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Franck Balestracci › Existences invisibles

  • 2003 • Carbon 7 C7-064 • 1 CD digipack

cd • 14 titres

  • 1Screenplay of a Movie5:05
  • 2Adrift in a City5:28
  • 3Le Veilleur sous la Lune5:43
  • 4Our Inner Theater6:49
  • 5Chaos Antérieur4:18
  • 6Obscure Part5:49
  • 7Les Désespoirs de Christa [for Nico]3:22
  • 8Baird Ts Memory3:28
  • 9Prélude Polaire3:15
  • 10Telle est la Raison4:08
  • 11Electric Day3:52
  • 12La Danse des Sons4:13
  • 13Plan Séquence3:03
  • 14Parcours de Mémoire5:52

enregistrement

Home studio, Saint Rémy de Provence, France, 2002

line up

Franck Balestracci (claviers, piano, batterie, percussions, effets sonores, voix)

remarques

chronique

Styles
progressif
electro
Styles personnels
avant garde

En sale puriste de la pire espèce que je suis, je me montre très souvent réfractaire à l'utilisation à tout va d'une instrumentation sous le dictat des systèmes informatiques et Midi. Dans ce domaine, Franck Balestracci est un des rares artistes à m'avoir réellement piégé. Bien que la musique qu'il fasse naître de ses claviers n'a rien de commun avec celle du regretté Frank Zappa, on pourrait voir dans son approche une similitude avec le procédé mis en place par le maître compositeur au Synclavier. Il me vient d'ailleurs à l'esprit un autre disciple du grand Frank ; j'ai nommé Morgan Agren, dont la complexité et la richesse des patterns rythmiques ont donné le tournis à plus d'un amateur. Balestracci parvient lui aussi à dessiner ses beats comme des coups de semonces à l'apparence faussement incontrôlable. Ils rythment les quatorze plans larges de ce film appelé "Existences Invisibles". Le mouvement de la caméra se laisse souvent porter par l'action, mais elle peut aussi se faire douceur, en tournant langoureusement autour de ses protagonistes. Bruits de corridor, échos, voix sussurées ou transformées, le disque de Franck Balestracci est à la croisée de chemins où viennent se rencontrer le jazz, le progressif d'avant-garde (la scène Rock in opposition et Zeuhl principalement) et, bien sûr, la musique électronique. Malgré tout, ma nature profonde ressurgit de temps à autre (Dieu que c'est dur de rester soi-même) pour se crisper à l'écoute de certains sons préprogrammés qu'en toute subjectivité je trouve inadéquat et qui, à mes oreilles, ont comme la faculté d'interrompre le rêve éveillé dans lequel on s'était jusqu'alors laissé bercer. Vu la complexité des compositions qui ornent "Existences Invisibles", on pourrait penser que plus qu'un travail, c'est un réel acte de bravoure que Franck a réalisé ici. Pour un premier disque, c'est du bel ouvrage. Puisse-t-il trouver les mains qui donneront encore plus de relief à son monde déjà chatoyant...

note       Publiée le jeudi 12 février 2004

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