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Steve Roach / Erik Wøllo › The Road Eternal

  • 2011 • Projekt PRO259 • 1 CD digipack

cd • 6 titres • 63:30 min

  • 1The Road Eternal21:21
  • 2Depart at Sunrise9:16
  • 3The Next Place12:15
  • 4First Twilight4:35
  • 5Travel by Moonlight10:06
  • 6Night Strands5:16

enregistrement

Composé et enregistré entre Janvier et Octobre 2010 dans les studios de Timeroom en Arizona.

line up

Steve Roach (Synthés analogues et numériques, synthé Basse, séquenceur analogue, percussions électroniques, loops et FX) Erik Wøllo (Guitares électriques et électroniques, synthé analogues et numériques)

remarques

Pour plus d'info sur Steve Roach et son étonnant monde musical et y entendre des échantillons musicaux, visitez son site web à l'adresse suivante: http://www.steveroach.com/

chronique

La beauté de The Road Eternal est son évolution et toutes les ramifications que sa pièce-titre étale tout au long de cette 2ième collaboration Roach/ Wollo. Si Steam of Thought avait résulté en un album où l’ambiant régnait sur quelques structures électroniques, The Road Eternal en est tout le contraire. C’est un album vivant où les deux maîtres des illusions sonores moulent des rythmes et atmosphères aussi envoûtants que perplexes sur d’hypnotiques structures minimalistes où les séquences sont habilement forgées dans de superbes couches d’une fusion synthés et guitares. Il en résulte des rythmes étonnants où les mélodies ululantes émanant des lamentations de guitares et synthés flottent et nagent dans le cosmos comme de célestes harmonies en contradiction avec les rythmes croissants. Et lorsque l’on y jette un peu l’oreille, on a la vague impression d’entendre une fusion de Structures from Silence et @shra de la gang à Manuel Göttsching. Préparez-vous à quelque chose d’inattendu car il est aussi difficile d’entrer dans les ambiances de The Road Eternal que d’en sortir. Chronique d’un album étonnant et d’un autre petit chef d’œuvre de l’ami Roach qui, décidément, continue d’étonner et de charmer.
Le tout débute comme si nous étions dans le cosmos, assis sur le bord d’une rivière qui scintille d’arpèges miroitants. D’oblongues couches musicales, de ce qui semble être une fusion synthés et guitares, poussent de lentes lamentations qui s’entrecroisent et flottent paresseusement dans un firmament chimérique où la quiétude emplie l’espace. L’effet lourd, ambiant et dramatique n’est pas sans rappeler les années analogues d’Ashra Temple. Un rythme se dessine en arrière-plan, mais ce ne sont pas avec des séquences. Ce sont de nerveuses nappes de synthé dont les accords hachurés se heurtent, formant un mouvement rythmique chaotique qui sautille nerveusement. Cette ligne rythmique linéaire insufflée de soubresauts est tout simplement géniale. Elle palpite avec une douce frénésie et roule en boucle comme les vaguelettes sur une mer qui s’éveille. Et la mer s’éveillera. Peu à peu ce rythme s’anime avec l’ajout de fines et subtiles pulsations/percussions, alors que le ciel devient parsemé de fines étoiles musicales qui scintillent et défilent comme dans les années analogues de Schulze et que de lentes couches astrales survolent The Road Eternal de délicats mouvements d’errance. Une idyllique fusion qui nous amène en mi-parcours, là où les lamentations de guitares percent cette rythmique hachurée et là où le rythme devient de plus en plus animé. Nous sommes dans les labyrinthes musicaux de Steve Roach avec une suave et envoûtante évolution qui s’agite finement avec l’ajout de percussions et pulsations hétéroclites uniques à son univers, alors que de délicates couches morphiques d’une fusion synthé/guitare sont suspendues et ondoient en contraste avec cette cadence progressive. Les boucles minimalistes du rythme fragile de The Road Eternal hoquètent sur une progression chevrotante. Toujours aussi vaporeux ce rythme se fracture avec une approche nerveusement syncopée qui palpite frénétiquement sous les ensorcelantes couches et lamentations de guitare. Une guitare solitaire qui libère de superbes solos morphiques. Des solos isolés sur une cadence sans séquences mais qui chevrote dans une panoplie de sonorités et percussions hétéroclites des structures claniques qui sont les charmes de Steve Roach. Et The Road Eternal s’éteint comme il s’était allumé, laissant ses empreintes musicales sur les 5 autres titres suivants.
Depart at Sunrise étale ses longilignes et sombres ondes musicales comme les lents vols d’un aigle à l’affut. Une intro ambiante assortie de douces couches éthérées et de suaves lamentations d’une guitare écorchée qui sont finalement entraînées par une délicate rythmique qui sautille finement du bout de ses accords. Une cadence aux soubresauts délicieusement harmonieux, tissé un peu comme celle de la pièce-titre, inondée de superbes couches de synthé et soutenue par d’étonnants roulements de billes glauques qui sont d’étonnantes étrangéités d’un univers de percussions unique à l’imagination débordante de Steve Roach. Et, lascivement, les couches de synthé et les lamentations de guitares flottent au-dessus de cette rythmique chaleureusement envoûtante et étonnamment morphique pour un titre qui offre une cadence tout de même assez vivante. The Next Place est un long titre qui fourmille d’une vie animée par un mélange de pulsations et percussions hétéroclites. Un univers de percussions qui palpitent et roulent à un bon débit sur de légers riffs de guitares et de moulantes ainsi que mouvantes couches de synthé. Un titre qui s’apparente énormément à Travel by Moonlight qui lui est par contre plus sinueux, ambiguë et hypnotique. Délicat, First Twilight flotte au dessus de nos songes comme un ange au dessus de nos rêves. La fusion des couches de synthés et guitares façonnent un univers de solitude extrême sur ce titre ambiant, tout comme dans Night Strands qui est par contre plus syncrétique et qui baigne dans une faune sonore éclectique sur un fond de guitare à la Michael Rother.
J’ai adoré The Road Eternal, autant la pièce-titre que les 5 autres bijoux d’une texture musicale similaire mais au final tellement différente. The Road Eternal est une expérience musicale qui chevauche les longues envolées silencieuses et nocturnes des synthés et guitares autant ambiantes que spectrales sur des rythmes absents de séquences. Des rythmes inusuels et inusités, témoins d’une recherche sonore qui établit Roach et ses collaborateurs dans une classe à part dans ce monde musical en constante évolution. Cette 2ième collaboration Roach/ Wollo est un coup de génie et un travail minutieux qui amène à un résultat tout simplement génial. C’est de la poésie sans mots, un livre de chevet fait de sons et un incontournable compagnon des nuits vides où l’on cherche à comprendre ce que l’on fait sur cette route qui, par moments, nous semble tellement éternelle.

note       Publiée le mercredi 22 juin 2011

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Note moyenne        2 votes

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Phaedream › mercredi 29 juin 2011 - 20:56  message privé !
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Je vais y voir. Merci :-)

vargounet › mercredi 29 juin 2011 - 19:03  message privé !

Ok, dans ce cas je te conseille Emotional Landscapes, The Polar Drones et Wind Journey en priorité, ils sont tous vraiment superbes !

Note donnée au disque :       
Phaedream › mercredi 29 juin 2011 - 17:34  message privé !
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Oui, voici le lien: http://www.projekt.com/ Pour ce qui est des autres albums de Wollo il faudrait que je demande car j'ai seulement ceux déjà chroniqué.

vargounet › lundi 27 juin 2011 - 01:05  message privé !

Bon bah excellente collaboration rien à redire, Projekt ont un website ou je peux le commander ?

Note donnée au disque :       
vargounet › mercredi 22 juin 2011 - 12:43  message privé !

S'il y'a Erik Wøllo ça doit forcément être bon, à écouter! Tu penses en chroniquer d'autres un de ces quatre de ses albums ?

Note donnée au disque :