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Ellende › Todbringer

cd | 8 titres | 56:21 min

  • 1 Am Sterbebett der Zeit [01:24]
  • 2 Ballade auf den Tod [07:45]
  • 3 Verehrung [07:41]
  • 4 Scherben [15:01]
  • 5 Versprochen... [05:13]
  • 6 Verachtung [07:30]
  • 7 Am Ende stirbst du allein [05:50]
  • 8 Wind (version acoustique) [05:57]

extraits vidéo

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line up

L.G., P.F.

remarques

Sorti en cd, et téléchargement sur bandcamp. Illustration par L.G.
"Die Menschen sterben. Und sie sind nicht glücklich."

chronique

Quoi de plus sympa lors de lendemains un peu difficiles que de s’écouter du black metal vaporeux, pas compliqué, un peu triste mais pas assez pour se perdre définitivement dans des atermoiements mortels ? Par exemple on peut écouter le deuxième et dernier album de Ellende, groupe autrichien constitué d'une personne qui insérera ses parties de cordes et claviers synthétiques et / ou acoustiques dans les nombreux interstices laissés entre guitares saturées et une batterie qui sait se taire quand il faut, espaces déjà assez occupés en fait, mais, par une manière délicate de bien s’entendre entre soi et soi-même, vont être fleuris avec goût de violons et violoncelles pas forcément naturels, claviers, guitares sèches et autres bidules qui font cling cling au bord de la rivière, dans une ambiance un peu Tim Burton, une version un peu Disney Channel pour les orphelins, peignant un contraste entre le sombre et le naïf que j’avais déjà pu, est-ce une coïncidence, goûter dans la musique d’autres black métalleux autrichiens dont vous pourrez consulter les descriptions et chroniques d'albums grâce à notre fabuleux moteur de recherche interne. Alors oui, ne vous attendez pas à quelque chose d’ultra dangereux, d’ultra violent, d’ultra glauque ; ceci n’est que l’expression d’un spleen assez enfantin, engendré par des morceaux souvent lents, des sortes de valses avec grognement black metal ou non, des chansons entendues à la fin de ces films dont on ne sait pas si la narration fut l’occasion de réfléchir sur soi ou juste de grommeler une nouvelle fois sur l’inanité de certains phénomènes pénibles et répétitifs. C'est toujours quand même du black metal au programme avec un aspect folk contemporain à la Cashmore, très affirmé, pas kitsch du tout malgré les nombreuses sonorités synthétiques et portant à des rêveries ponctuées de soupirs, un livre d'auteur décadent glissant des doigts, la tête reposant sur le dossier de la méridienne comme un Des Esseintes discount qui pour mieux se convaincre que tout n’est pas perdu et que ses qualités mondaines ne sont pas si toc que cela va se répéter sans cesse : « je ne suis pas fait pour ce monde-ci, peut-être parce que je suis né trop tard. Ah. » (Ne pas oublier de soupirer une dernière fois à la fin de la tirade).

note       Publiée le dimanche 25 juin 2017

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Aranbeer › vendredi 2 mars 2018 - 16:48  message privé !

Je suis assez friand de cet album et de la mélancolie quasi désespérée qui découle de son écoute. Le digipack s'ouvre comme une fleur permettant de développer l'artwork dans un format lui faisant honneur.

Note donnée au disque :