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Phallus Dei › Pornocrates

cd | 13 titres

  • 1 Dog (Prologue) [1:47]
  • 2 On Aloneness [6:47]
  • 3 The Arising (A New Day Version) [4:05]
  • 4 Unguided Love [6:48]
  • 5 Pornocrates (Bloodlust A Go Go-Version) [7:38]
  • 6 Insignificance [4:18]
  • 7 Ladyshave [2:27]
  • 8 The Outer Bone [6:58]
  • 9 Circles On Circles (Dreams Ov Channel Five-Version) [5:21]
  • 10 Never To Believe (My Release-Version) [6:54]
  • 11 Veiled Statues [3:53]
  • 12 Dead Birds Floating [3:38]
  • 13 Current Lullabye (Epilogue) [1:12]

enregistrement

Sunhouse Recording, 1994

line up

Bobby Bachinger, Oliver St. Lingam, Joris Huijbregts, Richard Van Kruysdijk, Mk. E

chronique

La noblesse n'est pas qu'un titre qui se transmet, c'est avant tout une attitude, physique comme morale, et un maintien altier en toutes circonstances qui fait que l'on se démarque soudainement comme un joyau trop précieux pour être maintenu dans son écrin. Lorsque j'ai découvert Phallus Dei, alors sur les compilations Must Be Mental, quelque chose n'allait pas. Les titres inclus, tels 'The Outer Bone' ou 'She Suffers', semblaient perdus dans la brutalité carrée de Meat Machine, Controlled Bleeding et autres Hate Dept. Ils sont compacts aussi, ne nous méprenons pas – Pornocrates, tout comme Cyberflesh auparavant, fait joyeusement hurler les guitares ; mais il y a dans les deux cas quelque chose d'autre en filigrane, comme un sceau de noblesse justement, qui asservit la violence supposée pour la comprimer dans un piédestal sur lequel Phallus Dei installe ses apparats dans un calme effroyable, servi par la voix grave et presque absente, aérienne, nuageuse, d'Oliver. Les étiquettes s'inclinent et Oliver consacre, l'un après l'autre, les titres tour à tour emportés et riffus ('The Arising', 'Pornocrates (Bloodlust a Go-Go)', 'Never to Believe'), souvent gothiques dans l'acceptation stylistique la plus profonde ('On Aloneness', 'Unguided Love'), sans jamais s'excuser d'inviter à la fête funèbre trip-hop, metal et interludes néoclassiques, tous compactés sous la même bannière également grise et noire – et de quelle tinte de noir s'agit-il ! Celle d'une dark-wave que bien des groupes allemands rêveraient de frôler, romantique, littéraire et pourtant si morbide, tout en conservant la gestuelle élégante et gracile et ce même au bout de sa propre exploitation, comme sur 'Pornocrates (Bloodlust a Go-Go)' qui mélange sans peine métal industriel et samples sur Jim Jones, frôlant avec jeu (?) la vulgarité d'un tel écueil sans jamais s'y laisser prendre. Et puis, 'The Outer Bone'. Ce jeu de guitare hispanique, dont vous parlait Twilight dans la chronique d'Orpheus and Eurydice, que l'on voit ici danser sur un hybride de vieux doom comme un papillon virevoltant autour du Monolithe de 2001. Et toujours cette voix sentencieuse, morbide et pourtant si subtilement désintéressée, qui recouvre l'ensemble de cette pièce maîtresse d'une chappe aussi noire qu'un ciel de novembre aux frontières du cercle arctique. Pornocrates, dans son entièreté est un disque décadent et écrasant, morbide et atmosphérique, emporté et retenu ; il transmute ses conflits intérieurs pour devenir distillat sacré et létal.

note       Publiée le jeudi 6 octobre 2011

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dariev stands › lundi 24 octobre 2011 - 16:59  message privé !
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c'était à moi qui s'adressait gulo je pense, vu que j'avais juste été interloqué par le 6/6 twilightien sans avoir sauté le pas. personne ne doute que tu connaissais avant tout ça, ton altesse.

Wotzenknecht › samedi 22 octobre 2011 - 18:20  message privé !

Je connaissais les méfaits de Mr. Lingam bien avant que tu ne l'abordes publiquement, tu sais

born to gulo › samedi 22 octobre 2011 - 18:08  message privé !

de rien

Wotzenknecht › samedi 22 octobre 2011 - 15:51  message privé !

Pontifex est naze... les autres qui se retiennent sont Cyberflesh et effectivement Nature Mortes

dariev stands › samedi 22 octobre 2011 - 15:49  message privé !
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pourtant ils sont absolument fabuleux (je connais pas celui là, mais je fais confiance aux gouts de wotzy dans ce créneau-là). Natures Mortes est à tomber. Pontiflex aussi, dans un style différent. 'Brian Wilson' est un film pour les oreilles, entre King Midas Sound et Bohren & der club of gore (en penchant plus du coté bohren quand meme)