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Agoraphobic Nosebleed / Despise You › And On and On...

cd | 25 titres | 32:42 min

  • Despise You
  • 1 Bereft [00:38]
  • 2 Repeat Until You Fail [00:15]
  • 3 Roll Call [01:11]
  • 4 03/26/00 [00:23]
  • 5 Three Day Hold [00:35]
  • 6 Yes Officer/No Officer [00:28]
  • 7 Fear's Song [01:48]
  • 8 Two or Ten Faces [00:27]
  • 9 Shit Goes in, Shit Comes out [00:36]
  • 10 You Can't Fix Me, Don't Trip [00:53]
  • 11 Painted Gray [01:25]
  • 12 All the Regimes You Hold Most Dear [00:34]
  • 13 Destinial [00:46]
  • 14 Bankrupt Social Code [00:29]
  • 15 Seven Funerals [00:57]
  • 16 They All Died Is What Happened [01:31]
  • 17 ...and Expirations [00:28]
  • 18 Cedar Ave. (Was the Best Place to Watch People Ascend to Heaven) [03:29]
  • Agoraphobic Nosebleed
  • 19 Half Dead [04:34]
  • 20 As Bad as It Is [02:13]
  • 21 Miscommunication [00:25]
  • 22 Los Infernos [00:27]
  • 23 Ungrateful [00:50]
  • 24 Possession [02:40]
  • 25 Burlap Sack [04:40]

enregistrement

DxYx : enregistré et mixé par black Korea au 818. Produit par Paul Pig. "Thanks to the county and city of Los Angeles". ANb : enregistré, mixé, et masterisé par Scott Hull au Visceral Sound. Produit par Scott Hull. Voix de Jay Randall enregistré par Eric Arena, Zing Recording, Westfield, Massachusetts. "Thanks for nothing".

remarques

Sorti en vinyle et fichiers disponibles ici : https://agoraphobicnosebleed.bandcamp.com/album/and-on-and-on

chronique

Deux de mes chouchous de la violence se rencontrent sur le même album, et ça c’est beau, voire plus, a priori. A PRIORI j'ai dit. Despise You pour commencer le disque, des hymnes à la misère, un son très ample, cette voix féminine à la Melt Banana qui arrive comme pour se foutre de votre gueule pendant que le musculeux et inquiétant mec à casquette et t-shirt blanc trop grand vous propose d’aller vous faire foutre avec tout le reste. 18 morceaux qui passent tous seuls, sachant manier les breaks et les accélérations comme un skater sa planche dans la gueule d’un flic en patrouille. A noter également la deuxième plus belle reprise de Fear après celle de Duff sur le « Spaghetti Incident », ce morceau me foutant encore de beaux frissons, même si le gars et la fille au micro me conseillent ardemment d’aller voir ailleurs si j’y suis, une deuxième, une troisième fois, en me faisant des doigts, me ramenant à ce souvenir fortement trempé dans le muscadet de leur performance « j’nique tout les flingues dans le nez » du Hellfest 2015. Voilà, je suis joie, je passe maintenant à Agoraphobic Nosebleed après déjà une bonne dose de violence, assez longue, leurs pistes arrivant en fin de CD. Alors ? Ça va être sludge ? Ça va être grindcore ? Autre chose ? Petit indice : le dernier morceau de Despise You sera un quasi instrumental très doom, très pathétique, comme un générique de fin d’apocalypse, dont le son pourrait se rapprocher des envolées les plus lyriques d’un Iron Monkey conclusif, avec hurlements de loups, solo qui bave et tout. Ben ANB va mélanger un peu les deux approches, en commençant par des larsens à la Eyehategod (notez bien ce nom, il reviendra plus tard, en 2016 précisément). Le chant se fait plaintivo-guttural un peu à la Godflesh, ça c’est nouveau, mais déjà une envie de pousser le wagon pour qu’il aille un peu plus vite me démange, parce que ce que je crois être une introduction devient longuette et ne me fait pas frétiller grand chose là… il ne manquait plus que le sample de douille. Ah ben oui, il est là ! Mais ouf, le groupe se réveille et va rebalancer la sauce à l’ancienne, on tortille du fessier sur le siège, les yeux perdus dans son texte à poser sur gutsofdarkness.com. Puis Scott Hull va s’essayer au guitar héroïsme en balançant des solos thrashouille comme il l’avait déjà fait sur « Agorapocalypse ». Puis tout cela va re-ralentir, puis repartir, puis se terminer par un dernier sludge qui va me faire bailler. Comme sur leur dernier album je commence à m’impatienter, mais plus encore, attendant comme un Témoin de Jehovah que la fin des temps arrive vraiment, car à part quelques coups d’éclats par ci par là, leur propos ne sera pas très décalé, pas très fou, et un peu linéaire, et je commence à en avoir un peu marre en fait. Alors ce disque est une perle de plus pour les fans de Despise You, je le rangerais donc plutôt dans le bac « D » que « A » dans le bordel à disques qui me sert de bibliothèque. Il signe par contre pour moi le chapitre deux du début de mon divorce sensible avec Agoraphobic Nosebleed. Je ne demande pas la garde, je ne touche pas 20000 francs, m’en branle.

note       Publiée le samedi 19 mars 2016

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