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Can Atilla › Hi-Story

cd | 10 titres | 62:07 min

  • 1 The Kings and the Beggars (Part One) [ 6:31]
  • 2 Hi-Story [ 7:38]
  • 3 The Flashbacks [ 8:31]
  • 4 Sultan's Sequencer [ 6:03]
  • 5 When Kafka Drink Orange Juice [ 6:11]
  • 6 Thives of Bagdad [ 4:05]
  • 7 Shadow of the Knights [ 5:39]
  • 8 The Kings and the Beggars (Part Two) [ 6:27]
  • 9 Solar-is …… [ 4:31]
  • 10 Nights of the Rain Prayers [ 7:31]

line up

Can Atilla (Synthé, séquenceur, piano, percussions et FX)

remarques

Pour en savoir plus sur Can Atilla et entendre des échantillons sonores, visitez son site web (Site Turc): http://www.canatilla.net/

chronique

Styles
musique électronique
Styles personnels
new berlin school

Vous ne connaissez pas Can Atilla? Voilà donc la bonne façon d’y remédier. Une vraie superstar dans son pays, Can Atilla est un solide compositeur et musicien Turc qui est autant à l’aise dans des œuvres à caractère symphonique que dans des œuvres plus accessibles et électroniques. Fortement influencé par Tangerine Dream, Jean Michel Jarre et Vangelis, Can Atilla s’est forgé une légion de fans qui attendent impatiemment ses œuvres électronique sur l’étiquette Groove. Plus de 6 ans séparent son dernier album paru chez Groove (Concorde) et Hi-Story, et Can Atilla n’a pas changé d’un poil. Hi-Story est un solide opus d’une MÉ fortement inspirée des années 90 avec des rythmes et mélodies tissés dans les sentes des albums tel que Turns of the Tides, Tyranny of Beauty ou encore Revolutions et Chronologie, mais avec un savoureux mélange tribal. Des séquences qui palpitent et sautillent dans un nid de pulsations un brin résonnantes, "The Kings and the Beggars (Part One)" donne le ton à cet album de Can Atilla avec un titre qui semble sortir tout droit des sessions de Turn of the Tides du groupe culte du musicien Turc. Nerveux, le rythme est couvert par de suaves chœurs discrets et des riffs de clavier qui succombent à une douce avalanche de percussions. "The Kings and the Beggars (Part One)" emprunte alors une tangente plus rock avec un bel amalgame de séquences et percussions qui supportent des riffs et solos de guitare à la fois sobres et incisifs, surplombant une belle approche mélodieuse tantôt rêveuse tantôt rockeuse. "Hi – Story" continue cette introspection des univers musicaux de Tangerine Dream avec une chaleureuse ligne de synthé qui enveloppe un beau mouvement séquentiel sautillant dans un mouvement linéaire symétrique. D’autres séquences se greffent et moulent une belle structure oscillatoire qui ondoie avec grâce sous le charme des chœurs angéliques. Les souvenirs de Tangerine Dream nous inondent les oreilles avec ce titre qui semble embrasser des périodes aussi diverses que Falshpoint, Wavelenght, Le Parc ou encore Stratosfear 95 avec une approche rythmique qui devient plus nerveuse. De belles nappes de synthé aux sensuelles sonorités flûtées en recouvrent le débit hachuré alors que "Hi – Story" hésite entre une approche doucereuse et nerveuse pour finalement aborder une plus complexe où les enchaînements rythmiques sont aussi tordus que les envoûtantes mélodies qui les entourent. C’est un très beau titre, avec de bons solos de synthé, qui mérite les écoutes qu’il commande, de même que "When Kafka Drink Orange Juice" qui épouse d’assez près les mêmes tangentes autant harmonieuses que rythmiques. "The Flashbacks" est un autre point fort de Hi-Story qui débute avec un scintillant ruisselet de nappes de synthé aux sonorités limpides et flûtées. Des notes d’un piano austère tombent, éveillant des chœurs endormis et un rythme qui frétille sous une très belle ligne de piano aux notes ondulantes. Une ligne de basse étend des notes qui sautillent légèrement, le piano devient plus animé et "The Flashbacks" impose un rythme aussi lourd que lent, doté d’une belle approche furtive arquée sur un lent mouvement oscillatoire. La beauté de ce titre est la subdivision des lignes de synthé qui lancent de beaux solos, des nuages de brume ainsi que des lignes mélodieuse aux nettes sonorités de la Turquie que des accords d’une guitare Turque enrobent d’une belle mélodie tribale. Cette approche tribale Turque se prolonge dans "Sultan's Sequencer" dont le rythme sec et saccadé est enveloppé d’un synthé aux lignes aussi claniques qu’électroniques et une belle guitare romantique. "Thives of Bagdad" nous plonge aussi dans les ambiances tribales Turcs avec un très beau titre dont les rythmes et ambiances tergiversent entre une musique un peu technoïde; avec des percussions sèches et claquantes à la Jarre, électronique; avec des séquences ondulantes et un synthé flûté, et finalement éthérée; avec une suave approche clanique. Ces genres s’enchevêtrent dans une structure hybride où mélodie et anarchie fusionnent dans un délicieux cocktail musical. Très bon! Des séquences ondulent dans un frénétique ballet d’accords entrecroisés et jettent les bases houleuses de "Shadow of the Knights". Les percussions déboulent et poussent le rythme vers une approche plus corsée où nappes et riffs de synthé s’harmonisent à des chœurs éthérés et des solos sinueux, flottant sur une structure rythmique devenue endiablée. "The Kings and the Beggars (Part Two)" n’a rien à voir avec le rythme trépignant de la partie 1. Bien au contraire! C’est une suave et sensuelle hymne à la raison et un tendre coup de semonce à l’iniquité. C’est un hyper beau slow qui nous ramène dans les nostalgiques danses des samedi soirs où les orgues de Procol Harum traînaient leurs langoureuses sonorités sous des lourdes percussions et des chœurs de brume. WoW! C’est superbe et on ne comprend pas que son titre ne soit pas plutôt For the love of…. Délicieux! Avec ses accords dramatiques qui atermoient dans de belles brumes cosmiques et des vents de synthé aux tonalités de doux murmures et de flûtes aux soupirs amers que l’on entend dans Le Parc, "Solar - is ……" est une belle mélodie électronique qui s’emballe tout doucement sur des séquences entrecroisées papillonnant dans un rêve éthéré. C’est assez beau et mélodieux tout en étant très mélancolique. Des souffles tribaux et un archet frottant les cordes d’un violon Turc ouvre "Nights of the Rain Prayers". Émouvante avec son violon déchirant, l’intro se terre peu à peu dans le ventre d’une délicate mélodie dont les arpèges séquencés alternent en de fines boucles ondulées et sautillent vers des percussions pulsatoires. Le tempo se dessine. À mi-chemin entre un synth-pop et de l’électro, il gambade sous les strates d’un violon chimérique, clôturant Hi-Story d’une approche mélodieuse et symphonique qui est l’apanage de ce dernier opus du synthésiste Turc. Encore une fois Can Atilla sort de nulle part pour nous offrir un très bel album inattendu. Un album mélodieux où les rythmes tribaux, synth-pop et électroniques sont enrobés de cette délicieuse quintessence que sont les influences de Tangerine Dream et Jean Michel Jarre. Il y a de très bons titres sur Hi-Story. Des titres qui sortent un peu des grands axes d’une MÉ plus conventionnelle mais qui conservent ce cachet unique des belles approches mélodieuses que le Dream et Jarre éparpillait dans les années 90 sur des rythmes et séquences bien structurés et où les synthés se démarquent en structurant de belles mélodies plutôt que de se concentrer sur de virulents solos.Hi-Story est dans la continuité du Live et Ave, deux opus qui ont établis la crédibilité de Can Atilla dans ce merveilleux univers de sons et rythmes qu’est la MÉ.

note       Publiée le mardi 29 novembre 2011

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