Vous êtes ici › Les groupes / artistesWThe Warlocks › Heavy deavy skull lover

The Warlocks › Heavy deavy skull lover

10 titres - 59:39 min

  • 1/. The Valley Of Death *
  • 2/. Moving Mountains
  • 3/. So Paranoid *
  • 4/. Slip Beneath
  • 5/. Zombie Like Lovers *
  • 6/. Dreamless Days
  • 7/. Interlude In Reverse
  • 8/. Death, I Hear You Walking *
  • 9/. #9 (You grew up cruel)
  • 10/. Worn Thin

enregistrement

Produit par Rod Cervera

remarques

chronique

Styles
rock
indie rock
Styles personnels
cadavérique et dissonant

Je n’ai jamais vraiment aimé les Warlocks. En bons suiveurs du Brian Jonestown Massacre, comme tout un pan de la scène indé américaine, ils ont toujours adopté le même genre de pose exagérée, qui est malheureusement devenue ridicule en 2005 avec leur album de détox, Surgery. A se demander pourquoi ils n’ont pas changé de nom (stupide deal avec Mute, se sont crus plus malin que les Warhols, eux), leur musique étant presque exclusivement inspirée par la drogue. "The dope feels good" qu’ils disaient. Les voilà donc empêtrés dans un look corbac limite emo depuis 3 ans que leur leader fait la gueule, et aligne quantité d’interviews sûrement gênantes pour le reste de la formation, puisqu’elles s’apparentent généralement à un règlement de compte avec le monde entier, avec donnage de leçon en prime (du genre "le telechargement, c’est satan, et la drogue, c’est mal"). Du Anton Newcombe pas drôle, quoi. Coup de bol, en 2006, après s’être fait chourrer son matos et virer de son label, le groupe arrête. Alors, à la vue de ce nouvel album au titre bien alléchant et à la pochette superbe, digne d’un vinyle visqueux de Pussy Galore, beaucoup ont du se demander si c’était le même groupe. Eh bien à l’écoute, ça ne fait pas un pli : c’est bien eux, touchant le fond, plus que jamais. Et devinez quoi : ça leur a finalement réussi. Ce dernier album est une pépite, à ranger près du dernier BJM, dont il est presque frère de son dans sa radicalité. En effet, à l’instar du Velvet optant pour la douceur en 69 après s’être lui aussi fait taxer son matos, le groupe a eu la bonne idée d’enregistrer en effectif réduit : Bobby, sa bassiste, et ses deux batteurs. Les voilà donc coincés dans la vallée de la mort, ruminant des histoires de paranoïa et de mort qu’on est ravi de ne pas entendre, embaumées qu’elles sont dans ce marasme, cette coulée de shoegaze haineux de 60 minutes. Moving Mountains, par exemple, est une très lente chute libre vers les tréfonds ce cette dépression de laquelle le leader égotique, Bobby Heckser, peine tant à sortir. #9 plonge carrément l’auditeur dans une nappe de pétrole cold wave sans la moindre bulle d’oxygène. Seule la basse merveilleuse de Jenny Fraser vient faire palpiter un peu de vie sous cette couche de vase. D’ailleurs, on tient ici une sorte d’équivalent moderne à Pornography, en bien plus flou, ce qui le rend meilleur en ce qui me concerne. On ne sait pas trop s’il faut rêver ou pleurer à l’écoute de déchirures comme Dreamless Days ou Zombie Like Lovers. Dommage d’ailleurs que le très risible Interlude in Reverse vienne casser le rythme de cet album-fleuve, paradoxalement facile à ingérer bien que lourd, très lourd en vapeurs mortuaires. Les Warlocks ont réussi à nous évoquer autre chose qu’un petit rire moqueur, et vu comme c’était barré, ça s’applaudit. Leur prochaine évolution risque d’être intéressante, espérons juste que ça ne fasse pas dans la rubrique nécro !

note       Publiée le mardi 1 avril 2008

Dans le même esprit, dariev stands vous recommande...

réseaux sociaux

dernières écoutes

  • Connectez-vous pour signaler que vous écoutez "Heavy deavy skull lover" en ce moment.

tags

Connectez-vous pour ajouter un tag sur "Heavy deavy skull lover".

notes

Note moyenne        2 votes

Connectez-vous ajouter une note sur "Heavy deavy skull lover".

commentaires

Connectez-vous pour ajouter un commentaire sur "Heavy deavy skull lover".

corbak Envoyez un message privé àcorbak
Super cool disque, étonnamment sincère, presque touchant. Et j'adore la pochette.
Note donnée au disque :       
Emperor Gestahl Envoyez un message privé àEmperor Gestahl
Comme le dit mon disquaire, ce Warlocks, c'est la musique de descente, quand tu te réveille le matin dans un appart qui n'est pas le tiens avec le vague souvenir d'avoir participé à une orgie façon stupre et luxure puissance mille, que tu t'attends d'ailleurs à retrouver un cadavre quelque part mais que personne ne se rappelle où il a été planqué. bonnard disque.
juj Envoyez un message privé àjuj
ç'a l'air pas mal à première écoute ; quant à pour autant jeter l'ancêtre avec l'eau du bain, j'y trouve un peu de sensationalisme journalistique ; c'est évidemmment pas parce qu'on est plus maquillé (ce qui est tout sauf évident) qu'on est plus dark t'as vu, mais le contraire vaut aussi, le maquillage c'est comme la technique