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Rat Scabies › P.H.D. (Prison, Hospital, Debt)

cd • 12 titres

  • 1Chew on you
  • 2My wrists hurt
  • 3Sing, Sing, Sing
  • 4Rat's Opus
  • 5Floating
  • 6Shivers
  • 7Dazy bones
  • 8Benni's song
  • 9Un noveau balai (A New Broom)
  • 10Floydian slip
  • 11It feels like Sunday
  • 12Glad you could make it

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line up

Rat Scabies (batterie, percussions, guitare, clavier, basse, programmation)

Musiciens additionnels : Nick Oblivion (basse), James Budd 8chant), Dave Grunfeld (orgue Hammond), Robbie Allen (chant), Joe Atkinson (piano), Steve Allen (guitare), Iawatta (claviers)

remarques

Existe en versions vinyles colorées. https://ratscabies.bandcamp.com/

chronique

Devinette, quel est le point commun entre, disons, Black Sabbath, The Cure et The Damned ? Ok, ce sont tous des groupes géniaux mais ce n’est pas ça. On cherche un peu, non ? Hé bien, voilà trois formations dont seul un membre peut se targuer d’avoir figuré sur tous les disques. Dans le cas des Damned, c’est Dave Vanian qui remporte la palme et non ce bon Rat Scabies. Depuis 1995 et ‘I’m alright Jack and the beanstalk’, il ne tient plus les baguettes d’un combo dont il est pourtant l’un des fondateurs, qu’il a managé à bouts de bras des années durant et pour lequel il a dû mouiller pas mal de chemises et de caleçons, avant de jeter l'éponge, plutôt courroucé. Si Rat avait déjà enregistré un peu de son côté par le passé, ‘Prison, hospital, debt’ (miam, beau programme, dans les deux sens) constitue son premier vrai LP solo. Un avertissement s’impose, comme beaucoup d’albums de ce type, il se présente comme un véritable patchwork, sans la moindre ligne directrice si ce n’est les goûts de son créateur et c’est là que l’exercice, s’il est bien mené, prend son sens. Voilà en effet une plongée passionnante dans un univers de sons et de chansons révélant les influences de l’artiste. Aucune surprise à y trouver du rock, du blues, du punk (‘Chew on you’), davantage peut-être du jazz classique avec une belle version du ‘Sing, sing’, sing’ de Luis Prima (mais de la part d’un batteur, est-ce étonnant ?), ou du psychédélique outrageusement Floydien (alerte hommage: ‘Floydian slip’). Il est bon de signaler que Rat (qui a toujours beaucoup écrit pour les Damned) ne se limite pas à la batterie puisqu’il assure également guitare, basse et clavier. Flanqué d’un bassiste et d’un chanteur (au timbre un brin lambda, hélas) et quelques autres zicos de passage avec lesquels il paraît très à l’aise, il évolue d’un style à l’autre, sans jamais se répéter, alternant instrumentaux et pièces chantées, se laissant aller à quelques expérimentations, au rythme, à l’introspection (‘It feels like Sunday’). Mon moment favori demeure ‘Rat's opus’ le bien nommé, un titre cabaret pompier terriblement émouvant, magistralement chanté par un certain Robbie Allen. Impressionnant. En conclusion, un pot-pourri aux saveurs diverses, crées à des moments divers elles-aussi, une collection de saynètes plus qu’un vrai album mais qui n’en constitue pas moins un objet largement digne d’écoute et d’achat. A l'heure où ses ex-collègues éclatent sous les feux de la rampe, il serait juste qu'il récolte lui-aussi quelques miettes de gloire...

note       Publiée le samedi 27 juillet 2019

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