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Sun Plexus › Or ou ferraille ? A quelle profondeur ?

  • 2004 • Ronda RND04 • 1 CD

9 titres - 39:25 min

  • 1/ Kit polini
  • 2/ Gnocchi
  • 3/ Blessures secrètes
  • 4/ Silure 2000
  • 5/ G.A.U.
  • 6/ Amityville
  • 7/ Coup de hache
  • 8/ Sounschienschenlang
  • 9/ 1-2-3 strigoï

extraits audio

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enregistrement

2004

line up

Sun Plexus

remarques

chronique

Styles
indus
rock
Styles personnels
noisy-punk expérimental

Ces types-là sont vraiment fous. Trio français d'origine roumaine, les Sun Plexus pratiquent une sorte de rock indus bruitiste extrêmement sale, foutraque, mêlant à l'influence industrielle radicale du Einstürzende Neubauten des débuts celle de la musique concrète, avec sur certains morceaux des atmosphères beaucoup plus planantes. Le tout est interprété dans un esprit très "fuck you" dans l'âme qui les rapproche du punk. D'ailleurs, si vous allez les voir sur scène, dans une de leurs performances métallurgiques de haute volée, vous vous rendrez compte qu'ils se livrent totalement, se mettent à nu (au figuré comme au propre...) Donc, les Sun Plexus produisent du bruit : ferraille (le titre ne ment pas), chignoles et autres outils de bricolage, ballons de baudruche qui se dégonflent, batteries primaires style marteau-piqueur, guitares distordues, scratchs, moteurs de voitures de course, basses parfois profondes (du genre qui gâche la digestion), voix vocodées, entres autres... Il faut citer tout ça en vrac parce que la musique de Sun Plexus est elle-même livrée ainsi : du bordel, parfois structuré par un rythme à la batterie ou à la boîte, par une boucle récurrente, mais pas forcément ; rarement pourtant un tel foutoir a pu se laisser entendre avec autant de plaisir. Depuis l'ouverture, qui frappe les trois coups, comme au théâtre, jusqu'à la liquéfaction finale de "1-2-3 strigoï", lente et angoissante sucée du souffle, en passant par l'hymne ravageur "Gnocchi" ou le délire d'"Amityville", qui sur une rythmique bien lourde fait entendre des petites voix qui braillent en accéléré, ce disque s'écoute comme un manifeste d'art brut désenchanté mais ironique, le parfait refrain de notre époque post-moderne et post-industrielle où de la post-musique est jouée par des no-punks.

note       Publiée le samedi 15 octobre 2005

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Walter Benjamin › vendredi 8 février 2008 - 22:13  message privé !
Ce qui surprend en concert, c'est la précision avec laquelle ils jouent ce magma à priori incontrôlé. Y'a des samples qui en fait sont pas des samples. Et des interludes grind/noise de quinze secondes -pas forcément présents sur disque- qui décrassent aussi pas mal les conduits.
Note donnée au disque :       
boumbastik › vendredi 8 février 2008 - 22:01  message privé !
comment dirais-je ? ... mersi. Effectivement, c'est crade.
Walter Benjamin › vendredi 8 février 2008 - 21:37  message privé !
Sinon : http://sunplexus2.free.fr/downlferraille.htm ... On peut aussi écouter des extraits des autres disques.
Note donnée au disque :       
boumbastik › vendredi 8 février 2008 - 20:27  message privé !
appétissant... mais les liens vers les mp3 ne marchent pas "Erreur 404 - Document non trouvé" zlûte et fut !
Walter Benjamin › samedi 14 avril 2007 - 23:02  message privé !
"Inventeurs auto-proclamés de l'Anal Core" : j'avais lu ça dans la chronique d'un précédent disque... J'avais trouvé ça intriguant. Arrive cet album : j'écoute. Bon... Excellent d'accord, très inventif et tout mais quand-même : je ne saisis pas tout à fait pourquoi on devrait les interner ! Quelques mois plus tard, je les découvre "en vrai". OK ! Admettons que je n'avais rien dit ! Vive la non-médication ! Vivent les samples de circuits TCR ! Oh/le/gros/ ba/llon ! Vivent les gros ballons ! TEMESTA : tu m'auras pas ! (Et en effet : que deviennent-ils ? Ils ne les ont pas repris, au moins !?)
Note donnée au disque :