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Don Caballero › 2

8 titres - 58:58 min

  • 01/ Stupid Puma (04:20)
  • 02/ Please Tokio, Please This is Tokyo (11:18)
  • 03/ P, P, P, Antless (03:43)
  • 04/ Repeat Defender (10:59)
  • 05/ Dick Suffers is Furious with You (09:11)
  • 06/ Cold Knees (04:14)
  • 07/ Rollerblade Success Story (04:30)
  • 08/ No One Gives a Hoot about Faux-Ass Nonsense (10:43)

enregistrement

Enregistré en 1995 au studio White room, Detroit. Produit par Al Sutton.

line up

Mike Banfield (guitare), Damon Che (batterie), Ian Williams (guitare), Matt Jencik (basse)

chronique

Styles
rock
Styles personnels
alternatif > math rock

Le bond entre leur premier manifeste et celui-ci équivaut à un saut de géant. Voilà ce que cela donne quand on va au bout de ses idées et de sa logique. C'est pas du métal extrême, c'est du rock, extrême aussi, et à sa façon. Quiconque aura laissé inconsciemment traîner ses portugaises sur quelques menues secondes de ce disque sait pertinemment qu'il s'expose à la merci des marteaux de l'enfer, venus pour frapper les esprits ad vitam aeternam. Hypnotique. Envoûtant. Obsédant. Et dans le même temps tellement puissant. Le quatuor de Chicago pose ici la première pierre, la plus folle et la plus indomptable, d'une suite de deux disques qui resteront pour longtemps au firmament des albums de rock instrumental. Un ovni discographique tout simplement ! Don Caballero brouille les pistes et nous propose un album incandescent où la pression n'est pas relâchée une seule seconde. Aux côtés des missiles aux dommages collatéraux sans limites que sont "P, P, P, Antless" ou "Rollerblade Success Story", qui nous laissent livides et sans voix, le groupe tire désormais sur la corde raide et joue avec les nerfs de ceux qui se risquent à les écouter comme ils jouent de leurs guitares : maniées avec science, elles créent une tension hors du commun qui ne laissera personne indifférent. Derrière ses fûts, Damon Che dirige tout le groupe à la baguette et prend à la gorge l'auditeur. Dénuée de solii en tout genre, leur musique est loin d'être un prétexte à une démonstration technique stérile. Que du contraire. Bouillonnant, les amateurs de rock progressif qui aiment que leur musique ait du nerf pourraient y voir des échos du King Crimson de "Larks' Tongues in Aspic" ou encore celui du Rush de "Permanent Waves". En mille fois plus puissant.

note       Publiée le samedi 6 octobre 2001

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Harry Dickson › samedi 29 juin 2013 - 21:44  message privé !

Gros gros morceau des nineties. Progmonster vise juste : comme des power-noiseux qui font du prog ou un truc du genre. L'influence de ces deux gratteux se retrouve jusqu'à aujourd'hui. Grand groupe immense album.

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bubble › lundi 7 février 2011 - 21:22  message privé !

damon ché bourrin ?? et bé ... il a une super frappe ce batteur . quand tu le vois jouer t'as l'impression qu'il frappe avec si peu de force . superbe maitrise .

http://www.youtube.com/watch?v=eup9Kwz3sy0&feature=related
heirophant › lundi 7 février 2011 - 18:26  message privé !

Je conviens qu'il n'y a pas vraiment de visions, de fin assignée, et d'habitude je n'aime pas ça mais là ça marche du feu de dieu grace à la puissance, la variété et les mélodies à moitié désincarnées créées. Ca donne littéralement le tourni, une mélodie commence, se casse, puis on passe à une autre, pour ensuite y revenir, le tout avec un souffle qui écrase littéralement...Et damon che est vraiment divin, chaque seconde est l'occasion de jouer un son nouveau avec un feeling suffocant, on n'a jamais fini de connaitre ses patterns. Après je comprend que ça puisse paraitre bourrin et trop axé sur la batterie, mais franchement quand on aime cet instrument, on ne peut que rester béat devant tant de maitrise et d'inventivité.

Note donnée au disque :       
Coltranophile › lundi 7 février 2011 - 17:33  message privé !

Mais tiens, j'ai envie d'argumenter de plus, histoire de créer la confusion. Ce qui est pénible ici: collage à tout va, typique normalement de l'esthétique prog-rock (et non pas de celle ici présente). Clairement, l'influence est crimsonienne mais rien de la magie du Roi Pourpre finalement bien que l'intention soit clair (tout fonctionne comme variations d'un motif préalablement exposé). D'où l'impression d'écouter au mieux des vignettes musicales et au pire une succession d'intros ou d'interludes. Après, et là je sais que c'est tout personnel, je trouve la batterie inutilement envahissante et limite bourrine la plupart du temps. Beaucoup trouve Damon Che génial; il me fait l'effet d'un Billy Cobham mauvaise période transposé à un autre genre.

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Coltranophile › lundi 7 février 2011 - 17:20  message privé !

"La musique en général est une activité adolescente."

Euh, non....Tout simplement et nul besoin d'argumenter plus loin. Il y a des musiques de tous les âges. Et des musiques sans âges.

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