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Picture Palace Music › Somnambulistic Tunes

17 titres - 75:01 min

  • 1 Overture 04:06 - 2 Little town of Holstenwall 04:34 - 3 Annual fair 05:14 - 4 Somnambulistic 05:04 - 5 Streets of Holstenwall 02:55 - 6 Night, Night, Night 07:36 - 7 Help, murder, help 06:23 - 8 Funfair 1919 02:34 - 9 Jane and Cesare 02:00 - 10 The funural night 03:38 - 11 Jane‘s nightmare 01:24 - 12 On the run 04:10 - 13 Celebrating fears Part II 02:27 - 14 Invastigation 13:35 - 15 Twilight of the invalid 00:45 - 16 Lunatic Asylum 04:42 - 17 Final 03:52

enregistrement

Enregistré aux Eastgate Studios (Vienne), Q-Music-Studios & Townend-Studios (Berlin)

line up

Thorsten Quaeschning:Synthétiseur, Programmation, Guitare, Vocoder, Piano, E-Bow Susanna Maria Sellin: Saxophone sur 10 & 14 Thorsten Spiller: Guitare sur 2 & 14

remarques

Pour plus d'info sur Picture Palace Music, vous pouvez visiter ce site;http://www.picture-palace-music.com/ ou le site de Manikin Records; http://www.manikin.de/cds_detail/d_picturepalace.html

chronique

Picture Palace Music est le nouveau projet musical de Thorsten Quaeschning, le nouvel acolyte d’Edgar Froese dans Tangerine Dream. L’idée de base de ce projet est de rendre un hommage sonore aux films muets, totalement muet, défiant les perceptions sonores de l’époque avec l’interprétation d’aujourd’hui. Un projet ambitieux et intéressant qui démarre de belle façon avec Somnambulistic Tunes, est inspiré du film Das Cabinet des Dr. Caligari, du cinéaste Robert Wiene. Ce film pionnier du cinéma expressionnisme allemand fut réalisé en 1919 et raconte l’histoire d’un mystérieux saltimbanque qui fait commettre des crimes à un somnambule. On décrit l’ambiance comme sombre et très cauchemardesque. À ce niveau, l’œuvre de Picture Palace Music n’atteint pas un tel paroxysme. Par contre Thorsten Quaeschning étonne en livrant un opus très atmosphérique où le drame y est finement présent sur de superbes arrangements orchestraux. Overture éclate sur une tonalité vivante et vibrante. Une structure plus dramatique s’installe avec des percussions aux roulements symphoniques et une élégie harmonieuse qui progresse sur une structure philharmonique dense aux lourdes et glissantes strates violonées, violoncellées qui se termine sur percussions disparates. Little town of Holstenwall enchaîne avec sur un rythme assez parallèle où une séquence basse et sautillante oscille sur une guitare atmosphérique qui plane dans un univers léger et disparate. Déjà on saisit la maîtrise de Quaeschning. Il pivote d’une structure à une autre, restant conforme à ses visions. Annual fair possède un tempo plus rock. Un rock ‘’steady’’ qui s’harmonise sur des vocalises angéliques et victoriennes. Un mouvement assez lourd, truffé de superbes choeurs lancinants. Les contrastes s’unissent de brillante façon, tout en infiltrant un côté orchestrale assez étoffé comme la superbe pièce titre et Streets of Holstenwall. Graduellement Thorsten Quaeschning impose sa vision, que se dessine avec adresse dans une diversité des styles et une imagination scripturale débordante. Night, Night, Night et Help, murder, help sont 2 superbes pièces qui nagent dans des sphères sombres, mais teintées d’une luminosité névrosée, comme les chœurs qui y gravitent. De loin, les moments très forts de Somnambulistic Tunes Après ces titres, nous pénétrons dans un univers plus pondéré avec beaucoup d’atmosphère. Moins animé Somnambulistic Tunes défile son introspection sur les rythmes lents et lourds de Funfair 1919, avec ses percussions qui labourent une atmosphère pénétrante. L’ambiance y est plus sombre avec d’étranges pulsations linéaires qui s’entremêlent aux courtes harmonies hétérogènes où un beau sax illumine la lune sur The funural night. Les ambiances lentes sont éveillées par une approche aux percussions lugubres et vivantes de On the run, alors que les aises d’enterrements de Celebrating fears Part II, sont d’un surréalisme sidérant et reprennent la touche atmosphérique sombre de Somnambulistic Tunes. Vient ensuite Invastigation et son très beau piano envoûtant, qui monopolise toute l’attention. Le ton est léger, quasi atonique mais d’une beauté scripturaire indéniable. Selon moi, c’est le seul titre qui permet une association Thorsten Quaeschning et Tangerine Dream. L’album clôture sur 2 autres belles pièces aux incantations symphoniques denses et harmonieuses, reprenant des bribes mélodieuses que l’on retrouve sur l’opus, dont le très beau Night, night, night. J’ai été très étonné par la qualité de Somnambulistic Tunes. C’est une œuvre conçut avec un doigté digne des artistes de renom. Il est évident que Thorsten Quaeschning est très talentueux et qu’il possède un sens de l’écriture très visuel. Les yeux fermés, on palpe la névrose et les yeux fous des acteurs des films muets qui avaient du visage ce que la voix ne rendait pas. Ici, Picture Palace Music donne aux visages les couleurs manquantes et au film, une dimension sonore aux orchestrations lourdes, sombres et d’un romanesque névrosé. Une grande surprise.

note       Publiée le dimanche 19 août 2007

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