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Alluste › Digital Age

cd | 10 titres | 77:04 min

  • 1 Digital I [ 5:32]
  • 2 Digital II [ 7:26]
  • 3 Digital III [ 8:12]
  • 4 Digital IV [ 8:31]
  • 5 Digital V [ 6:55]
  • 6 Digital VI [ 8:44]
  • 7 Digital VII [ 5:37]
  • 8 Digital VIII [ 9:50]
  • 9 Digital XI [ 7:59]
  • 10 Digital X [ 8:16]

line up

Alluste (Synthés, logiciels, plug-ins et FX)

remarques

Pour en savoit plus sur l'univers de Allsute on peut visiter son site sur Bandcamp: http://alluste.bandcamp.com/

chronique

Voici le 4ième opus du synthésiste italien Alluste. Après une absence de plus de 3 ans Alluste nous présente un album entièrement réalisé à partir de logiciels de synthé et des plug-ins. Il en résulte en un album qui embrasse les rythmes cosmiques de Software sur des élans séquencés qui feront sourire les fans de Tangerine Dream. Un peu comme son titre l’indique, Digital Age est une belle incursion dans le monde numérique où les mélodies peuvent parfois revêtir des apparences chaleureuses. Un synthé pousse de charmants roucoulements en ouverture de "Digital I", initiant de fines mélodies acuités qui se contorsionnent dans le nid de délicats arpèges cristallins. Ces arpèges séquencés virevoltent d’une démarche incertaine, flottant à l’intérieur d’un amalgame d’ondes torsadées et de brume métallique pour s’appuyer sur une lourde séquence qui galope vers un mouvement vertical. Entre l’univers synthétique et cosmique de Software et les rythmes et séquences de Tangerine Dream, Digital Age propose une série de 10 titres où les ambiances et les rythmes fusionnent dans de belles phases morphiques. Je pense notamment à "Digital III" et son rythme qui hoquète furtivement, croissant quelque peu sur une cadence étouffée par un beau synthé lunaire, à "Digital IV", "Digital VI" et "Digital IX" qui se bercent lentement à l’ombre d’une progression séquencée menaçante. "Digital II" est une petite perle qui me rappelle l’univers onirique de la collection de Spheric Music, Dreams of My Space. C’est doux, un peu triste et très romanesque avec ses souffles retenus de synthé qui traînent dans une brume cosmique et ses délicats arpèges de verre qui graduent lentement sur une structure verticale. Ce carrousel de séquences a beau virevolter tout autour que ça ne masque en aucun moment sa profondeur poétique. C’est très beau! C’est un titre qui va rejoindre mon Ipod pour mes sommeils de nuits. "Digital V" est sans doute le morceau le plus musical et poétique sur ce 2ième effort d’Alluste. Le tout débute avec des cerceaux menaçants qui flottent dans un cosmos d’où s’échappe de brèves bribes d’une mélodie inachevée. Des carillons scintillent. Poussés par des vents absents ils se dirigent vers un piano solitaire qui accompagne les souffles contemplatifs d’un synthé poétique, créant une superbe mélodie lunaire qui se bombe les harmonies avec une superbe gradation orchestrée par une puissante ligne de basse et un mouvement séquentiel progressif. Et "Digital V" de verser dans un rythme lourd et circulaire avec de belles séquences nerveuses qui entrecroisent ses lignes dans un étrange ballet cadencé. C’est très bon et assez impressionnant pour un album réalisé à partir d’un PC. Après une lente intro morphique, "Digital VII" se dresse avec une superbe approchée séquencée qui palpite à l’ombre de belles nappes morphiques. Le mouvement s’étend avec une puissante lourdeur pour accoucher d’une finale qui n’est pas sans rappeler Tangerine Dream et son brillant Silver Scale. Le même pattern se dessine sur "Digital VIII", de loin le meilleur titre sur Digital Age, avec un mouvement séquentiel plus mordant. Un mouvement qui pulse lourdement et dont les frappes hypnotiques battent au-dessus d’un nuage irisé pour affronter un autre mouvement au galop circulaire et des solos aux tonalités acuités. C’est très beau et surtout très lourd. "Digital X" offre une variation sur le même thème avec une approche séquentielle qui émerge d’un dense nuage cosmique pour offrir un envoûtant mouvement de ciseau. Des séquences qui s’entrecroisent dans une belle approche mélodieuse et qui vont se repaître dans le nid de séquences plus lourdes et incisives qui entraînent cet hypnotique mouvement circulaire vers les confins de l’espace. Un peu comme Gustavo Jobim, Alluste réalise ses compositions chez lui avec ses équipements digitaux. Et comme Gustavo Jobim, le synthésiste démontre un excellent potentiel au niveau de l’écriture et des approches mélodieuses. Digital Age c’est le point de rencontre entre Baffo Banfi et ses approches rythmiques saccadées, Software et cette atmosphère cosmique qui enveloppe les rythmes et séquences, Tangerine Dream et ses puissantes chevauchées séquencées ainsi que Klangwelt pour les approches mélodieuses. En fin de compte, c’est un intéressant cocktail musical où il ne manque qu’un zest d’expérience au niveau de la production avec la fine touche d’un ingénieur de son de la trempe de Ron Boots ou Robert Schroeder afin de donner une noblesse à un très bel effort qui démontre une très belle perspective.

note       Publiée le samedi 24 décembre 2011

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