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Brainville › The children's crusade

11 titres - 51:28 min

  • 1/ March of the Goodbyes (3:48)
  • 2/ The Revenge of Spartacus (4:05)
  • 3/ The Children's Crusade (3:15)
  • 4/ Alphaville Beach (7:52)
  • 5/ Goodbye Mother Night (2:35)
  • 6/ The Killing (4:15)
  • 7/ Useless by Moonlight (1:21)
  • 8/ The Fall of Colonel Kong (5:36)
  • 9/ The Revenge of Clare Quilty (12:18)
  • 10/ Brain Villa Eclipse (5:01)
  • 11/ Merkin Muffley's Lament (1:22)

enregistrement

Knitnoise Studios, New York City, USA, septembre 1998 - mars 1999

line up

Daevid Allen (chant), Hugh Hopper (basse), Pip Pyle (batterie), Kramer (guitare)

remarques

chronique

Styles
rock
Styles personnels
alternatif

Projet étonnant que ce Brainville ; une réunion au sommet de trois figures de légende de la scène progressive (qu'avec plus de précision, je qualifierais même de canterburienne) en la personne de Daevid Allen (Gong), Hugh Hopper (Soft Machine) et Pip Pyle (LE batteur Canterburien puisqu'il a joué dans plus de 80% des formations du genre, y compris National Health et Hatfield & The North). La quadrature du cercle est complétée par un intrus, j'ai nommé (Mark) Kramer, ex-guitariste de Bongwater et directeur du label Shimmy Disc, et donc actuel productueur du présent album. Kramer, s'il est l'intrus de la session, n'en est pas pour le moins le liant qui réunit ces musiciens que l'on retrouve dans une forme impériale, pour dire quasi olympique, et qui montrent que, contrairement aux apparences, il y a encore, au vingt-et-unième siècle, de la place pour ces pappys de la musique pop puisque, de manière proprement étonnante, ils font preuve d'une grande modernité dans leur approche, s'aventurant sans peurs dans des recoins où on ne les attendait pas spécialement. Aellen ne peut évidemment pas s'empêcher de se lancer dans ses excentricités légendaires, mais son chant, dans le brouhaha sonore mis en place, s'apparente furieusement, au fil du temps et de plus en plus, à celui de Robert Wyatt, ce qui n'est pas négligeable. Quant à elle, la guitare de Kramer survole le disque et se permet toutes les audaces ; il trouve en la section rythmique Hopper/Pyle des alliés de choix qui vont lui permettre de créer nappes sur nappes, gammes hargneuses, notes répétitives, sons tendus, crispés et crispants, ainsi qu'effets parasites en tout genre. Si la première partie de l'album porte en elle des traces timides du lourd passé de ces prestigieux membres, le son cra, rude et dépouillé, renforcé par la basse d'un Hopper que l'on aura rarement entendu si destroy, ouvrent la voie à une seconde partie d'album où le groupe se lâche complètement et se lance dans des improvisations bruitistes post punk bordéliques et denses au possible. Comme c'est souvent le cas pour des disques en avance sur leur époque, on a entendu très peu d'échos (positifs) au sujet de "The Children's Crusade", pourtant d'excellente facture, un disque qui pourrait peut-être signifier l'amorce d'un second souffle pour un mouvement qui jusqu'ici se reposait sur ses lauriers. L'album de Brainville ouvre de nouvelles perspectives qu'il serait franchement intéressant de creuser. On ne s'en rendra compte que dans dix ans...

note       Publiée le jeudi 19 septembre 2002

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Scissor Man › lundi 24 juillet 2017 - 20:21 Envoyez un message privé àScissor Man

Un seul commentaire pour cette pépite ! Too Bad !

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Hymnos › jeudi 19 janvier 2006 - 09:46 Envoyez un message privé àHymnos
Pareille que Proggy. J’ai réussi à mettre la main sur ce CD dont la chro m’avait donné l’eau à la bouche. Au final c’est très intéressant, atypique mais difficile à appréhender. La première partie a fini par me séduire. Sa rythmique bizarre, mélangée à des vocaux déjantés, donne un résultat que j’ai trouvé envoutant. Mais pour la seconde partie, et même si elle reste un prolongement naturel de la précédente, c’est une autre histoire, celle où se mélange le magnifique ("The Revenge of Clare Quilty") et le franchement bordélique. Ce disque est une première pierre posée. Mais faudrait qu’il trouve le moyen maintenant de faire d’achever l’édifice. Ça pourrait être grandiose !
Note donnée au disque :