Les objets chroniqués

Vous êtes ici › Les groupes / artistesAAksak Maboul › Onze danses pour combattre la migraine

Aksak Maboul › Onze danses pour combattre la migraine

cd • 17 titres

  • 1Mercredi Matin0:22
  • 2[Mit 1] Saure Gurke [Aus I Urwald Gelockt]2:20
  • 3Animaux Velpeau0:36
  • 4Milano per Caso3:18
  • 5Fausto Coppi Arrive !1:08
  • 6Chanter est Sain3:09
  • 7Son of L'Idiot3:21
  • 8DBB [Double Blind Baby]3:27
  • 9Cuic Steppe4:20
  • 10Tous les Trucs qu'Il y a Là Dedans1:58
  • 11Ciobane0:23
  • 12The Mooche1:35
  • 13Vapona, Not Glue6:54
  • 14Glympz4:36
  • 15Three Epileptic Folk Dances2:19
  • 16Mastoul Alakefak9:16
  • 17Comme On a Dit1:12

enregistrement

Belgique, mars - juin 1977

line up

Michel Berckmans (basson), Ilona Chale (chant), Jeannot Gillis (violon), Marc Hollander (farfisa, piano, Fender Rhodes, darbuka, boîte à rythme, saxophone alto, clarinette, flûte, mandoline, dumbeg, xylophone), Catherine Jauniaux (chant), Vincent Kenis (accordéon, basse, guitares, piano, Fender Rhodes, darbuka, percussions), Geoff Leigh (saxophone), Denis Van Hecke (violoncelle), Frank Wuyts (claviers), Paolo Radoni (guitare), Lucy Grauman (chant), Juliette (chant), Chris Joris (Fender Rhodes, saxophone soprano), Lee Schloss (saxophone soprano)

remarques

chronique

Styles
jazz
progressif
Styles personnels
no wave > rock in opposition

Aksak Maboul en quelques dates : 1977, publication de leur premier effort sur un tout jeune label, Kamikaze, mis sur pied par Marc Moulin (Placebo et futur Telex). 1981 : un an après la publication de leur second et dernier disque ("Un peu de l'Âme des Bandits"), "Onze Danses pour Combattre la Migraine" refait parler de lui, cette fois sur Crammed Discs, autre label - celui-là appelé à durer - dirigé par les instigateurs même du projet Aksak Maboul, Marc Hollander et Vincent Kenis. 2003, enfin : à l'occasion des vingts années d'existence du label précité, le premier Aksak Maboul se voit sélectionné parmi les douze titres de la collection Global Soundclash célébrant cette éclectisme à 360° qu'ils ont cultivé dès le premier jour et qui a bien fini par payer. Voilà en résumé le parcours tumultueux d'un disque dont la course s'achève pour l'instant dans ma platine pour ressortir en mots choisis de mon clavier à vos écrans. Malgré son titre en forme de boutade, "Onze Danses pour Combattre la Migraine" est un album à la touchante modestie, presqu'exclusivement bâti autour de sessions d'enregistrements en commité réduit. Une boîte à rythme ("Saure Gurke") et une multitude d'instruments bigarrés (percussions diverses, instruments à vents) sont utilisés pour creér un univers unique, dont l'apparent repli sur soi trahit en réalité une formidable ouverture sur le monde et les cultures étrangères ("Son of L'Idiot", "Glympz"). Pendant qu'on commence à s'agiter tout doucement à Soho, à travers tout le continent européen, des tas d'artistes encore plus souterrains s'emploient à démontrer qu'il y a encore un avenir dans le métissage des genres ; avec ses éléments jazz ("Animaux Velpeau", "The Mooche") ou de musique minimale ("Mastoul Alakefak"), ses orientations électroniques et sa fascination pour les musiques balkaniques, Aksak Maboul, à travers une approche toujours très ludique ("Mercredi Matin", ""Tous Les Trucs qu'Il y a Là Dehors""), réussit un des disques les plus intimistes du courant Rock in Opposition tout en dessinant les grandes lignes directrices du label belge.

note       Publiée le lundi 20 juin 2005

réseaux sociaux

tags

Vous devez être connecté pour ajouter un tag sur "Onze danses pour combattre la migraine".

notes

Note moyenne        7 votes

Vous devez être membre pour ajouter une note sur "Onze danses pour combattre la migraine".

commentaires

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire sur "Onze danses pour combattre la migraine".

nicola › vendredi 15 juillet 2016 - 20:26  message privé !

Tiens, Denis Van Hecke est passé par ici.

mangetout › mardi 30 décembre 2008 - 14:24  message privé !

Tiens je n'avais pas remarqué que celui là était ici, la tête chercheuse Progmonster ayant encore fait son œuvre, que rajouter de plus sans paraphraser les mots du belge ex-chroniqueur, que ce disque est génial, rien de plus banal ; qu'un album comme celui-là en 1977 cela ne devait pas courir les disquaires même si par endroit on sent flotter des courants venant de l'air de l'époque et que très peu de personne ont vraiment su capter (Magma ? Penguin Café Orchestra ? Soft Machine ?) ; qu'il se dégage de ces cartons d'emballage comme un parfum suranné, une mélancolie et en même temps une vraie joie de créer et d'offrir, on sent très clairement les nombreuses idées qui viennent se télescoper pour produire cet ensemble à mille entrées que le format classique du LP a du mal à contenir. Une belle carte postale jaunie au contenu des plus prospectif.

Dioneo › vendredi 19 septembre 2008 - 17:49  message privé !
avatar

Le Fender Rhodes est un piano, non : LE piano électrique...

Note donnée au disque :       
The Gloth › vendredi 19 septembre 2008 - 15:48  message privé !

Etonnant de trouver Chris Joris au saxo et au "Fender Rhodes" (c'est un synthé ?) : je le connais plutôt comme batteur/percussioniste de jazz.

klaark › mercredi 19 décembre 2007 - 19:40  message privé !
Le titre Milano per caso, tout droit échappé d'une BO de Nino Rota, mérite à lui seul l'achat de ce disque foutraque et varié.
Note donnée au disque :