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Libra › Musica e parole

cd | 6 titres | 49:11 min

  • 1 Nato Oggi (6:16)
  • 2 a) il tempo e un buon amico / b) forse e furia (9:54)
  • 3 Beyond the Fence (6:32)
  • 4 Musica & Parole (4:44)
  • 5 Pegno d'Amore (8:02)
  • 6 Inquinamento (13:43)

enregistrement

Studio Ricordi, Milan, Italie, novembre 1974

line up

Sandro Centofanti (Moog, orgue Hammond, clavinet, Fender Rhodes, piano, percussions), Nicola Di Staso (guitare, pédales à effets, choeurs), Federico D'Andrea (guitare, chant), David Walter (batterie, percussions), Dino Cappa (basse, choeurs)

remarques

Il s'agit du pressage cartonné japonais à tirage limité

chronique

Styles
jazz
progressif
Styles personnels
fusion

Les marchands de préjugés ont encore de beaux jours devant eux... Le chance a souri au groupe italien Libra qui s'est vu proposer un contrat sur une grosse firme de disques étrangère, mais attention pas n'importe laquelle : Motown ! Cadeau empoisonné en réalité puisqu'à priori ce n'est pas l'endroit le plus approprié pour produire ou promotionner un groupe à l'esthétique progressive. Faut dire aussi qu'à l'époque le label soul ne savait plus trop quoi faire de son empire, jouer la carte de la diversité ou continuer à tourner en rond en publiant la moindre des productions de leurs artistes officiels qui leur coûtaient un pont. Il n'en fallait pas plus pour condamner le groupe à l'oubli, et ce même s'il intégrerera un peu plus tard le batteur des Goblin. Porter un jugement sur un disque sans même l'écouter, voilà un mal qui est plus solidement ancré qu'on ne le croit dans les habitudes de prétendus mélomanes, qu'ils soient critiques ou simples lecteurs. Dans un sens, que Motown ait jeté son dévolu sur Libra n'a rien d'étonnant ; sa musique où brillent piano électrique, section rythmique à la fois souple et nerveuse, et une guitare véloce, évolue plus dans un répertoire jazz fusion, même si l'aspect progressif demeure bel et bien présent (les parties de guitares délicates de la mélodie douce amère de "Nato Oggi" par exemple ou l'ambitieux instrumental "Inquinamento" qui injecte les arpèges de guitare de "The Cinema Show" dans un hypothétique disque inédit de Nucleus). Un titre comme "Beyond the Fence" justifie même ce choix, partageant une certaine similitude avec les Rare Earth, et ce jusqu'au procédé douteux des faux applaudissements de concert rajoutés en overdub et qui gâchent plus qu'autre chose le réel plaisir d'écoute. A l'inverse d'un grand nombre de groupes progressifs obscurs et réputés, les mélodies de Libra me parlent presqu'instantanément. Peut-être suis-je seulement en train de me rendre compte que je suis tout simplement devenu plus sensible aux déclinaisons jazzistiques qu'aux boursoufleries symphoniques ?

note       Publiée le mercredi 11 mai 2005

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dariev stands › dimanche 24 février 2013 - 01:32  message privé !
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Le premier titre est une merveille absolue, foutredieu ! Du prog ultra théatral, peut-être over-the-top, mais bordel ils y croyaient...

Sheer-khan › mercredi 11 mai 2005 - 12:36  message privé !
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"Peut-être suis-je seulement en train de me rendre compte que je suis tout simplement devenu plus sensible aux déclinaisons jazzistiques qu'aux boursoufleries symphoniques ?"... alors arrête le prog! car sinon tu aurais dit : "les branlettes jazzistiques" et "les magnificences symphoniques"... ;-)