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Picture Palace Music › Natatorium - Music For Moonlight Drive & Swimming Pools

  • 2009 - PPM, PPM016 (1 cd)

cd | 6 titres | 54:18 min

  • 1 1 Drowning Moon And Eleven Suns 7:28
  • 2 2 Moon Dial 14:44
  • 3 3 Blue-Hour-Glass 11:09
  • 4 4 Risk Pool 9:02
  • 5 5 Drowning Suns On Moonlight Drive 4:41
  • 6 6 The Gretchen Tragedy (Faust Outtake) 7:15

enregistrement

Enregistré en 2009 aus studios Townend, Q-Music, OrBeat (Berlin) et Eastgate (Vienne)

line up

Thorsten "Q" Quaeschning: Guitares,Synthé, Mémotron, Piano et Vocoder Sascha Beator: Synthé sur Risk Pool

remarques

Pour en savoir plus sur Picture Palace Music et entendre des échantillons sonores, visitez le site web; http://www.picture-palace-music.com/ Disponible sur Ricochet Dream : http://www.ricochetdream.com/ et sur le site de PPM

chronique

Oh que j’ai entendu de belles choses sur Natatorium! Réalisé dans l’ombre des concerts donnés avec TD et à l’abri de distributeurs d’importance, ce dernier effort de Thorsten Quaeschning s’est laissé attendre (et désirer) avant d’aboutir sur ma platine Cambridge. Ceux qui aiment les séquences frénétiques au crescendo démoniaque à la Poland vont en saliver. Ceux qui aiment les solos de guitares bien ciselés et fignolés avec force, qui s’enroulent et se déroulent vicieusement vont en avoir plein les oreilles. Et ceux qui aiment les explorations sonores d’un monde sombre et obscur où kyrielle de chuchotements nous rendent paranoïaques s’en cureront les oreilles. Et finalement ceux qui, comme moi, pensaient que Curriculum Vitae I était un petit chef d’œuvre en seront quitte pour revoir leurs échelles de valeurs musicales, car Natatorium - Music For Moonlight Drive & Swimming Pools va plus loin et dépasse les états bizarroïdes de CVI. Un extraordinaire opus divisé en 2 actes, dont les 5 premiers titres s’emboîtent et The Gretchen Tragedy qui conclut avec une touche poétique et mélancolique. Un opus qui débute comme "Q" à l’habitude de surprendre. Cris et chuchotements d’une vie animée de quartier ouvrent la voie de Drowning Moon And Eleven Suns. Un doux synthé y flotte, comme les souffles d’un fantôme perdu dans cette masse vivante. Une ligne de basse y moule ses traces, accompagnant un clavier aux arpèges solitaires. Déjà, l’ambiance de Natatorium baigne d’une pléiade de sonorités théâtrales qui moulent chacune des compositions présentes. Une superbe séquence hoquète et sautille frivolement dans cette ambiance aussi réaliste qu’étrange. Les percussions tombent, habillant de plus en plus Drowning Moon And Eleven Suns qui prend un virage dramatique avec la gravité de sa structure qui s’enrichit d’un mémotron aux souffles discrets et chauds. Un titre hybride qui hésite entre deux rythmes et qui tombe dans la magnificence de Moon Dial qui possède la fureur de Redshift et de Near Dark, tout en embrassant la structure rythmique d’un Poland déchaîné. Un titre qui débute bien innocemment sur une séquence lourde et minimalisme qui mouille dans une pléiaded’effets sonores tous aussi ingénieux les uns des autres. La séquence accentue un tempo lourd avec une tangente spiralée et névrotique, tout en subdivisant sa lourde rythmique pour embrasser une 3ième séquence qui suit les sentes d’un Poland frénétique dans une ambiance sonore angélique. La beauté de la noirceur qui s’étale dans nos oreilles où bruits glauques grignotent une structure devenu sauvage, mordue qu’elle est par de superbes et stridents solos d’une guitare agressive. Des solos qui déchirent un voile mellotronné si calme et serein, que nous ne pouvons qu’être à la croisée de deux mondes. Totalement génial! En mi-parcours, une batterie explose le rythme qui devient encore plus déchiré entre ses diverses options cadencées. Lorsque que je vous dits plein les oreilles! C’est les oreilles bien pleines que l’on déguste ce brillant opus qui étonne de titres en titres, tant la créativité sonore et musicale est dense et fortement teintée de paradoxes musicaux. Blue-Hour-Glass nous entraîne dans une sombre nostalgie avec un superbe piano aux notes hésitantes qui trébuchent sur un violon mellotronné aux accords métallisés. Un beau morceau où la tranquillité est basculée par des passages plus violents et forts intenses où des bribes The Who sur Reign Over Me foulent nos mémoires. Tout en douceur, Blue-Hour-Glass verse sur l’intro ourlée de Risk Pool qui redonne à Natatorium une rythmique lourde sur une bonne structure de basse, un synthé aux boucles fantomatiques qui survolent des percussions claquantes et un vocodeur aux vocalises tamisées. Risk Pool nous entraîne dans les méandres d’une techno légèrement aseptisé par un synthé aux voiles tentaculaires et sur des rythmes aux variances sauvages, pour nous replonger dans les douceurs nostalgiques qui baignent sur cette œuvre avec le doux Drowning Suns On Moonlight Drive et ses accords frivoles qui dansent comme une ballerine gracieuse le ferait sur l’eau. Une superbe finale d’un premier acte d’une intelligence créative à jeter par terre. The Gretchen Tragedy (Faust Outtake) conclût sur une sombre ballade où des milliers de vagues sonores percutent sur un tendre mellotron flûté, nous ramenant paisiblement au bercail de la réalité. Natatorium - Music For Moonlight Drive & Swimming Pools est une œuvre splendide où Thorsten Quaeschning varie les rythmes et variations émotives avec une étonnante maîtrise artistique. Un opus qui visite les sentes de la Berlin School, d’un classique contemporain sombre et d’une fine techno dans un moule d’une tendresse nostalgique qui fait son effet jusqu’au fond de notre âme. Un autre superbe opus! Ah oui…. un gros merci à Edgar Froese qui nous a fait découvrir ce superbe artiste.

note       Publiée le vendredi 20 novembre 2009

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Misquamacus › samedi 1 août 2015 - 10:57  message privé !

Je viens de découvrir. C'est superbe !

Phaedream › dimanche 24 juin 2012 - 15:05  message privé !
avatar

@ snooky; l'faut que tu insiste sur Natatorium,. C'est d'une sombre poésie sur des rythmes fous et des ballades poignantes. Le tout est nappé d'un fascinant voile d'une paranoïa de bidonville. C'est très bon!

Rudi › samedi 16 janvier 2010 - 12:50  message privé !

Comme Traummadawn cet album a figuré sur ma liste de Noël et je ne suis vraiment pas déçu ! (J'ai même eu le droit à un petit mot sympa de "Q" en prime). Cet album est vraiment superbe et c'est comme Phaedream mon préféré de PPM. Les solos de guitare sont superbes, mais le morceau de piano est un peu moins surprenant quand on connait celui de CV. Risk pool est très réussi et le mellotron du dernier morceau est sublime de beauté. Un album varié, à la fois léger et grave, qui s'écoute avec plaisir du début à la fin. Par contre, le bruit de fond qui revient souvent me fait davantage penser à des enfants à la piscine (ce qui est cohérent avec le titre) qu'à une vie animée de quartier :-)

Note donnée au disque :       
Traummadawn › vendredi 20 novembre 2009 - 17:52  message privé !

Les morceaux que j'avais écouté sur http://www.syndae.de/episodes/123-episode-52 étaient vraiement prometteurs. Merci bien pour cette critique, ce disque sera définitivement sur ma liste au Père Noël ! ;)

Note donnée au disque :