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Tosca › Suzuki

12 titres - 58:36 min

  • 01/ Pearl in
  • 02/ Suzuki
  • 03/ Annanas
  • 04/ Orozco
  • 05/ Busenfreund
  • 06/ Honey
  • 07/ Boss on the Boat
  • 08/ John Tomes
  • 09/ Ocean Beat
  • 10/ The Key
  • 11/ Doris Dub
  • 12/ Pearl Off

enregistrement

Enregistré au G-stone studio 2, Vienne

line up

Ecrit & produit par Richard Dorfmeister & Rupert Huber Anna Clementi (voix), Mike Daliot (voix)

remarques

L’album est dédié à Shunryu Suzuki, maître du bouddhisme zen, mort dans les années 70

chronique

Styles
trip hop
ambient
Styles personnels
downtempo / lounge

Richard Dorfmeister, moitié du duo électro culte Kruder & Dorfmeister, s’associe avec Rupert Huber (en réalité son ami d’enfance) pour former Tosca, dont voici le deuxième effort après « Opera » en 97. Il nous livre ici un véritable manifeste du downtempo à la viennoise, en forme d’album concept dédié à un maître du bouddhisme zen, le tout emballé dans une superbe pochette en relief. Là ou son comparse Kruder livre un trip-hop moite avec Peace Orchestra, Dorfmeister cisèle un downtempo fouillé et gorgé de sonorités asianisantes, aux influences dub et trip hop.
Ce disque est l’album le plus abouti du groupe. Jamais cliché, la musique de Tosca se veut homogène et surtout, distinguée. Jazzy sans trop en faire, l’album s’ouvre et se ferme sur des accords de piano solitaire qui évoqueraient presque Erik Satie (« Pearl In » et « Pearl Off »). Les rares interventions vocales se mêlent à cette foule avec discrétion (« Honey ») sans troubler le voyage de l’auditeur. Chaque élément sonore est ici considéré comme un gimmick, répété inlassablement jusqu’à créer un tapis de sons, un tapis de petits gimmicks qui accrochent suffisamment l’oreille pour qu’on y goûte, mais pas trop afin ne pas se faire remarquer, de rester dans le cadre de la musique d’atmosphère en somme. Cet usage « décoratif » des sons est symptomatique de la musique dite « Lounge », reproduite à la chaîne sur les compils à grand succès telles que Buddha Bar… Mais c’est ici maîtrisé à merveille. Et ça n’empêche pas quelques incartades, comme cette basse un peu fantasque sur « Boss On The Boat »… Bon, ok, je vous l’accorde, rien de très expérimental dans tout ça… Planant mais pas trop, ésotérique mais pas trop, Tosca évite pourtant les écueils de la « muzak » de supermarché. Au final, le disque tourne plusieurs fois dans la platine et on en redemande. Telle une promenade dans les rues d’une cité birmane grouillante de monde que ferait un touriste occidental, se glissant à travers les autochtones comme autant de gimmicks inoffensifs et impassibles… Sans réellement toucher à l’âme de ce qu’il voit/entend comme de simples breloques, faute de s’y attarder. L’équivalent sonore du tourisme exotique de pacotille ?? Peut-être, mais un très bon disque ;-)

note       Publiée le dimanche 2 avril 2006

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notes

Note moyenne        7 votes

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commentaires

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ricccco › mercredi 8 mai 2013 - 15:26  message privé !

je l'adore, mais je préfère leur chef d'oeuvre "opera". Bientot sur GOD, peur etre ? Et c'est vrai que les k&d sessions c'est un album essentiel

stankey › dimanche 4 novembre 2012 - 17:10  message privé !

Euh...il tourne plusieurs fois dans la platine et on s'en lasse bien vite de ce genre de disque...ça allait en fond sonore branchouille plus qu'autre chose.

dariev stands › mercredi 29 juillet 2009 - 22:30  message privé !
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enfin voyons, tu ne connais pas la chanson d'indochine ? "égaré dans la jungle birmanienne, le bandit s'appelle jean marie le pen"... ouais je sais, je sors.

Wotzenknecht › mardi 28 juillet 2009 - 18:17  message privé !
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elle serait pas plutôt birmane, la cité ?

dariev stands › samedi 17 novembre 2007 - 06:07  message privé !
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ouais... bien dit ! et ça vit sur le dos des contribuables ! viens, on les brule, ces en***és de guts of darkness !!!