante ligne de basse et de ses claires percussions résonnantes. "City Sky Walker" est une belle ballade sombre. Une ballade pour solitaire où les accords de guitare résonnent dans l’absolue solitude introvertie avant d’être harponnée par des percussions aux frappes et tonalités aussi variées qu’hétéroclites. Les percussions sont la force de Cinematic Blue. Ça nous tombe dessus à tout instant et ça donne une toute autre dimension à une mélodie aussi rose-bonbon que "Freedom's Call" qui est un beau clin d’œil au synth-pop des années 80. Statique la pièce titre conclut Cinematic Blue avec des percussions qui papillonnent autour d’une structure mélodieuse cherchant à éclore. Des structures mélodieuses inachevées sur des rythmes bouillonnants, telle est la meilleure façon de définir Cinematic Blue. Pour son tout premier album solo, le synthésiste Hollandais met la pression sur les percussions et les rythmes diversifiés au détriment des ambiances et des mélodies faisant de Cinematic Blue un album qui rentre avec puissance dans les oreilles, oubliant d’en adoucir sa passion. C’est un album rude et lourd qui manque un peu de cette subtilité que l’on retrouve sur Chemical Inconveniences mais qui est idéal, j’imagine, pour bien se défoncer les tympans et les murs. Et ceux qui aiment les percussions éclectiques seront charmés par plusieurs titres sur cet album qui contient aussi quelques bons titres très inspirants.

note       Publiée le vendredi 23 mars 2012

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