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Psychic TV › Snakes

cd • 6 titres

  • 1After you're dead, she said
  • 2In solitude of memory
  • 3Burning the old home
  • 4(It was) never enough
  • 5Thee mountaineer
  • 6Project ! Expect Overdriven overlord

extraits vidéo

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enregistrement

Galuminium Foil Studios, Williamsburg, Brooklyn, New York, USA.

line up

Genesis Breyer P.Orridge (chant), Alice Genese (basse, choeurs), Edley Odwod (batterie, samples, percussions), Jeff Bunsen Berner (guitare), Jess Stewart (claviers, piano, synthé)

Musiciens additionnels : John Jackson (violon)

remarques

chronique

Jesus and Joy ! C’est un nouveau juron que j’ai inventé lorsque j’ai entendu ‘After you’e dead, she said’. Imaginez en effet la surprise après avoir quitté Psychic TV en pleine expérimentation house/acid bien des années auparavant de : 1) savoir qu’ils s’étaient reformés 2) d’avoir l’impression d’entendre un hybride entre ‘The Eternal’ de Joy Division, ‘Happy when it rains’ des Jesus and Mary Chain et de The Cure époque ‘Kiss me kiss kiss me’…Rien de péjoratif dans cette remarque car ce ton-là leur sied à merveille, impressionnante découverte. Ils n’ont donc plus rien à évoquer de par eux-mêmes ? Si, bien sûr, Psychic TV demeure Psychic TV, comme le prouve le mini interlude évoquant un brouillage radio d’un radar OVNI qui suit. En vérité, le départ est légèrement trompeur lui-aussi (mais pas complètement, c’est compliqué) car si le collectif s’est débarrassé de sa volonté expérimentale, il a renoué avec un goût psychédélique affiché dans plusieurs de leurs anciens disques (incluant aussi bien Pink Floyd que les Stones en sachant que le post punk et le post rock ont existé depuis). Bien lui en pris, quelle merveille ! Cette option plus accessible correspond aussi à l’écriture de paroles plus autobiographiques de la part Genesis P.Orridge; sa relation avec Lady Jaye, leur projet inédit de pandrogénie et la mort de cette dernière ont laissé des séquelles émotionnelles irréversibles chez sa compagne (Genesis parle de lui en usant du ‘she’ et considère sa vie comme une continuation du projet puisque seul le corps physique de Lady Jaye s’en est allé). On devine Genesis plus vulnérable mais toujours aussi entendue dans sa recherche artistique, sa voix n’en est que plus touchante; elle partage comme elle ne l’a jamais fait auparavant, d’un point de vue plus intime que communautaire. Le magnifique et Floydien ‘Burning the old home’ est des plus éloquents. Avec ses près de quatorze minutes, il reste la plus longue pièce du disque. La suite s’avère plus post punk avec un ‘(It was) never enough’ étonnamment direct, un excellent ‘Snakes’ s’enveloppant dans des sonorités plus vastes, spatiales presque, comme pour une transe chamanisme cosmique; niveau chant, Genesis n’a jamais été aussi pertinente. Pas question de s’endormir sur ses lauriers, rupture encore, plus industrielle et inquiétante avec un ‘Thee mountaineer’ plus proche de Foetus dans les climats et la voix. Impression prolongée avec le court instrumental suivant avec une batterie tribale terriblement efficaces et des expérimentations sonores comme si le Floyd virait indus…De quoi introduire le final ‘Overdriven overlord’ hard psychédélique à souhait avec son électricité saturée, son orgue dément et Genesis qui semble flotter au milieu de nuages noires telle une madone infernale mais pas forcément malveillante. Inutile de parler de retour en grâce, on fonce directement à la case ‘chef-d’oeuvre’ !

note       Publiée le mardi 22 septembre 2020

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boumbastik › mercredi 23 septembre 2020 - 22:10  message privé !

Encore un groupe semble-t-il majeur inconnu à mon bataillon. Merci Twilight. Du coup je me suis également penché sur la vie hors du commun de Genesis Breyer P.Orridge. S'assumer, tracer sa route, être soi à un million de kilomètres de l'écrasante normalité force le respect. Edit : Burning the Old Home est nickel.