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Subarachnoid Space › Eight Bells

cd | 5 titres | 37:16 min

  • 1 Lilith
  • 2 Hunter Seeker
  • 3 Akathesia
  • 4 Haruspex
  • 5 Bird Signs

enregistrement

Audible Alchemy, Portland Oregon

line up

Daniel Osborne (guitare), Melynda Jackson (guitare), Daniel Barone (basse), Lauren K. Newman (batterie)

chronique

Tout de même on a beau dire, chez Crucial Blast ils en ont de belles plantes, dans leur herbier. Regardez par exemple ce Subarachnoid Space, groupe déjà vieux au moment de rejoindre cette écurie fameuse pour ces digipacks en chutes de contreplaqué immunisés contre la délicatesse légendaire de nos PTT : pochette psyché-odorante et trouble style Meddle de Pink Floyd, son au grain dégueulasse façon super 8 (une tradition là encore)... Instrumental qui plus est... Autant dire le truc sur lequel j'ai lorgné mais que j'ai gardé sous la poussière un moment. A tort. Ma première écoute - datant quand même de l'année de sortie - ne fût pas des plus satisfaisantes, vu que je m'étais endormi dessus en bavouillant comme un vieux pépé repu. J'avais pas pensé aux bienfaits du casque, comme un con - et me voilà à redécouvrir avec stupeur un album foutrement pas avare en visions ; champêtres, forestières, voire océaniques, mais plutôt genre marée basse, hein, pas Isis, on reste loin du thalassa-core, plus proche des terres. Même si quelques plans bateaux (hem) façon Godspeed You Bokassa viennent un peu tempérer mon enthousiasme, cette jam en studio - si c'en est une, mais on s'en fout de savoir en fait - en aurait à remontrer question densité et richesse à bien des albums de post-hardcore écrits planifiés et brainstormisés pendant des plombes (mais non, bien sûr que je vise personne...). De surcroît, Subarachnoid Space prouve, comme ses petits frères spirituels de Psychic Paramount, mais de façon nettement plus mélodique et aérée tout de même, qu'il n'est point besoin de chanteur pour être plus qu'un backing band du genre. Mais quel genre au juste ? J'invoquerais d'abord, évidemment, le psychédélique le plus primordial, l'étiquette n'est pas gratuite. On sent qu'il y a du métier dans le déroulé de papier peint, si j'ose dire, d'ailleurs même un insupportable tromblon comme Valérie Damidot percevrait avec clairvoyance les fines fragrances occulto-cosmico-hippies de "Hunter Seeker", qui dure treize minutes mais en paraît trente et nous assomme de visions pastel. Mais il y a d'autres nuances, ça va sans dire. Un léger parfum doom, pas si léger que ça en fait, indéniablement, qui rôde, dès "Lilith". Les quelques éclaircies qui parsèment ce court voyage, hantées, sont vite balayées par ses vagues successives de riffs en goémons interminables qui nous fouettent les sens avec générosité. Et on se laisse porter, docile et un peu hagard, jusqu'à ce final turquoise. Grand.

note       Publiée le vendredi 5 avril 2013

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saïmone › samedi 6 avril 2013 - 18:30  message privé !
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(sinon la chronique oublie de préciser qu'il s'agit non moins du nouveau combo de Dick Dale, all star band avec des membres de Yoga, des Boredoms et Toby Driver en guest star sans chanter ; persos je préfère à Psychic Paramount...)

saïmone › samedi 6 avril 2013 - 18:26  message privé !
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Je suis donc le seul à avoir vu un sanglérisson avec des nichons ?

(N°6) › samedi 6 avril 2013 - 18:24  message privé !
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J'ai aussi cru voir un mélange de tatou, de hérisson et de porc avec une carapace de tortue.

dariev stands › samedi 6 avril 2013 - 12:49  message privé !
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"Subarachnoid Space prouve, comme ses petits frères spirituels de Psychic Paramount ..." ... Mais, mais, mais c'est formidable ça !! Faut donc que j'écoute ce disque, alors ? J'avais écouté un de leurs vieux albums, sans souvenir inoubliable, mais là tu m'aguiches. Continue sur cette noble lancée !

nicola › samedi 6 avril 2013 - 09:57  message privé !

Ha oui, tiens. J'avais cru voir un cochon avec des pics de hérisson.