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Desire (usa) › II

cd | 8 titres | 41:26 min

  • 1 Montre moi ton visage
  • 2 Miroir miroir
  • 3 Don’t Call
  • 4 Dans mes rêves
  • 5 Under Your Spell
  • 6 Colorless sky
  • 7 If I Can’t Hold You
  • 8 Part II

enregistrement

Produit par Johnny Jewel exclusivement pour Italians Do It Better – Enregistré à Suite 307 à Montreal en Janvier/Avril 2009 – Mixé à Suite 304 à Portland en Mai 20

line up

Johnny Jewel (guitares, synthétiseurs, programmation, arrangements de cordes), Megan Louise (voix, synthétiseurs), Nat Walker (batterie, saxophone), Petrovka Malgarov (violoncelle), Adriana Esposito (violon), Michello Banglotelli (harpe)

remarques

La première édition de l’album, disponible en tournée, appelée « West Coast Tour Demo CDR » contient en plus le morceau “Oxygène”

chronique

Styles
electro
new wave
pop
Styles personnels
new wave hypnotique

Alors qu’on attendait un éventuel nouveau Chromatics ou Glass Candy, voilà que Johnny Jewel nous sort de derrière les fagots un 3ème projet à chanteuse, en formation duo tout comme le bonbon de verre. L’heureuse élue ? Une certaine Megan Louise, fragile montréalaise au charme aux antipodes de la séraphine Ida No. C’est une surprise, d’autant plus que les deux groupes cités plus haut sont des projets relativement anciens. Fidèle aux méthodes atypiques – mais adaptées à la réalité de la crise du CD - du label Italians Do It Better, l’album a d’abord été testé en tant que « Tour-CD », c'est-à-dire un cd gravé vendu sur la tournée du groupe, avant d’être sorti « officiellement », en ayant perdu – pour des questions de droits on imagine – une reprise de Diane Dufresne au passage. Car bien que la voix de Megan Louise n’ait rien en commun avec les puissants coffres de Dufresne ou même Céline Dion (qui a également interprété le morceau…), taillés pour la variété, sa reprise d’Oxygène, superbe morceau de Luc Plamondon qui aurait pu figurer dans Starmania, est absolument glauque, angoissante, insoutenable. On croirait les derniers états d’âme mélancoliques d’un cyborg à la batterie en instance de déchargement total, puis d’extinction. Vraiment dommage que cette reprise ne soit disponible que sur l’édition tour-cd de l’album, au tracklisting identique à part cela. D’ailleurs, toujours adepte des entrées en matière hospitalières et enthousiastes pour l’auditeur, Johnny Jewel nous a concocté un premier titre capté sur scène, avec la voix en français de Megan Louise nous remerciant « d’être sortis ce soir », laissant imaginer tout un album live… L’outro est également celle du concert, mais entre les deux, c’est bien un album studio qui défile. Et comme d’hab, le plus grand tube (car tous les titres en sont, ce n’est plus une surprise avec Johnny Jewel), intervient en 2ème position : Mirror Mirror est ce truc désespéré et envoûtant fabriqué avec 3 synthés que Madonna rêve de sortir avec 3 millions depuis 5 ans… Une chanson qui fait mouche dès la première écoute, litanie paralysée et gloomy pour la jeunesse dorée des Lois de l’Attraction comme pour celle d’aujourd’hui, lessivée par sa semaine consacrée à un travail idiot et abrutissant. L’atmosphère semble plus recueillie et boudeuse que chez Glass Candy, les lyrics sont plus directs, les sons moins italo-disco, plus classiquement new wave. Difficile, pourtant, de dire quel album est le plus réussi. Don’t Call nous saisit une fois de plus dès les premières secondes de la première écoute avec ses synthés sous anti-dépresseurs, et que dire d’Under Your Spell, merveille endormie lovée dans un replis d’espace-temps entre 83 et 85... « Do you know the difference between love and obsession ? and what’s the difference between obsession and desire ? ». Le morceau s’achève sur un violoncelle grave et solitaire, le tout conservant une cohérence et une fluidité insaisissable. Puis vient Colorless Sky, qui semble engourdi comme un lever à 16h, dans ces pays où le ciel commence à s’assombrir à cette heure-là… La tentation de mettre un 6/6 bien lourd de sens est pregnante, comme pour Glass Candy. Sacré Johnny Jewel. Tu nous as eu, encore une fois. Je te verrai venir la prochaine fois, je le jure !

note       Publiée le lundi 26 octobre 2009

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(N°6) › vendredi 2 mai 2014 - 13:56  message privé !
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Vraiment dommage pour Oxygene en effet (il était donné en téléchargement sur le site du label il y a longtemps mais le lien est caduque aujourd'hui), c'est le titre de loin le plus glauque de l'album au point qu'il trouverait sa place avec les trucs les plus déprimants de Chromatics. Comme si Rachel le réplicant de Blade Runner soupirait un spleen insurmontable, le tout interprété par une Nico sous tranxène. Ou bien la lointaine copine dépressive de JED l'androïde abandonné de Grandaddy. Quant à Miroir Miroir (bonjour la référence à Diana Ross j'imagine) c'est en effet le genre de tuerie typique dont seul le kangourou techno-lo-fi-le Jewel a le secret.

matstriker › dimanche 4 décembre 2011 - 15:46  message privé !

Hollywood will make you famous.

ericbaisons › lundi 8 mars 2010 - 11:22  message privé !

non

dariev stands › lundi 8 mars 2010 - 00:06  message privé !
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tiens pour la peine, empy, j'espere que tu les as vu entre temps, car moi j'ai pu les voir à Marseille, avec Glass Candy, et c'était extraordinaire, pour les deux groupes... Glass Candy toujours aussi hédoniste et génial, et Desire impressionnant de charisme et de groove, en fait en live le son est énorme, ça change pas mal la perception des chansons...

thelightcarrier › mercredi 28 octobre 2009 - 10:34  message privé !

Ecouté 2 ou 3 fois, et ça reste plutôt faiblard dans l'ensemble. Entre redite édulcorée et ennui téléphoné. Heuresement quelques titres sortent du lot.