Les objets chroniqués

Vous êtes ici › Les groupes / artistesMMasacre › Reqviem

Masacre › Reqviem

cd • 9 titres • 42:20 min

  • 1Intro (Requiem)02:12
  • 2Cortejo fúnebre08:58
  • 3Justicia ramera03:13
  • 4Brutales masacres04:56
  • 5Sepulcros en ruinas04:12
  • 6Escoria04:25
  • 7Ola de violencia04:14
  • 8Tiempos de guerra04:42
  • 9Conflicto de paz05:28

enregistrement

Enregistré au Midi Mix Studio, Medellin, Colombie, juin 1991. Produit par Hervé Herbaut et Masacre.

line up

Alex "Trapeator" Oquendo (voix), Dilson Díaz (basse), Mauricio "Bull Metal" Montoya (batterie), Juan Carlos Gómez (guitare).

remarques

Sorti en cd et vinyle. "Este LP esta dedicado a la memoria de Dead (Mayhem)."

chronique

La première démo de Masacre date de 1988. Sur la pochette, en noir et blanc de la cassette : des cadavres par terre, dessinés à l’arrache, d’un goût toujours bien raccord avec l’esthétique death metal. Le seul petit chouia de détail pour ceux qui ricanerait de la naïveté de ce genre de dessin c’est : le groupe a été formé à Medellín. En 1988. Alors, on ouvre les livres d’histoire et le compte Netflix, et on se rappelle que la fin des années 1980 c’est le triomphe des narcos, tout le monde se tire dessus, les paramilitaires les révolutionnaires les propriétaires terriens, des sicarios partout, et au milieu qui c’est qui trinque ? C’est le bibi habituel. Et Masacre il a donc la rage, et va donc faire du death metal. Quoi de plus logique, quand la mort est omniprésente, que les corps jonchent les rues, qu’on peut crever pour un oui ou un non... le death metal qui pue la mort c’est donc bien du death metal sud-américain. A l’instar des brésiliens, les colombiens de Masacre, leur violence, leurs paroles, leurs riffs qui suintent le black / death déglingué sont issus d’une conscience réelle de ce qu’est la destruction qui pue la charogne, et vont donc parler de cela un peu comme des groupes de hardcore, cf. Sepultura dans le genre populaire... et Masacre donc, sur ce premier album ? Du death metal avec ce son typique « poussiéreux » qui donne l’impression que le groupe entier est recouvert d’une pellicule de farine nauséabonde, une ambiance de cave, et particularité de ce groupe, en tout cas dans ce "Reqviem" : du tricotage hard / flamenco sur certains solos pas piqués des hannetons de la sierra. Donc une ambiance mortifère, ponctuée de petites curiosités sonores, un chant puissant à fond les poumons qui sait devenir hystérique à la Dead dont la mémoire est honorée dans le livret, un son crado, des accélérations nihilistes et absurdes, des breaks à la basse bizarros, une envie de reviens-y, et même un sentiment de satisfaction de pouvoir encore choper des vieilleries comme ça quand on se perd dans les vieux listings des labels de l’extrême.

note       Publiée le vendredi 2 décembre 2016

réseaux sociaux

tags

Vous devez être connecté pour ajouter un tag sur "Reqviem".

notes

Note moyenne        4 votes

Vous devez être membre pour ajouter une note sur "Reqviem".

commentaires

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire sur "Reqviem".

Klarinetthor › vendredi 2 décembre 2016 - 12:43  message privé !

tres, porque la bateria...tchac tchac tchac tchac tchac tchac... muy DIY.

Note donnée au disque :       
Dead26 › vendredi 2 décembre 2016 - 12:21  message privé !

Oui je crois que c'est ça (hola que pasa). N'empêche que toutes ces premières prod de chez Osmose c'est des collectors maintenant, quoique encore accessible niveau prix quand tu vois qu'il y en a qui te vendent ça pas loin de 100€. Le OP 001 de Samael pendant longtemps je l'ai cherché à prix décent.

Note donnée au disque :       
Rastignac › vendredi 2 décembre 2016 - 12:13  message privé !
avatar

Oui, le titre du côté Masacre du split avec Profanatica s'appelle "Ola de violencia" !

Note donnée au disque :       
Dead26 › vendredi 2 décembre 2016 - 11:49  message privé !

Ah ça c'est bon ! Deuxième production du label après le Worship Him, une place d'honneur pour un groupe culte qui à mes yeux a été aussi important que les autres grands du death à la meilleur époque. Cet album il est bien rampant, sale et underground avec quelques relents doom juste pour l'ambiance de mort, parfait dans le genre. À noter qu'avant celui-ci ils ont sorti un excellent mcd* ou k7* années 90-91 qu'on retrouve sur un split cd avec Profanatica. J'adore tous les groupes de Colombie, du Pérou et alentour, c'est bien des furieux !

Un nom en espagnol *

Note donnée au disque :