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Goatsnake › Black Age Blues

cd • 9 titres • 47:23 min

  • 1Another River to Cross04:25
  • 2Elevated Man04:37
  • 3Coffee & Whiskey04:52
  • 4Black Age Blues06:19
  • 5House of the Moon05:21
  • 6Jimi's Gone04:43
  • 7Graves04:53
  • 8Grandpa Jones04:38
  • 9A Killing Blues07:35

enregistrement

Enregistré et mixé par Nick Raskulinecz au Rock Falcon Franklin, Tennessee (Etats-Unis), entre juillet 2014 et janvier 2015.

line up

Greg Anderson (guitare), Pete Stahl (voix, harmonica), Scott Renner (basse), Greg Rogers (batterie)

Musiciens additionnels : Petra Haden (voix, violon).

remarques

Sorti en cd et vinyle. Version cd japonaise éditée par Daymare.

chronique

Styles
metal extrême
doom metal
Styles personnels
kali yuga metal blues

Et la transition Michel ? Mais comment je vais faire JL ? Goatsnake ils l'ont trouvée en tout cas la transition : cet album commence comme il finit sur "Flower of Disease" au bord de "the riveeeeeeeeeer", juste le temps de souffler - ou d'inspirer bande d'impies - et c'est reparti mon kiki pour une heure de crooooossss, et de bluuuuues, porté par l'indispensable voix ultra sucre + alcool + incube lubrique de Pete Stahl. JL se demandait il y a 15 ans (donc à l'origine du monde) pourquoi on s'entêtait à affubler des étiquettes doom sur des choses qui ne sont pas extraites de pur jus blues américain, pour conclure que les patrons du genre c'était Goatsnake - si j'ai bien compris la précédente chronique. Et bien le groupe vous a entendu messieurs dames, tout d'abord en fichant sur la pochette une image qu'on dirait sortie d'un manuel d'histoire US, là en pleine figure l'église, la cambrousse, on va danser à coups d'harmonica et de chœur-extensions de voix du grand Pete, voix presque chrétiennes - mais plutôt africaines, plutôt pré-américaines, plutôt de la transe macérée à l'extrait 5 CH d'os de chat noir et qui bouge son popotin et qui boit au goulot et qui balance la tête, 1, 2, on y va monsieur les mains sur les volants avec la moquette et le chien qui dit oui, qui dit oui sur le tableau de bord, les cactus qui défilent à droite à gauche, et les breaks où on fait "wououououou!", et on balance le lasso en air, on s'accroche au lustre et on fait Tarzan tout déf' et tout nu dans le salon. Goatsnake, c'est de la musique de salon oui mais en enfer, ça brûle, ça picote, c'est le chant primal réinterprété dans un esprit de parfaite "continuité dans la continuité sans casser les pieds", les morceaux sont donc des morceaux de Goatsnake, et vous réentendrez même certaines rengaines réarrangées avec un talent fou pour faire fleurir d'autres buds cuivrées autour de la vieille branche, comme si le groupe n'était qu'une variation de lui-même depuis le début, enroulé en spirale autour de l'axis mundi, un bluesman des années 20 mi corne mi flamme au milieu de l’œil du cyclone. Oui, il y aura des gens qui aimeront pas, il y aura du monde pour dire que c'est de la redite ! Oui, y aura du monde mais sans moi, "whisky, whisky, baby don't you miss meeeee", yheeeeeeah, aaaaaah, aaaaaaaaaaarhrhhhh, wouh, ah, wouh, ah, et tape du pied, et lorgne le disque des Black Crowes qui traîne par terre, et mate ton pied de beuh qui fait déjà un mètre de haut, et fait chauffer le café, et fait chauffer la gnôle, vive les Amériques, enfin pas celles de la presse de gauche à droite mais celles du bar, celles du bon bar, de la booooonne auberge, à s'envoyer des insultes à la première moue mal effectuée, à taper de la fesse toute ronde avec les mains après avoir envoyé des boules dans des trous avec des QUEUES foutremerde, à danser assis en levant les coudes, debout les yeux à l'envers, ave Satan, qu'est-ce qu'il vous faut de plus ? Voici une nouvelle synthèse doom de la danse lumineuse, les mains qui tremblent, la bouche baveuse, sublimé par ce jus de noirceur 100% Obsessed / Vitus enfin de tout ce qui va de travers dans la musique américaine, rock, metal. Soft power à son paroxysme de la part de ces grands musiciens US - mais comme dirait le traître dans Matrix : "je sais que ce steak n'existe pas, mais je le trouve délicieux, et je veux que ça continue". Donc oui, je vais continuer à croire au doom, au metal, aux serpents à sonnette, à la beauté du sable et du voodoo, des paysages tous cramés et immenses, et je continuerai à avoir foi dans la bagnole, les auto-radios et les stations-service. Vive donc le doom et sa grande famille réunie dans la grande église de l'apocalypse peinte sur cette pochette classe. Vive le metal. Vive le grand bouc, et vive le crotale. Et que vive donc toujours Goatsnake ! (5,666/6)

note       Publiée le samedi 1 août 2015

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notes

Note moyenne        6 votes

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Rastignac › vendredi 6 novembre 2015 - 16:40  message privé !
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Oh, ben il me fout la banane (cf. les autres com) tout pareil le trampled, c'est toujours ce côté ultra burné and roll bien excessif mitonné de ténèbre doom, grâce surtout à cette voix ultra lyrique - faut pas non plus oublier que sur le dernier EP y a deux reprises sur cinq morceaux aussi... mais finalement y a bien du liant entre les trois dernières sorties, même si ça s'espace sur pas mal d'années. Et oui y a plus prolifique que ce projet, mais un rapport qualité / quantité comme ça, c'est plaisant.

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Hallu › vendredi 6 novembre 2015 - 14:25  message privé !

Cet album fait partie de ceux que j'ai du mal à m'enfiler parce que je trouve le premier titre insupportable... Ça ne veut pas dire que l'album n'est pas bon : Tenhi and Neurosis m'ont déjà fait le même coup. Je regrette un peu la noirceur de "Trampled under Hoof", mais au final il est nettement plus proche de "Flower of Disease", une touche de fun en plus. S'ils pouvaient être un peu plus prolifiques en revanche...

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born to gulo › dimanche 2 août 2015 - 18:23  message privé !  born to gulo est en ligne !

Doom n'est pas déjà le synonyme de banane ? On m'aurait menti ?

Rastignac › dimanche 2 août 2015 - 08:38  message privé !
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Faut pas! Ce disque fout une banane d'enfer, c'est juste ce que je voulais dire : groove, doom à la fois, comme d'hab.

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Raven › dimanche 2 août 2015 - 01:02  message privé !
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Cypher represents ; Buffalo grill collabo ! (du coup tu confirmes les avis positifs lus partout, mais ta tirade avec le 100% Obsessed et Vitus m'a un peu refroidi...)