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Alice Cooper › Welcome to my nightmare

  • 1975 • Atlantic 7567-81542-2 • 1 CD

cd • 11 titres

  • 1Welcome to my nightmare
  • 2Devil's food
  • 3The black widow
  • 4Some folks
  • 5Only women bleed
  • 6Department of youth
  • 7Cold ethyl
  • 8Years ago
  • 9Steven
  • 10The awakening
  • 11Escape

enregistrement

Enregistré au Soundstage à Toronto, au Record Plant East et aux A&R Studios

line up

Jozef Chirowski (claviers, chant, rhodes), Alice Cooper (chant), Bob Ezrin (claviers, rhodes), Pentti Glan (Whitey Glan) (batterie), Steve Hunter (guitares), Tony Levin (basse), Prakash John (basse), Vincent Price (narrateur), Michael Sherman (chant), Dick Wagner (guitares, chant), Johnny Badanjek (batterie), David Ezrin & The Summerhill Children's Choir (chant), Gerry Lyons (chant), Trish McKinnon (chant, la mère de Steven)

remarques

chronique

Styles
rock
Styles personnels
théâtral

hé hé hé, ha ha ha ! HA HA HA HA HA HA !!!!! MOUHAHAHAHAHAHAHAHA ! Le voilà ce chef d'oeuvre ! L'ALBUM qui caractérise Alice Cooper ! Comment parler de ce "Welcome to my nightmare", huitième album d'Alice, et premier sans son groupe d'origine ? Non, parce que cet opus est tellement un pur chef d'oeuvre, tellement énorme que je ne sais pas trop par où commencer !!! Débarassé de son groupe, Alice va complètement se lâcher, et par là-même totalement développer au maximum son univers, son concept théâtral. Après un très bon premier morceau, de rock classique mais riche structurellement et cependant efficace, introductif, les choses sérieuses débutent avec le duo jouissif "Devil's food"-"The black widow" au sujet des... veuves noires (forcément) avec des riffs de guitares incisifs et toujours cet aspect théâtral très visuel prononcé et la présence de l'acteur Vincent Price (qui a notamment joué dans "Les 10 commandements") à la narration. Déjà un (très) gros morceau. Après un "Some folks" jazzy sympathique et joyeux, on passe au deuxième grand moment de l'album, le monumental slow "Only women bleed" repris en son temps par Guns N' Roses en concerts. Du grand art comme seul Alice sait les créer ! Suivent deux morceaux plus typiques de l'ancien Alice Cooper, directs, inspirés et efficaces, inspirés des 60's, avant d'entamer le troisième chapitre important de l'album. Il s'agit ici du trio très lié et là, attention, c'est ni plus ni moins que la meilleure réalisation d'Alice ! La suite "Years ago"-"Steven"-"The awakening" est époustouflante, à la fois forte en émotion, avec ce côté naïf et fragile, et proposant des atmosphères sombres et inspirées. Là, avec "Steven", on atteint le plus haut degré du génie, inventif, beau, intense, décalé, l'un des morceaux qui caractérisent le mieux le style d'Alice Cooper. Enfin, "Escape", un peu funky, clôt l'album magnifiquement. Sur cet album, les ambiances feutrées, jazzy, limites sérieuses, côtoient avec succès les délires théâtraux et quasi-extravagants du sieur Cooper. Bref, "Welcome to my nightmare" représente la quintessence de la musique d'Alice Cooper", il est varié et propose un panel très représentatif des différents genres abordés par l'artiste. Grand.

note       Publiée le dimanche 31 juillet 2005

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notes

Note moyenne        22 votes

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Raven › vendredi 19 janvier 2018 - 14:39  message privé !
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Iggy a fait des trucs plus solides que Cooper dans les 90's, finalement. Pour les 80's je dirais kiff-kiff bourricot ! "Poison" est un bon tube hard FM, mais ce qui est ironique c'est qu'il n'y a plus une once de poison, de venin, de vice dans sa musique justement ! Je surkiffais ce titre ado, mais maintenant je réalise à quel point il revenait en suiveur faisandé et essayait de mettre dans son escarcelle du puceau fan de Bon Jovi (ou Poison tout bêtement !) et ça fait plutôt pitié à réécouter... Alors que là '75, en suivant aussi un peu...Bowie ? Lou Reed ? (ou alors c'est la prod' Ezrin ?) - il était salement bon ; forcément !

dariev stands › vendredi 19 janvier 2018 - 14:19  message privé !
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Tu confonds à moitié, sa traversée du désert (à base de whisky pour lui surtout je crois, effectivement désintox et HP c'est Iggy) commence bien à ce moment, après "Goes to hell" pour être précis, et avec la parenthèse "from the inside". Cela dit c'est toujours marrant de voir que Cooper a été largement réhabilité et considéré comme "revenu aux affaires" avec le très FM et daubé (selon moi) Poison, alors que Iggy, qui a des fans un peu plus exigeants à mon avis, est toujours considéré comme globalement perdu pour la cause depuis Lust for Life, haha! (avec certes quelques parenthèses excellentes, mais il y en a qui n'aiment que les 70's)

Raven › vendredi 19 janvier 2018 - 11:24  message privé !
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Je l'aime beaucoup. Elle est à la fois gracieuse et de mauvais goût (et pour du Cooper c'est approprié - à travers celle-là on sent bien changement opéré par le père Furnier en solo après fin du groupe : ce virage crooner kitsch mégalo-douteux, Artiste, avant la traversée du désert à base d'hôpital psychiatrique et de désintox si je confonds pas avec Iggy Pop, sont pas si éloignés ces deux-là). Eh ouais dans le fond, c'est à peu près d'aussi bon goût qu'une chanson engagée de Sardou... ou une chanson romantique de Zappa ! J'lui ai toujours trouvé un charme bien spécial, à celle-ci, sa mélodie façon "psychopathe recyclé en chanteur de music hall" (un truc typique 70's ce feelingue, à la Muppet Show ou Phantom of the Paradise quoi) me collait souvent bien longtemps dans la tête après chaque écoute de son Beast of initiatique.

zugal21 › vendredi 19 janvier 2018 - 10:41  message privé !

Je la trouve naze, Only Women Bleed, avec son double sens à la con

taliesin › lundi 3 décembre 2012 - 12:09  message privé !

Génial - mon préféré avec 'Love it to death' !

Note donnée au disque :