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Steve Roach › Kairos

8 titres - 80:00 min

  • 1 Soul's Time 8:04
  • 2 Core Regeneration 8:18
  • 3 Resonation Portal 4:59
  • 4 Etheric Planet 10:39
  • 5 Lifeforming 12:31
  • 6 Biogenesis 10:15
  • 7 Womb of Light 5:04
  • 8 The Great Return 13:32
  • Bonus
  • Extrait d'un concert au Japon

line up

Steve Roach: Électroniques, percussions et FX

remarques

Pour entendre des échantillons sonores et en savoir plus sur l’artiste, visitez son site web au : http://www.steveroach.com/

chronique

Styles
electro
Styles personnels
musique Électronique expérimentale

La musique de Steve Roach est idéale pour visionner les territoires arides des déserts états-uniens et australiens. C’est avec ses premières images que débutent Kairos. Malgré l’impression de déjà vu, sur Time of the Earth, la musique de Roach est enveloppante et se marie superbement bien aux structures terrestres aborigènes, qu’un jeu de caméra surplombe avec aisance. Dès que Soul’s Time se fusionne avec Core Regeneration, les choses changent.
L’impression de déjà vu s’estompe net et la magie de l’animation assistée par ordinateur se moule intensément à la musique de Steve Roach. Des lignes abstraites, multicouleurs où des formes moléculaires se contorsionnent, se subdivisent pour épouser des sous formes et sous genres, sur une musique abstraite, aux essences tribales nous rivent les yeux dans le fond de leurs orbites. Au dela des images, il y a la musique et Core Regeneration est un titre agité avec des percussions tribales sur un mouvement de synthé qui fouette le vent, comme ses instruments aborigènes que l’on tournoie pour simuler les sonorités éoliennes. Du bon Steve Roach, qui nous plonge dans son univers atonic au coté des méduses décolorées sur Resonation Portal. Un monde sous marin qui se transforme en karma tubulaire aux couleurs vivaces.
Etheric Planet est un superbe mouvement flottant, aux effets sonores disparates qui insufflent des modulations à peine perceptible sur des images d’une sombre beauté. Il n’y a pas de meilleure façon pour décrire les mouvements ambiants. Comme les subtiles ondulations, les dessins abstraits épousent les formes proposées par les effets sonores et les modulations qui gravitent autour d’une onde spectrale. Lifeforming amène un rythme plus alerte, sur des percussions et une basse encerclante, plus près d’un monde rock progressif que d’un monde ambiant. Les formes se modulent à cet étrange intro qui se transforme en mouvement séquentiel lascif et sensuel, dans un festival de couleur aux formes géométriques réinventées, qui s’ajustent à la prise rythmique de Lifeforming. Un tourbillon séquentiel d’une rare intensité qui virevolte sur une structure à la basse fluide et aux effets sonores décapants, sous l’aile protectrice d’une nappe de synthé lourde et enveloppante. Un excellent titre, l’un des bons de Steve Roach qui, comme le vin, est encore meilleur avec l’âge. Edgar, l’as-tu entendu celle-là?
Dès les premiers souffles de l’ombre des accords de Biogenesis, ma peau s’est transformée en celle d’un petit poulet déplumé. Sur des structures aussi lointaines que Structures From Silence, Biogenesis parcours une ligne délicieusement spasmodique sur des couleurs vives aux formes saisissantes. Dans une onde spatiale intense fuse les stries analogues, comme du psychédélique réinventé. Womb of Light revient sur les traces de Lifeforming, alors que The Great Return conclut ce grand voyage coloré sur les ambiances et nuances des atmosphères lourdes que des dessins fondants, comme des substances organiques, transposent sur écran.
Ce superbe DVD contient un court métrage d’une dizaine de minutes, nous montrant Steve Roach en concert au Japon. Un document unique qui contient aussi le cd de Kairos.
Après toute ces années, Steve Roach réussit encore à surprendre et à émerveiller. Kairos c’est 75 minutes saisissantes où la magie de Roach se transpose dans les mains de concepteurs graphiques qui ont compris l’essence et le magnétisme entourant le personnage et ses œuvres. Des morceaux comme Lifeforming et Biogenesis, l’un après l’autre laisse ses empreintes émerveillantes.

note       Publiée le mardi 23 janvier 2007

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mangetout › dimanche 1 juillet 2007 - 17:19  message privé !
"Dans une onde spatiale intense fuse les stries analogues" belle phrase qui résume bien une des facettes de ces musiques qui a l'image de ce disque ou de ceux de Robert Rich, Jorge Reyes, Vidna Obmana, Zoviet France ou Rapoon, dessinent les contours d'une cosmogonie imaginative dont les radiances impriment une image réticulaire persistante une fois les sons évaporés avec les séquences qui les portent. On se plait à matérialiser les strates de brumes, les rituels mystiques, les jungles ou les déserts hostiles et pourtant si familiers des peuples premiers. On prend le temps d'appréhender le temps, d'en saisir les moindres gouttes, on visite à ses cotés, les contreforts d'empires humains qu'on imagninent disparus à des époques reculées. Ces musiques sont, pour moi, le parfait écho des tableaux du peintre Ugarte, intitulant, le plus souvent, ses toiles "passage", elles servent de liens, elles donnent à voir et presque à toucher du doigt, les ruines de ces civilisations effondrées dans des temps immémoriaux, dont les seules traces encore vivantes, restent enfouies, telles ces épaves de bateaux aux abords de nos fleuves, sous une végétation envahissante, pointant, ici ou là, leurs formes non naturelles.
jesuistoutdur › vendredi 16 février 2007 - 23:39  message privé !
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Note donnée au disque :