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Macha › Macha

  • 1998 - Jetset, TWA17CD (1 cd)

cd | 11 titres | 54:29 min

  • 1 When They First Saw the Floating World [6:26]
  • 2 Cat Wants to Be Dog [5:20]
  • 3 The Buddha Nature [4:16]
  • 4 [Untitled] [0:31]
  • 5 Double Life [4:01]
  • 6 Hairy, Parched (Invisible) [0:57]
  • 7 The Short Life [5:55]
  • 8 Visiting the Ruins [7:57]
  • 9 Capital City [6:08]
  • 10 Light the Chinese Flower [5:54]
  • 11 Sama Sama [7:04]

line up

Joshua McKay (paroles, composition, voix, vibraphone, cithares, basse, orgue, marimba, voix, guiro, maracas, claves, gongs, hautbois, guitare, Moog, cassettes, santoor, dulcimer, effets), Mischo McKay (composition, batterie, effets), Kai Riedl (composition, instruments non crédités), Andrew Zarou (paroles, composition, instruments non crédités)

Musiciens additionnels : Samantha Thomas (paroles)

remarques

Produit par Joshua McKay. Mixé par Macha.
Existe en double-CD (field recordings captés en Indonésie).

chronique

La promesse de Macha : un subtil mélange d’influences orientales sur de solides bases occidentales. Du post-rock néo-psychédélique à tendance krautrock-gamelan, un peu ce qu’avait su faire Pelt avec Ayahuasca, certes dans une veine plus drone free-folk. Passée cette terminologie barbare, le résultat est surprenant d’homogénéité. Une esthétique clairement 90s fourmillant de détails, avec petits effets électroniques en vraie valeur ajoutée. Très doux dans l’ensemble, ne cherchant pas à poser des voix pour créer des chansons, Macha alterne entre passages fins et moments électriques avec un zeste acide de sonorités déglinguées. Un savant mélange de plantes offert par le cerveau du groupe, Joshua McKay ; auteur des paroles, des compos, présent au mixage et à la production, il est en plus multi-instrumentaliste (cithare, marimba, maracas, claves, hautbois, tout y passe). Déjà bien travaillée, la mixture bénéficie de l’apport électro, de percus type gongs de Sumatra et d’idiophones omniprésents, en particulier dans "The Short Life" (avis aux amateurs de Tortoise) ou l’exceptionnel "Light the Chinese Flower" (avec son intro évocatrice de Slint). Nervosité garantie : air traditionnel bousculé sur "The Buddha Nature" avec du rock qui tache style GBV, dulcimer offensif sur "Capital City" et sa mécanique évolutive aux relents de Sonic Youth. "Visiting the Ruins" est un morceau lancinant, hypnotique comme contrepoint aux diverses montées en puissance qu’on retrouve sur cet excellent album. Malgré tout ce charabia, rien d’alambiqué : ça coule de source, c’est souvent laid-back. "Cat Wants to Be a Dog" mise sur une nonchalance à la Cibo Matto, alors que "Double Life" embarque des arabesques et des violons sur la planète gamelan. Avec du recul, Macha semble chercher à faire pogoter des danseurs de Bali sur une rythmique post-rock, à l’exception de la pause-hommage certaine au célèbre Harry Partch qui, en son temps, avait pavé la voie au minimalisme américain. Macha, ce n’est donc pas simplement une promesse en sinensis. C’est une promesse tenue, en vous regardant droit dans les yeux, sans sourciller ; c’est une infusion d’influences sans l’ombre d’une ride ; oui, contrairement à ce que son nom peut laisser penser, Macha, c’est pas du vermoulu. Comprenne qui pourra !

note       Publiée le vendredi 18 novembre 2016

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dariev stands › vendredi 18 novembre 2016 - 17:55  message privé !
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J'adore ce groupe... Du vrai rock indie américain psyché par clignotements et bourré de surprises. Et en plus, ils rendent hommage à Partch avant que ça soit à la mode et Thom Yorke-approved. Les albums d'après sont cools aussi !