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Baroness › Blue Record

cd • 12 titres • 44:25 min

  • 1Bullhead’s Psalm
  • 2The Sweetest Curse
  • 3Jake Leg
  • 4Steel That Sleeps the Eye
  • 5Swollen and Halo
  • 6Ogeechee Hymnal
  • 7A Horse Called Golgotha
  • 8O'er Hell And Hide
  • 9War, Wisdom and Rhyme
  • 10Blackpowder Orchard
  • 11The Gnashing
  • 12Bullhead's Lament

extraits vidéo

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line up

John Baizley (guitare, chant), Peter Adams (guitare), Summer Welch (basse, chant), Allen Blickle (batterie)

remarques

Certaines éditions contiennent un cd bonus de lives au Roadburn Festival de 2009, dont voici le tracklisting : 1/. "The Birthing (Live)" - 8:56 2/. "Isak (Live)" - 4:22 3/. "Rays on Pinion (Live)" - 8:34 4/. "Wanderlust (live)" - 5:14 5/. "Grad (Live)" - 7:22

chronique

Styles
hardcore
metal
rock
hard rock
stoner
Styles personnels
non, ce n’est pas psychédelique, non.

Voulant faire comme les Beatles – eux aussi – Baroness donne une suite à son Red Album en proposant le Blue Album, sa suite logique, moins progressive et plus directe. Le groupe aura réussi à capter l’attention du "grand public" metal en un minimum de temps grâce à des artworks sublimes et à une recette bien calibrée, 100% axée sur le plaisir immédiat et lâchant toute ambition sombre ou agressive, sans pour autant perdre de sa modernité. La cohésion, dans tout ça, l’implication dans une scène particulière ? Y’a pas. Choisissez votre camp, mais comme le montre le solo outrageusement Josh Hommien et génial de A Horse Called Golgotha, eux ont choisi le menu tapas, celui où tu pioches un peu ce qui t’intéresse.
Nos joyeux drilles en short tout droit venus des Appalaches continuent donc sur leur lignée post-core/stoner/robot rock à la Queens of the stone age, toujours avec le sourire, toujours sans grandes prétentions conceptuelles à la Mastodon, quoiqu’en laissent présager les artworks à se damner du chanteur John Baizley (qui garde quand même les plus travaillés pour son groupe, faut pas déconner), beaux comme du Alphone Mucha païen qui aurait bouffé de la grenouille bleue au dessert. Venus de Georgie pour rejoindre la scène de Savannah en Virginie, les Baroness semblent être des gars simples, de la campagne, amoureux d’un son chaud Stoner qui se ferait plaisir à la gratte sans renâcler sur les tempi hardcore qui envoient du bois velu. Palm mute, entrelacs de 6-cordes vrombissantes, chant façon supporter de foot barbichu, batterie au son boisé voire printanier, rien ne manque à l’appel. Une recette sympatoche, en un mot, quoique parfois un peu écoeurante en sucre et graisses (cf les deux derniers interludes, autoparodiques). Peut être la faute aux moments les plus nutella du lot : les soli stoner cousus main et bénéficiant de ce son chaud comme une haleine de dragon (Sweetest Curse, mais surtout l’épique Swollen & Halo qui ramone nos synapses mélodique avec une générosité qui fait plaisir à entendre). C’est d’ailleurs ce côté "fête à la saucisse médiévale" bien garni de mélodies guitaristiques (parce que niveau voix, zzzzz), qui défrise tant les détracteurs. On pense à l’intro, aux interludes du type Ogeechee Hymnal, voire Steel that sleeps the eye, où les mecs se rendent comptent qu’ils peuvent chanter aussi, ou encore Blackpowder Orchard, repompe des passages les plus champêtres de Led Zep et Thin Lizzy. On peut légitimement trouver tout cela trop long, trop chargé, ou dire qu’ils ne savent pas ce qu’ils veulent. On peut aussi prendre ce Blue Record pour ce qu’il est : une alternative à tous ceux qui croient qu’il faut aimer Iron Maiden pour avoir la banane en écoutant du métal. On a même droit au jeu à deux guitares carillonnantes au feeling groovy qui dégouline de partout (le frondeur et puissant Jake Leg, alias dansons la bourrée en faisant du dragster). Pourtant, oui, c’est vrai, Blue Record est trop long. Au moment où arrive War Wisdom & Rhyme, le point culminant du disque, étouffant presque sous les arpèges gonflés de disto soyeuse, on est à la fois blasé et réveillé dans notre torpeur par cette soudaine construction faite de flashs fulgurants et ciselés. Alors quoi ? Eh bien Baroness, en vérité, je vous le dis, est un feel-good record comme y’en a pas tant que ça, à écouter cet été en ridant sur les vagues, la barbichette au vent, un point c’est tout… N’oubliez pas les bonus live, tout aussi riches en guirlandes mélodiques. "Cross veins and chamomile", comme ils disent eux-mêmes.

note       Publiée le vendredi 12 février 2010

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notes

Note moyenne        10 votes

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GrahamBondSwing › vendredi 5 juin 2020 - 21:13  message privé !

Il vaut au moins 4 boules celui-là, avec une option sur la cinquième quand je l'aurais un peu plus dans l'oreille... je découvre tout juste. Peut-être un peu putassier par moment, mais dans l'ensemble on a quelquechose de cohérent et soigné à tous points de vue (visuels inclus, off course). Rien de honteux à ce que ça soit un peu plus soutenu sur Guts.

Note donnée au disque :       
NevrOp4th › mercredi 8 août 2012 - 12:34  message privé !

Des gutsiens ont écoutés le dernier sortis cette année?

Note donnée au disque :       
Bernard › vendredi 12 février 2010 - 13:44  message privé !

Je partagerais assez la remarque sur le format EP. Ce qui est sorti après leur split avec Unpersons (en gros, leurs albums) m'a paru beaucoup moins intéressant.

reno › vendredi 12 février 2010 - 13:07  message privé !

Ouep moyen, trop classique, prod pas piqué des hannetons !!!

Hypo › vendredi 12 février 2010 - 11:29  message privé !

Pas écouté celui-là encore, mais c'est vrai que le format EP semble mieux leur convenir (First et Second - quelle originalité dans leurs titres...). Je garde en tout cas un très bon souvenir en live, ça faisait du bien un bon truc rock qui envoie, surtout après un Dimmu Borgir peut-être très pro, mais désespérément creux...