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Beyond Berlin › Music for Cosmic Nights

cd | 4 titres | 67:19 min

  • 1 DA14 [ 22:13]
  • 2 Clippings [ 18:12]
  • 3 Brussels Return [ 21:16]
  • 4 Clippings - Reprise [ 5:32]

enregistrement

Enregistré lors du festival des nuits cosmiques au planétarium de Bruxelles le 17 Mai 2013

line up

Rene de Bakker et Martin Peters (Synthés, claviers, guitares et FX)

remarques

On peut entendre des extraits sonores de cet album ici: http://beyondberlin.bandcamp.com/

chronique

Oh qu'il en passe de la belle MÉ sur les toiles de l'Internet. “Music for Cosmic Nights” de Beyond Berlin est un album qui est passé totalement sous mon radar en 2013. Et c'est assurément une des très belles surprises de cette année. Évidemment qu'avec un nom semblable, Beyond Berlin, les sourcils se gonflent de scepticisme, mais les oreilles restent toujours aussi curieuses. Et elles en redemandent encore. Enregistré dans le cadre du festival des nuits cosmiques au planétarium de Bruxelles le 17 Mai 2013, “Music for Cosmic Nights” est une véritable ode à la Berlin School des années analogues où les rythmes rêveurs de Klaus Schulze ont manqués de croiser les ambiances chtoniennes de Tangerine Dream. Rene de Bakker et Martin Peters nous font voyager entre Timewind et Phaedra dans des ambiances cosmiques qui éveillent en nous le goût d'écouter du Jarre. Mais l'élément le plus séduisant de “Music for Cosmic Nights” est sans l'ombre d'un doute les splendides passerelles de séquences qui modifient les cours de rythmes statiques découpés dans des ions aux mouvements vifs et impromptus. Un peu comme si Chris Franke avait engendré des élèves encore méconnus de tous. Les bruines dégouttant des parois d'une grotte suintante offrent leurs perles de cristal à une fanfare de synthés aux lents et enveloppants chants aux arômes d'orgues apocalyptiques. Des vagues de synthés roulent avec un doux effet de ressac alors que les chants eschatologiques étouffent les clapotis des gouttes en suspension, façonnant une introduction dont le motif macabre nous amène silencieusement vers une délicate danse d'ions sauteurs. Ténue dans une membrane méphistophélique, le rythme de "DA14" scintille et sautille plus qu'il ne bouge. Le mouvement est statique et hypnotique avec des ions aux tonalités harmoniques aussi nettes que des billes claquant sur un convoyeur. Doucement, ce chapelet de séquences éparpille ses ions qui diffusent de faibles lueurs rythmiques adjacentes alors que les enveloppes chloroformiques des synthés en caressent sa douceur. Une autre ligne de séquences émerge de ce brouillard pétillant. On entendra un faible chant onirique qui roule en boucle sur une délicate ligne de rythme qui fait danser ses ions sautillant comme des pieds d'enfants sur un étang gelé. La danse des séquences qui suit et ses ions qui sautillent dans les ombres des autres, moulant ces fabuleux mouvements de canons séquencés, rappelle la belle époque de Timewind. Tout simplement envoûtant! Des lignes de synthé roulent comme des vagues cosmiques sur l'intro de "Clippings". Cette fois-ci, l'amorce du rythme est plus hâtive. C'est un beau mouvement de séquences qui sautillent en harmonie avec un rythme ambiant que des vagues de synthé recouvrent de tendresse astrale et de brises très mélancoliques. Le mouvement est très cosmique. Mais il s'agite un peu après la barre des 7 minutes avec des ions qui sautent et claquent. Une autre ligne de séquences basses tournoie et se faufile entre les claquements, créant un motif rythmique protéiforme dont les ruades et les soubresauts éclatent dans un pattern toujours assez cosmique avec des synthés aux solos et aux brises qui me rappellent l'univers très cosmique de Jean Michel Jarre. Par la suite Rene de Bakker et Martin Peters offrent un cours 101 sur le séquençage avec des ions qui sautillent et déboulent sous les chants moqueurs des synthés qui parfois éveillent des souvenirs incertains du Dream. "Brussels Return" est le plus ambiant titre de “Music for Cosmic Nights”, et ce même avec ces délicats mouvements des séquenceurs qui brodent des rythmes statiques et harmoniques qui tournoient en orbite, nappés et aspirés par des vagues de synthés qui roulent et roucoulent de doux chants astraux. Faut entendre toutes les nuances avec un bon casque d'écoute. Enveloppant et magnétisant. "Clippings - Reprise" reprend la portion très animée de "Clippings". C'est une belle façon de nous entraîner tout de go dans les sillons d'un séduisant album qui démontre que le genre Berlin School rétro a encore tant de charmes à faire entendre. Très bon! J'ai hâte au suivant.

note       Publiée le lundi 24 mars 2014

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