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Holy Cow › Purge

cd | 10 titres

  • 1 Dig
  • 2 Outsider
  • 3 You get what you deserve
  • 4 Two women
  • 5 Dance of torture
  • 6 St James Infirmary
  • 7 The desk
  • 8 Random
  • 9 Nub of flesh
  • 10 Drug

extraits vidéo

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line up

Christopher Means, Manuel Silva, David Deschenes, Bryan Tabor

Musiciens additionnels : Michael Watson (clavier additionnel)

chronique

Etrange et envoûtant album (le quatrième) que ce 'Purge', un peu comme si Peter Murphy avait travaillé avec Trent Reznor...Holy Cow pratique en effet une musique insaisissable et séduisant entre tension et séduction, douleur et sensualité, baignée d'une violence sourde qui n'éclate jamais réellement mais menace en permanence. Il y a d'abord le chanteur, Chris Means, grosse brute tatouée d'aspect et pourtant pourvu d'un organe d'une profondeur impressionnante, pas toujours si éloigné, je le signalais, de Peter Murphy. Je ne crois pas trop m'avancer en affirmant que toutes les pièces s'appuient sur lui. Les climats sont variés, la musique efficace mais cette voix reste la nervure de toute la charpente lui assurant ainsi une cohérence permanente. 'Purge' en effet est de ces albums surprenant, rafraichissant et peu aisé à décrire. Il y a les touches gothic rock claires, comme sur 'Nub of flesh' aux guitares cristallines augmentées de mandoline et de samples hypnotiques (rappelant volontiers The Mission), plus saturées (l'excellent 'Outsider'), des attaques rock industriel comme sur 'Drug' avec rythmique électronique, riffs acérés, et industrielles tout court avec 'Two women' ou 'Dance of torture', malsain à souhait avec sa violence rampante qui n'explose jamais. Constante du disque, la douleur caresse, griffe plus qu'elle ne blesse, joue avec les nerfs, torture doucement, sans offrir la moindre soupape...Les chaînes ne sont jamais trop serrées et pourtant impossible de se libérer malgré quelques cris ('I'm someone !' sur le refrain de 'Dance of torture') qui n'ont rien d'échappatoires...La seule porte vers la 'lumière' ? La mélancolie funèbre de 'St James Infirmary' débutant comme une chanson d'amour nécrophile pour se terminer sur une réflexion du protagoniste quant à la mise en scène de sa propre mort; c'est un peu du ton d'un Nick Cave qu'on retrouve ici (en règle générale d'ailleurs, les textes sont soignés). Citons encore la belle rêverie exotique de 'Random' avec ses guitares hispaniques, ses sonorités de sitare, des percussions electro-ethniques et le chant. Chris Means a vraiment beaucoup de charisme et même les pièces les plus dures dégagent une forme de beauté douloureuse grâce à son chant. Une version moins saturée, plus triste de 'Pretty hate machine' couplée avec des influences gothic rock, un univers dur et pessimiste mais d'où la note humaine n'est jamais exclue, voilà 'Purge'.

note       Publiée le mardi 15 février 2011

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taliesin › jeudi 17 février 2011 - 22:56  message privé !

Mon dieu je ne suis pas seul à connaître cette vache sacrée ;-) En fait je ne possède qu'un album, 'Soul Box', qui vient avant celui-ci je pense. J'avais découvert ce groupe tout à fait par hasard, et il m'avait laissé une excellente impression ! Un bon prétexte pour m'y remettre.