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Macabre › Sinister slaughter

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Raudus      vendredi 25 octobre 2019 - 17:04
vargounet      lundi 28 octobre 2019 - 10:06

cd | 21 titres | 42:16 min

  • 1 Night stalker (Richard Ramirez) [02:05]
  • 2 The Ted Bundy song (Ted Bundy) [01:19]
  • 3 Sniper in the sky (Charles Whitman) [01:52]
  • 4 Montreal massacre (Mark Lupine) [01:26]
  • 5 Zodiac (Identity Unknown) [03:46]
  • 6 What the hell did you do? (James Edward Pough) [02:10]
  • 7 The Boston strangler (Albert DeSalvo) [01:10]
  • 8 Mary Bell [00:43]
  • 9 Mary Bell (Reprise) [00:46]
  • 10 Killing spree: postal killer (Patrick Sherril) [01:22]
  • 11 Is it soup yet? (Daniel Rakowitz) [01:19]
  • 12 White hen decapitator (Michael Bethke) [02:31]
  • 13 Howard Unrah: what have you done now?! (Howard Unrah) [02:29]
  • 14 Gacy's lot (John Wayne Gacy) [02:21]
  • 15 There was a young man who blew up a plane (Jack Gilbert Graham) [02:10]
  • 16 Vampire of Düsseldorf (Peter Kurtin) [02:44]
  • 17 Shotgun Peterson (Christopher Peterson) [02:49]
  • 18 What's that smell? (Jeffrey Dahmer) [03:02]
  • 19 Edmond Kemper had a horrible temper (Edmond Kemper) [02:35]
  • 20 What the heck Richard Speck?: Eight nurses you wrecked (Richard Speck) [02:06]
  • 21 Albert was worse than any fish in the sea (Albert Fish) [01:31]

line up

Nefarious (basse, voix, guitare acoustique, paroles); Dennis The Menace (batterie); Corporate Death (guitare, voix, paroles)

chronique

Styles
metal extrême
death metal
grindcore
thrash metal
Styles personnels
murder metal

Oh, le beau portrait que voilà ! Visez un peu en haut à gauche comment il s’éclate le Andreï. Sûrement à cause de son voisin Charles et ses légendaires grimaces. Et l’oncle Ronald qui se croit toujours à Noël, impayable celui-là ! OK, tous n’ont pas une gueule de porte-bonheur. Plutôt normal pour des prédateurs. Oui, car sous cette apparence de fin de barbecue familial annuel (exacerbée sur le digipak merdique en ma possession - merci, mais non merci Nuclear Blast ! - par le bouquet de boudins blancs sauce Ottis Toole figurant au premier plan), se cache en réalité une assemblée de sombres et pauvres hères. Un club de cœurs esseulés qui cherchaient à combler un vide. Et peut-être les choses auraient-elles pu s’améliorer avec un coup de pouce de leurs amis… Jeffrey n’aurait pas eu à percer des boîtes crâniennes pour y injecter de l’acide. Edmund aurait embrassé sa mère sur le front en signe de réconciliation au lieu d’y planter des fléchettes après l’avoir décapitée. Cela dit, nous n’aurions pas eu Macabre pour nous relater leurs exactions sur ce sémillant mélange de thrash, grind, death, chansons et comptines du folklore américain, estampillé "murder metal". Et ç’eût été dommage, tant ce trio atypique redonne son sens au mot "extrême". Sur le fond déjà, car si l’intention parodique du groupe est évidente (et poussée à son paroxysme sur le side-project Macabre Minstrels), les gars sont pourtant passionnés par leur sujet et sérieusement documentés. Dans un excès de zèle (de curiosité morbide ? de souci du détail ?), ils sont même allés jusqu’à rendre visite à John Wayne Gacy en prison et assister au procès de Jeffrey Dahmer. Sur la forme ensuite, parce que Macabre, ça reste la frénésie absolue, même si les formats des morceaux sont généralement plus longs sur cet album que sur leurs sorties précédentes et que par conséquent, ça grind un peu moins et ça death un peu plus. Corporate Death alterne growls et hurlements de juge DeMort faisant trempette avec une telle intensité que sa voix semble sur le point de casser à tout moment, tout en enchaînant des riffs et des solos qui, sans être harmoniquement alambiqués, demandent pas mal de technique et une sacrée endurance. Dennis the menace saccage si sauvagement son kit et en met tellement partout que je m’imagine toujours le batteur de François Pérusse sous amphétamines (ces breaks clôturant l’intro de "Zodiac" sont un sketch à eux seuls). Le mix qu’il a lui-même voulu pauvre en basses ne lui rend pas franchement hommage, mais Nefarious est aussi adroit que son guitariste (rhâââ ce final sur "Vampire of Düsseldorf" !) et son growl est sale et menaçant à souhait. Le groupe semble au sommet de sa forme et c’est clairement sur cet album qu’on trouve leurs plus grands classiques ("The Boston strangler", "White hen decapitator", en plus des précités). Certes, il y a bien quelques plans qui se mordent la queue, faisant paraître des morceaux plus longs qu’ils ne le sont, mais les passages croustillants ne tardent jamais trop à arriver, que ce soit l’intro flamenco de "What the hell did you do?!", le piano de "Vampire of Düsseldorf" (qui risque de vous trotter dans la tête un moment), en passant par le refrain de "What’s that smell?". Alors sans surprise, cela ne sera pas au goût de tous, même en ces pages sombrex, mais foi de moi (avec des fèves au beurre et un excellent Chianti !), le statut culte de ce groupe - et de cet album en particulier - n’est pas usurpé. 5,5/6

note       Publiée le vendredi 25 octobre 2019

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vargounet › lundi 28 octobre 2019 - 10:03  message privé !

Album à la fois débile mais profondément inspiré tant en ce qui concerne la musique (du thrash superspeed avec une basse qui groove à fond) que du contenu et des parôles ... Les mecs sont vraiment des suprapassionnés du sujet pour les avoir vus en concert. J'ai pas pu céder aussi à m'acheter Grim Reality, un ep absolument incroyable musicalement parlant pour 1987. Bref, gros groupe culte quoi.

Note donnée au disque :       
Dioneo › samedi 26 octobre 2019 - 09:11  message privé !  Dioneo est en ligne !
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Mary Bell, child of hell, where are you know are you doin' well... ? C'est touchant, ils s'inquiètent du devenir de tout ce beau monde après la teuf, en plus.

Très cool de les voir ici, eux, ouais. C'est en effet de la pure connerie et en même temps de la pure haute-volée, ce groupe. Ça sait jouer - bien au-delà du brutal ultra-bourrinnesque, ça s'entend aussi sur des trucs genre la sus-cité ballade à guitare classique - mais ça pousse cette aspect "on bourre" vers des densités peu communes... Ça manquait ici, en fait ! Donc bien ouéj, le collègue.

(Vais l'ajouter en reco des potos Le Death to Mankind tiens - que d'ailleurs je connaissais pas encore personnellement quand j'ai chroniqué leur disque... Et qui m'ont fait découvrir le groupe, d'ailleurs, et par cet album, vu que j'y étais venu voir quand j'avais percuté que leur version de White Hen Decapitator était... Ben une version, une reprise, quoi).

Raven › vendredi 25 octobre 2019 - 23:36  message privé !
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Macabre sur Guts, ça fait zizir ! Un de mes tous premiers groupes du genre (découvert avec Dahmer)

Nicko › vendredi 25 octobre 2019 - 21:16  message privé !
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Groupe assez fun finalement. J'ai eu l'occasion de les rencontrer après un de leurs concerts. Ce sont effectivement de vrais passionnés du sujet !