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Warning (G-B) › Watching from a distance

5 titres - 49:54 min

  • 1/ Watching from a distance
  • 2/ Footprints
  • 3/ Bridges
  • 4/ Faces
  • 5/ Echoes

enregistrement

Rosenquarz studios, allemagne, printemps 2006.

line up

Marcus Hatfield (basse), Stuart Springthorpe (batterie), Patrick Walker (guitare, chant)

remarques

chronique

Styles
metal
doom metal
metal extrême
Styles personnels
doom metal

Vous n'êtes pas sans connaître l'actuel élitisme doom metal qui pointe le bout de son nez de ci et là, selon les personnalités. Mais rassurez-vous, il n'y a pas qu'en France que c'est le cas. En Angleterre aussi, il y a des doom warriors, sauf qu'eux en plus, ils font de la musique (du doom, forcément) et qu'en plus ils le font bien. Morne, désolé, mais pas forcément funéraire ou réellement écrasant, "Watching from a distance" se veut représenter une sorte d'archétype du doom metal. Il faut dire que les gars manient la recette avec dextérité. Riffs lourds, "mournful" qu'ils disent, sorte d'hybridation entre le mythique feeling du grand Sabb' et les mélodies typiques de la scène anglaise (Mourning Beloveth en tête, bien qu'ils soient irlandais), et surtout... Ce chant super particulier. Nasillard, avec une sorte d'accent étrange, c'est bien lui qui va porter l'album tout du long et en donner toute sa saveur. Difficile à expliquer, cela heurte pas mal au début, l'impression que le mec est carrément enrhumé, et pourtant il arrive à se montrer toujours dans le ton, monotone et désespéré, un véritable tour de force qui donne énormément d'intérêt à l'album. Niveau compos, qu'on ne se leurre pas, la variété est un accessoire. quand Warning tient un riff, ils ne le lachent pas, et ils ont bien raison. L'ensemble se montre donc extrêmement linéaire, les compos se différencient assez peu, toutes basées sur le même type de riffs et rythmiques lentes et bien heavy (ok, on notera quand même "Bridges", beaucoup plus ralentie, qui rappellera l'album précédent "The strength to dream"). Défaut ou qualité, cela dépendra des personnes. Pour ma part, l'album passe bien les écoutes répétées, mais il faut bien avouer qu'il m'aura fallu un certain temps avant d'être capable de distinguer les morceaux. On pourra quand même noter la très belle "Footprints" avec ses harmonies rêveuses, highlight de l'album à mon sens. Bref, un disque de véritable "true" doom, sans concessions, heavy, désolé, mélodique sans trop en faire, réalisé par des mecs qui savent de quoi ils parlent. Et très franchement, malgré cette linéarité parfois agaçante, on ne peut qu'être séduit et secouer mollement la tête sur ces titres au feeling indéniable. Pas l'album de l'année, comme certains sur des zines étrangers veulent nous le faire croire, mais un très bon disque du genre, je n'en doute pas une seule seconde. Ahh ce chant...

note       Publiée le mercredi 23 juillet 2008

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notes

Note moyenne        8 votes

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Rastignac › dimanche 4 mars 2018 - 19:31  message privé !
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Pour le Warning heavy, oui, c'est cool, mais non, c'est pas la même chose, ahah ! Pour le côté émo de Warning doom, j'avais connu 40 watts sun auparavant et je découvre que c'est le même chanteur, j'avais le souvenir que ça en étalait moins, car là c'est lyrique. J'ai repensé à ce groupe que je réécoute peu aussi, comme il s'appelle, j'avais chroniqué un disque, très pleureur : Pallbearer. Pas accroché à leur dernier, ça a fait wooooof. Et c'est pleureur sans être dans la veine heavy en cuir comme Solitude Aeturnus ou Candlemass, ou c'est surjoué, suraigu. Mais sans rire, j'ai dû me pincer quand j'ai entendu cette chanson passer, je me suis dit : "tiens Stipe il fait comme le gars là de Goblincock, il se met au doom après être passé par la pop, pour rigoler". N'empêche, je verrais bien ça, Michael Stipe dans un groupe de doom. Ou Iggy Pop chanteur de Black Flag. Ou Chris Barnes dans U2 à la place de Bono. Juste pour voir.

Dioneo › dimanche 4 mars 2018 - 19:16  message privé !
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@Rasti : Eh ! En plus je vois ce que tu veux dire, sur le côté Michael Stipe (voire Morrissey ?!) goes to hell ! Curieuse l'impression, oué... Je découvre le disque et le groupe, là, et j'avoue que ça surprend, une telle voix dans cette musique là. Pas grognée, pas dans les basses from the tomb comme souvent, claire mais pas non plus comme chez les descendants de Candelmass période Epicus Doomicus... Elle aurait presque un côté pop barré en vrille/malaise, oué. Ça rend le truc très "émotionnel" je trouve. (Et là où j'en suis, j'aime assez, je dois dire).

Dead26 › dimanche 4 mars 2018 - 16:07  message privé !

Pendant une seconde j'ai cru que c'était le Warning que je connaissais, un des fleurons du heavy metal hexagonal des années 80. Je passe mon chemin...

Rastignac › dimanche 4 mars 2018 - 15:24  message privé !
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Parfois, j'ai l'impression d'entendre le chanteur de REM pétant une durite quand j'écoute ce groupe.

Richter › jeudi 29 septembre 2011 - 08:21  message privé !

La voix de Walker est moins mise en avant dans 40 Watt Sun que dans Warning et c'est franchement plus mournful sur The inside room que sur Watching from a distance. Faudrait un mix des deux...

Note donnée au disque :