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Sunn O))) & Ulver › Terrestrials

cd • 3 titres • 35:12 min

  • 1Let There Be Light11:27
  • 2Western Horn09:37
  • 3Eternal Return14:09

enregistrement

"Conceived in the interim, 2008–2012, Crystal Canyon, Oslo, Norway.". Mixé au Crystal Canyon (2013), masterisé à l'Orgone, Londres (2013).

line up

Greg Anderson, Daniel O'Sullivan, Stephen O'Malley, Kristoffer Rygg, Jørn H. Sværen, Tore Ylwizaker

Musiciens additionnels : Ole-Henrik Moe (violon), Kari Rønnekleiv (violon), Stig Espen Hundsnes (trompette), Tomas Pettersen (batterie).

remarques

Sorti également sous forme numérique téléchargeable et sous forme vinyle. Edition japonaise avec cd bonus chez Daymare.

chronique

Styles
ambient
Styles personnels
post-post-post-post-post-metal

Quand le metal c'est plus du metal, qu'est-ce que c'est ? De l'art contemporain, et pi c'est tout ? Cela m'a l'air d'être la voilure prise par Sunn depuis quelques collaborations, avec Nurse With Wound, avec Maitre Walker... ici, on revient in the shadow of the woods of the frozen land of the Norvège avec Ulver. Bon, vous connaissez. Non ? Si vous ne connaissez pas, ouvrez le grimoire guts, lisez, écoutez. Si vous avez la flemme c'est paradoxal, parce que vous arrivez à me lire jusqu'ici. Et peut-être même à écouter ce disque court, mais lent, bref mais qui s'étire comme une jambe sur un sofa de velours rouge, à la frontière canadienne, au fond d'un bordel, derrière un rideau... des trompettes trompettent, des guitares posterockent, on allume sa pipe, on ajuste sa moustache et sa chemise à jabot et on écoute ce nouveau duo. A ma droite, Sunn O))), un projet déjà bien rondouillard, porté par deux américains fous de metal 100% pure extraction à froid, ayant gratté leurs guitares dans le doom, le black metal, le rock and roll le plus goatesque ; à ma gauche donc Ulver, groupe de black metal deuxième vague norvégienne, ayant ensuite pris son envol vers des sphères moins piquantes, lesquelles sphères passèrent sur moi comme des bulles de savon tout droit sorties de RTL2 si vous voulez tout savoir. Aujourd'hui, ils se mettent autour d'une table et nous livrent quelque chose qui ressemble fort à une jam session, à distance. Le livret n'est pas très disert, on est dans l'abstraction comme nous le dit la pochette, donc, il va falloir se fier seulement aux oreilles. Musique très ambiante, un peu orientalisante au début, avec violons, guitares dissonantes jouées sur archet peut-être, trainantes, ptite trompette jazzy, un Bohren und der Club of Gore encore plus "light" je trouve, ou comme des conclusions de morceaux de Earth sur plusieurs minutes... qui s'ouvrent vers d'autres conclusions tibétano-hollywoodiennes genre BO de La Ligne Rouge de Mallick. Et hop, finito. On passe déjà au deuxième morceau, toujours très ambient, improvisé vu de loin, avec le vent qui souffle derrière... tiens, ma pipe est éteinte. Ho, cinq minutes ont passé dites-donc ! L'impression que Sunn reprend le dessus là, on retrouve quelques réminiscences des "White", dans les incantations lointaines, cachées derrières des bouts de vacarme, des bruits de ferraille... et on arrive tranquillement à la fin, intitulée "Eternel Retour", qui me donne trop l'impression d'un présent perpétuel, à part bien sûr quand enfin une voix se pose, murmurant des paroles que je n'ai pas pu lire, puis chantant de manière très lyrique des sons que j'entends, mais que je ne comprends toujours pas. Sunn et Ulver, champions de la pleine conscience du temps qui passe ! Non, sans rire, vous aimerez l'ambient dégagée par ce disque mais seulement si vous avez une demi-heure, pas plus. Sinon, de mon côté, je m'ennuie un peu en écoutant ce disque, pas que je sois allergique aux groupes qui sortent les violons et se la jouent David Lynch, juste que là, ça ne prend pas trop, trop court, pas très construit, respirant l'impro mais sur une longueur, encore, trop courte pour pouvoir s'émanciper, alors que le livret précise bien qu'ils ont buché sur cette collaboration pendant quelques années... Mystère. Sans rivaliser avec la composition maniaque de Dylan Carlson, sans produire des vapeurs néfastes à la Bohren qui pourraient me donner de fortes envies de morphine, cette collaboration Sunn / Ulver me fait juste oublier ce que je viens d'écouter, malgré le prestige des noms vendus ici et la classe affichée des objets-disques eux-mêmes. "Dommage" diront les fans des deux groupes, mais que celui qui s'est déjà senti chafouiné par des supergroupes me lève la main, me gratte l'oreille avec et communie avec moi, car, ben, c'est pas la première fois que ça arrive. Je ne suis pas loin de conclure que c'est l'élément structurant les collaborations de luxe : décevoir mes attentes.

note       Publiée le lundi 2 février 2015

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Demonaz Vikernes Envoyez un message privé àDemonaz Vikernes

Et ils ont trouver le moyen de faire encore pire avec leur dernier, chapeau...

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Rastignac Envoyez un message privé àRastignac
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Hmmm... l'est fantasque ce tag, quelques siècles plus tard, j'ai pas changé d'avis sur ce disque, chroniqué un an après sa sortie, j'ai pris mon temps Torq..., euh, les taxonomix du web là ! C'est donc toujours le trois boules dans toute sa splendeur, joli, ennuyant si on se concentre dessus, mais parfait paysage sonore pour rien glander en pétant sur le fauteuil.

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Melas_Khole Envoyez un message privé àMelas_Khole

Très ambiguë concernant la qualité de ce disque, et au final plutôt pas mal déçu. Je l'attendais au tournant et en espérais quelque chose de bien plus viscéral et fouillé. Il y a de bonnes idées, un trip introspectivo-métaphysique broyé à la sauce BO bohresque. C'est sympa, mais juste à la première écoute, pas de seconde lecture possible car c'est trop léger. Et pourtant, j'aime beaucoup la discographie de Bohren (bien que les deux derniers... ZzzZZzZZ quoi) De bonnes idées donc, mais rien ne me paraît réellement exploité comme il faut. Sunn fait vraiment figurant et Ulver semble montrer ses sonorités plus que son travail d'écriture.

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Demonaz Vikernes Envoyez un message privé àDemonaz Vikernes

Un album d'Ulver avec sunn en guest inutile. Une première piste acceptable, le reste c'est du vent.

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Wotzenknecht Envoyez un message privé àWotzenknecht
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Je découvrais justement ca hier sur Spotify (la bise aux puristes) - et j'ai trouvé ca mignon mais pas franchement mémorable