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Achello › Dream

  • 2013 • AD Music AD129 Digital • 1 Téléchargement Web

cd • 10 titres • 57:32 min

  • 1Life 3:39
  • 2Deep Time 5:56
  • 3Light Dream 7:22
  • 4Ephemeral Promises part I 6:49
  • 5Ephemeral Promises part II 6:27
  • 6A Final Vision 5:46
  • 7Winter Light 7:37
  • 8New Horizons 4:00
  • 9Into the Light 5:04
  • 10The Invisible Motion of Time 4:43

line up

Carlo Luzi (Guitares, guitare classique, claviers, synthés et FX)

remarques

On peut avoir plus d'informations sur cet artiste en visitant le lien suivant: http://admusicnews.com/2013/06/28/new-release-acheloo-dream/

chronique

Des accords d'une guitare esseulée traînent en boucles dans des vents de saphir, et "Life" envahit nos oreilles d'une délicate approche morphique qu'un dense voile de brume irisée recouvre d'une mélodie évasive forgée dans les lamentations d'une six-cordes solitaire. Nappée dans une envoûtante approche mélancolique, la musique de “Dream” s'invite dans nos oreilles comme un ami inconnu s'invitant afin de nous raconter moult histoires ésotériques. C'est dans les interstices des quiétudes astrales qu'Achello nous convie à sa musique très éthérée où les poésies nomades du Scandinave Erik Wollo planent autour de parfums cosmiques et de rythmes ambiants.
Des sourdes pulsations bercent le rythme coi de "Deep Time" qui se balance sous les charmes de voix elfiques et d'un délicat ruisselet d'arpèges silencieux qui miroite dans des accords d'une guitare rêvassant au clair de lune. Le rythme est aphasique, hypnotique. Les accords de guitare acoustique, qui grattent les ambiances sous les sinuosités d'une guitare électrique aussi plaintive que les chœurs, dessinent une fascinante ambiance de désert cosmique. On ne peut se défaire des liens qui unissent la musique de Carlo Luzi à celle d'Erik Wollo car les similitudes sont nettement présentes tout au long des 58 minutes de “Dream”. Sur le très ambiant et éthéré "Light Dream" ces lignes de guitare pleurent et flottent dans les doux parfums des voix séraphiques. C'est beau et pénétrant! On dirait une première partie à "Into the Light" qui offre par contre une structure délicatement plus tambourinée. "Ephemeral Promises" est la pierre angulaire de ce dernier album d'Acheloo. La partie un étend un voile morphique avec une guitare larmoyante qui dessine des mélodies évanescentes. Ces soupirs de mélancolie flottent dans des brumes aux bruines opalines forgées par un synthé mellotronné dont le dense voile planant et chloroformique me rappelle un peu David Wright dans Wish You Were Here. Des explosions sourdes éclatent alors qu'une belle ligne stroboscopique infante un rythme finement saccadé qui ondule et tournoie avant de se reposer dans un rythme plus ambiant où les morsures de guitares flottent comme des âmes en peine dans un long passage ambiant. De fins solos éveillent la 2ième portion de "Ephemeral Promises Part II" qui se pend à des arpèges dont l'ascension débouche sur un beau down-tempo cosmique.
Une des grandes forces de “Dream” est cette toile sonique qui recouvre les rythmes et ambiances. En plus des rêveries et des errances de sa guitare, Achello brode un fascinant univers poétique avec une panoplie d'effets sonores, de beaux arrangements, des séquences sourdes et de tranquilles percussions éparses qui déjouent ces mêmes rythmes et ambiances, forgeant un univers éthéré où les rythmes sont captifs d'ambiances astrales. Il y a aussi des ambiances glauques, comme sur "A Final Vision" qui respire les étrangéités tribales de Steve Roach. Très bon, tout comme "New Horizons" et sa structure de rythme sphéroïdale délicatement saccadé. Un rythme électronique rotatoire et chétif avec des gaz de percussions où la guitare tisse ses ombres spectrales. Un mélange de Wollo et Roach. "Winter Light" nous ramène dans les pures ambiances d'Erik Wollo avec des accords de guitare qui tournent en boucle et tissent un background sonique propice à une guitare plus intuitive et ses fragiles solos qui pleurent dans des brises d'un synthé flûté. J'aime le doux crescendo qui pousse le titre aux limites d'un lourd rock progressif cosmique, tout comme dans "The Invisible Motion of Time" qui termine le chapitre de “Dream” avec un titre ambiant, bourré d'éléments soniques ambiosphériques où les larmes de guitares tombent avec émotion dans ce mélange guitare/synthé qui diffuse ces contrastes harmoniques et qui font de ce dernier album d'Achello plus qu'un simple objet de curiosité; un bel album de MÉ éthérée et méditative, quoique ça brasse, délicatement, par moments. Une agréable découverte.

note       Publiée le jeudi 12 septembre 2013

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