Les objets chroniqués

Vous êtes ici › Les groupes / artistesPPenguin Cafe Orchestra › Music from the Penguin Café Orchestra

Penguin Cafe Orchestra › Music from the Penguin Café Orchestra

5 titres - 43:40 min

  • 1/ Penguin Cafe Single (6:05)
  • 2/ Zopf (15:04)
  • 3/ The Sound of Someone You Love Who's Going Away and It Doesn't Matter (11:24)
  • 4/ Hugebaby (4:37)
  • 5/ Chartered Flight (6:30)

enregistrement

Angleterre, 1974-1976

line up

Helen Liebmann (violon, violoncelle), Gavyn Wright (violon), Simon Jeffes (basse, guitare, piano, percussions, claviers, ukulélé, chant), Steve Nye (claviers, piano électrique), Neil Rennie (ukulélé), Emily Young (voix)

remarques

chronique

Faut que vous sachiez une chose ; comme une grande partie des personnes de ma génération, sans compter toutes celles à la suite, j'ai moi aussi mes périodes jeux vidéos. Je ne vois là pour ma part rien d'étonnant. Et vous, vous ne voyez certainement pas où je veux en venir... Sur les conseils d'un camarade chroniqueur, j'ai consenti à claquer plus de cinquante euros pour acheter le dernier Pro Evolution Soccer 6. Il se fait que dans ce jeu, entre autres curiosités, on peut débloquer des costumes loufoques pour son équipe comme, par exemple, une tenue de manchot royal. Là où, je pense, la plupart d'entre vous aurait, de suite, songé à "La Marche de l'Empereur" à la vue de ce onze plus qu'improbable, subitement, m'est revenu en mémoire le souvenir d'un groupe dont on ne parle quasiment jamais, je veux parler du Penguin Café Orchestra, laboratoire néo-classique proprement inclassable que l'on doit au défunt guitariste Simon Jeffes, que certains d'entre vous connaissent peut-être pour avoir vu son nom traîner ça et là dans l'une ou l'autre production Realworld. C'est que le guitariste de formation classique en a eu vite marre du rock. Dès 1973, il constitue un quartette qu'il développera par la suite en cette entité polymorphe où quelques noms très respectables se croiseront (Anne Whitehead, Steve Nye, Gavyn Wright, ...), délivrant une musique délicate, toujours sensible, à la croisée des chemins entre folk, jazz, musique de chambre et pop. Un mariage unique en son genre où des mélopées de cordes larmoyantes côtoient des filets de guitare généreux et des poussières de rêve au piano électrique. Les plus pointilleux seront sans doute intéressés d'apprendre que le sixième mouvement de "Zopf", "Giles Farnaby's Dream", a été non sans gêne quasi intégralement repompé par Kate Bush sur son "Eat The Music" (titre ironique ?), confirmant ainsi toute l'inutilité de l'album "The Red Shoes". Et peut-être pour vous l'occasion de (re)découvrir un groupe qui ne ressemble à aucun autre.

note       Publiée le mercredi 17 janvier 2007

réseaux sociaux

tags

Vous devez être connecté pour ajouter un tag sur "Music from the Penguin Café Orchestra".

notes

Note moyenne        2 votes

Vous devez être membre pour ajouter une note sur "Music from the Penguin Café Orchestra".

commentaires

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire sur "Music from the Penguin Café Orchestra".

mangetout › lundi 3 novembre 2008 - 23:28  message privé !

Quelle merveille ce disque, d'un raffinement et d'une sophistication qui impressionnent mais qui alliés à une intelligence et un humour so british en font une pièce unique comme l'ensemble à géométrie variable qui le porte, comète à la discrétion involontaire qui aura traversé trois décennies sans réellement attirer la lumière qui aurait du lui revenir naturellement. Une musique de brassage bien dans l'esprit post-moderne de décloisonnement des genres et des époques comme si le passé dansait avec le futur sur les décombres d'un présent évanoui. A ce titre la pièce en sept parties intitulée "Zopf" est un morceau de bravoure ! A titre d'information, Obscure, la compagnie qui sorti ce disque fut le premier label fondé par Brian Eno en 1975 et qui fonctionna jusqu'en 1978.

merci pour le fusil... › mardi 26 août 2008 - 01:18  message privé !
avec proggy on a toujours un peu peur , on se délecte de ses chros , craintif et naïf, on se laisse galvaniser puis vient le moment de l'agréable appréhension quand on insère la galette dans la chaine et là surprise : c'est agréable, mélodique ,digeste , on se laisse porter.Une très bonne découverte.Merki !
saïmone › vendredi 19 janvier 2007 - 22:42  message privé !
avatar
merci qui ?
julayss › mercredi 17 janvier 2007 - 14:00  message privé !
PES c'est quand même génial !!