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Tony Oxley › 4 compositions for sextet

cd • 4 titres

  • 1Satunalia10:12
  • 2Scintilla8:59
  • 3Amass13:00
  • 4Megaera6:09

enregistrement

7 février 1970

line up

Derek Bailey (guitare), Jeff Clyne (contrebasse), Evan Parker (saxophones ténor et soprano), Paul Rutherford (trombone), Kenny Wheeler (trompette), Tony Oxley (batterie)

remarques

chronique

Styles
jazz
Styles personnels
free jazz

Vieux complice de Derek Bailey avec qui il finira par prendre part dans l'aventure Incus, le batteur Tony Oxley se voit offrir en 1969 l'opportunité de signer un contrat sur le fameux label CBS, bien décidé à saisir lui aussi la balle au bond de ce jazz britannique qui semble alors tout dévaster sur son passage. Après "Baptised Traveler" enregistré en trio, Oxley double les rangs pour cet encore plus abstrait et jusqu'au boutiste "4 Compositions for Sextet". Oxley, Bailey et Kenny Wheeler sont ainsi rejoints par Jeff Clyne, Paul Rutherford et Evan Parker, la crème de la crème des instrumentistes anglo-saxons. A mi-chemin entre les travaux de la Music Improvisation Company et les eruptions incontrôlables du Peter Brötzmann Octet, il s'agit là d'un jazz furieux, mais pas enragé, prêt à aller au bout de lui-même pour délimiter la part du chaos qui tout entier l'habite. L'influence cruciale de l'Art Ensemble of Chicago se fait clairement entendre mais, marque de fabrique typiquement européenne, son assise sur le rythme tend à disparaître. Chose que leurs compatriotes John Surman et John McLaughlin iront trouver de l'autre côté de l'Atlantique. Ces quatre pièces d'improvisations pures demeurent d'une brutalité exemplaire, une exhortation à perpétuer la quête de John Coltrane, le cri de Cecil Taylor, dans des formules de plus en plus complexes et brouillons que l'on finira par retrouver dans l'expérience ultime du groupe Centipede mis sur pied par Keith Tippett un an plus tard et qui finira même par s'immiscer insidieusement dans l'écriture des pièces ouvertes d'un groupe comme Henry Cow. Et tous les autres à leur suite. Solennel, lyrique, parfois même impitoyable, le calme qui s'en dégage se révèle, si pas plus, aussi insupportable que la tempête qui le précédait. Non, John Zorn n'a rien inventé.

note       Publiée le jeudi 6 février 2003

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