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Sioux City Pete & The Beggars › Necro Blues

cd • 14 titres

  • 1Farmlands
  • 2Goin’ To The Church
  • 3L.A. Black
  • 4Whiteout
  • 5Dockerys’ (Pt. 1)
  • 6Voodoo Motherfucker
  • 7Pedophilia
  • 8Death Rattle
  • 9John The Revelator
  • 10Dockerys’ (Pt. 2)
  • 11Song For President Charles Taylor
  • 12Everyday I’m Dead
  • 13Playing The Murder Game
  • 14Necrophilia

line up

Sioux City Pete, Lexi Lutter, Amanda & Jumpin' Joe Ross

remarques

chronique

Styles
blues
post punk
rock
noise rock
Styles personnels
raw noisy blues

Sioux City Pete and The Beggars… comment je les ai découverts déjà… ah oui : je cherchais un skeud particulier de Necro sur google (ça devait être une des compiles de démo pourraves, mais peu importe) et de fil en aiguille je suis tombé sur ce Necro Blues acheté illico sans test au préalable. Necro Blues, "voilà un intitulé qui donne bien envie" me suis-je dis à cet instant, et fort heureusement le titre n’est pas usurpé : c’est du port-salut. Je précise quand même avant que ce disque, on me le vendait grosso merdo comme du psychobilly lambda, le genre de truc qu’en temps normal j’ai pas des masses envie d’acheter les yeux fermés, le genre fardé et gominé que je laisserai plus volontiers à Twilight. Eh bah j’ai bien fait de suivre mon instinct : c’est tout le contraire. Necro Blues, c’est 1) déhanché mais sur les nerfs, 2) ça a de la crasse sous les ongles, 3) ça n’est pas vêtu de cuir et d’épingles à nourrice mais d’un vieux gilet en laine grise et 4) ça sent le Texas Chainsaw, le Deliverance et le Straw Dogs, bref c’est du post-punk blues de péquenots sauvages, terreux et corrosif mais rock’n’roll, sans recherche de style, ni prompte originalité, si ce n’est celle d’envoyer sec et duraille dans tes oreilles, bêche à l’appui. Sur certains passages, je me suis revu écouter pour la première fois des bombes comme Junkyard, Fire Of Love ou The Greatest Gift, la goutte au pif et le talon rougi, sur d’autres c’était carrément comme si ces mêmes rondelles juteuses avaient été coupées à du Led Zep encanaillé, ou du Venom première mouture (la pochette est sûrement pas un hasard) et jouées par des péquenots d’un bayou de la Nouvelle-Orléans, pis customisées au Southern Comfort et macérées dans le purin. J’ai eu l’impression d’entendre un truc déjà joué cent fois en fait, mais avec la sensation onctueuse que ces mecs (et ces meufs car il y’en a deux eheh) le jouent à leur sauce, le déjà-joué-cent-fois, à leur méthode quoi, si tu vois ou je veux en venir mon poussin : curieusement, dans un disque de ce genre, on s’attend souvent à de l’outrebombage de torse et du chapage de plomb, mais là nan, ou pas comme ça ; Sioux est très cadencé, très souple malgré les croûtes que l’on devine pullulantes entre ses orteils, une bonne façon de montrer à certains que l’on peut faire bouseux et jouer "léger". Necro Blues danse sur ses croquenots et envoie velu, les riffs sont secs et râpeux comme les galettes de la Mère Poulard, mais pètent dans les aigus et la dissonance aisément, les solos partent n’importe quand et n’importe comment – donc tuent. Le son est rance, croustillant, très rock garage et en même temps sournoisement aiguisé ; on se sent chez soi illico presto et ça fait du bien, surtout quand on est tombé dessus par hasard. Un batteur sans inventivité mais catchy, un chanteur (Sioux City Pete en l’occurrence) qui ne change pas d’un iota ses intonations – mais d’un charisme faramineux ; de la fougue baby, du haut-perché bassement vicieux (cet enculé sonne presque comme David Thomas dans les aigus), bluesly as fuck ‘n’ howlin’ high, main au falzar, et ce qu’il faut de classe et de vulgarité pour l’avoir dans la poche sans compter les sous. A part deux-trois incursions purement noise-rock comme (le mortel) "Pedophilia" ou le country et crevard "Dockerys’ (Part 1), tous les titres se ressemblent et sont souvent copier-coller entre eux (les deux premiers par exemple), du coup ça m’évite de vous décortiquer le bestiau et d’allonger cette chro déjà saoûlante, mais pas d’en rajouter une ptite couche à ma façon (Père Relou) pour le mot de la fin : on est donc beaucoup plus proche de Birthday Party – dans ses moments les plus rock’n’roll et en version Leatherface au Mississippi – que des Cramps ou affiliés comme je le craignais. Et c’est tant mieux.

note       Publiée le vendredi 28 mars 2008

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Shelleyan aka Twilight › mercredi 17 décembre 2008 - 21:34  message privé !
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Super ce disque...Brut de production, incisif, l'intensité du blues et la puissance du punk avec une touche bien sombre

born to gulo › mardi 6 mai 2008 - 19:05  message privé !
hmm, pas mal, bien country, mais j'ai du mal à être fou du chanteur
Raven › vendredi 28 mars 2008 - 20:08  message privé !
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ah, le coup de la méthode ? c'est un truc que moi même je saisi pas très bien, c'est ce qu'on pourrait appeller une subtile différence dans la gestuelle et le charme, ou si vous préférez le petit truc presque imperceptible qui fait qu'un disque peut à la fois sonner déjà-vu et en même temps très neuf, qu'il pourrait sonner doom ou stoner mais qu'il sonnera Creedence version evil - certes, ce n'est pas mieux formulé comme ça, donc écoutez le plutot que d'essayer de décrypter mes sautes d'enthousiasme. (sinon Twilight, je pense pas non plus que ce soit aussi bon que Gun ou Birthday, loin de là - juste que certains passages m'y font fortement penser)
Shelleyan aka Twilight › vendredi 28 mars 2008 - 13:57  message privé !
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Pas mal, ce skeud, je l'ai en commande. Pour moi, ça vaut pas Gun Club, Birthday Party mais ça reste sympa et assez perso dans le rendu.
saïmone › vendredi 28 mars 2008 - 13:20  message privé !
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idem