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Porn & Merzbow › ... And the devil makes three

12 titres - 48:15 min

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enregistrement

Produit par Tim Moss & Masami Akita - Enregistré par Billy Anderson à Closer Recording, San Francisco, CA - été 2006 - Mixé et enregistré par Masami Akita à Chambre, Tokyo, automne 2006 - Masterisé par Mell Detmer

line up

Billy Anderson (basse, piano, orgue, backing vocals), Dale Crover (batterie, timbale, percussions), Masami Akita (Bruit, ordinateur, EMS Synthi A, Basse Fuzz, Guitare, Effets), Tim Moss (guitares, pedal steel, Effets, voix)

remarques

Photo et design par Seldon Hunt

chronique

Et une collaboration de plus au tableau de chasse de Merzbow, une ! Cette fois c’est avec Porn, anciennement the men of Porn, qu’il s’ébat tout au long de ces 12 morceaux sans titres. Et sans vouloir faire de mauvais esprit, on aurait bien eu du mal à leur en trouver, des titres, vu leur tenace manque de singularité. Alors voilà : cet album décrasse sévèrement les oreilles, donne abondamment dans le "aïe, mais qu’est ce qu’elle a ma chaîne", dans le Niagara de décibels retors et massif. On doit lui reconnaître cette qualité là. Mais franchement, quand on compare avec ce que peuvent faire les Merzbow ou Dale Crover sous d’autres auspices (fraîchement chroniqués), on est sidéré de l’infertilité de la rencontre. D’ailleurs Porn tourne en ce moment sans Merzbow en première partie des Melvins. Pas de nouvel album sous le bras donc, juste cette galette qui reprend à priori des morceaux de "Wine Women and Song", dernier opus du groupe sorti en 2006. Et de toute façons on n’entend pas le groupe derrière la noise du père Akita, qui ne joue vraiment pas le jeu en les sous mixant tout le long du disque. Même en poussant le volume jusqu’à la douleur auditive, la batterie de Crover sonne tel un vieux pet de mouche : bon sang, ce mec a besoin d’un son mastoc ! Frustrant, car on sent que ce qu’il balance derrière vaut le coup... Et on reste rêveur à l’idée de ce qu’aurait donné une collaboration d’égal à égal, cumulant la frappe porcine et outrancière de Crover avec le son de Merzbow… Voilà qui aurait fait très mal. On peut légitimement se demander si le fait que les deux entités n’aient aucunement interagi (Porn à San Francisco en été, puis Merzbow dans sa chambre en automne… ok) n’a pas tué le projet dans l’œuf. Encore un truc qui aurait du rester dans les cartons ? Bon je suis sévère mais foncièrement, cet album fait bien son office de javellisant sonore, mais on a bien vu qu’il y avait + à attendre de la musique du nippon, surtout au créneau "noise + drums". Rien que dans les seuls disques comportant les deux mots "Porn" et "Merzbow" vous avez plus de matière qu’ici, vu le nombre de projets que l’homme à dédié à ce noble univers. Bref, un skeud qui s’annonçait impressionnant et effrayant ; dommage que le résultat échoue à concevoir une ambiance, contrairement au classieux digipak de Seldon Hunt, le responsable de beaucoup d’artworks connus, comme celui de A Sun That Never Sets. (ces éclairages électriques au milieu d’une forêt dense, hum… comme si une bagnole était garée juste devant, de quoi se demander ce qu’il se passe de l’autre côté de l’objectif). Porn, Merzbow et le Diable : rendez-vous manqué.

note       Publiée le mercredi 24 septembre 2008

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Damodafoca › dimanche 5 octobre 2008 - 10:12  message privé !

On est d'accord!! sur totue la ligne d'ailleur: *De porn on entends que du bruit de fond (ironie du sort)*ils l'ont sortis "histoire de", une escoquerie! *il est quand même pas trop mal ce disque!

Note donnée au disque :       
dariev stands › samedi 4 octobre 2008 - 21:52  message privé !
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daccord avec toi damodafoca au sujet de porn, mais franchement, tu les entend, anderson et moss, sur ce disque ? voilà prkoi j'en ai pas parlé... Crover on l'entend encore un peu,Anderson on le devine, et Moss on l'entend carrément pas dérrière la noise sur-mixée de Merzbow... non pour moi ils l'ont sorti vraiment histoire de faire la tournée de porn... d'autant plus qu'ils l'avaient dans les cartons depuis l'an dernier. ce qui n'empeche pas au disque d'être très bon dans le simple créneau : fulgurances noise + moments flippants.

Damodafoca › mercredi 24 septembre 2008 - 10:15  message privé !

D'accord dans l'ensemble, mais je trouve que la chronique met trop en valeur l'absence de crover, comme si anderson et moss ne jouait pas dessus. Les guitares ont quand même un beau rôle dans porn, et Moss est le chef. C'est lui qui injecte l'esprit redneck et fier de l'être a Porn. Sinon, juste pour enculer les mouches, le précédent porn date de 2004. Ce qui est encore plus frustrant car cet enregistrement date de 2 ans après l'album, alors qu'il le reprend en grande partie. En gros, tout ca est une belle escroquerie!

Note donnée au disque :