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Nobuo Uematsu › Final Fantasy VII : Original Soundtrack

85 titres - 274:14 min

  • CD1-01 Prelude (2:52) - CD1-02 Opening Theme ~ Bombing Mission (3:58) - CD1-03 Makou Reactor (3:20) - CD1-04 Anxious Heart (4:02) - CD1-05 Tifa's Theme (5:06) - CD1-06 Barett's Theme (3:27) - CD1-07 Hurry! (2:29) - CD1-08 Lurking In The Darkness (2:33) - CD1-09 ShinRa Company (4:03) - CD1-10 Fighting (2:47) - CD1-11 Fanfare (0:55) - CD1-12 Flowers Blooming In The Church (4:59) - CD1-13 Turk's Theme (2:19) - CD1-14 Underneath The Rotting Pizza (3:22) - CD1-15 Oppressed People (2:38) - CD1-16 Honeybee Manor (3:52) - CD1-17 Who Are You? (1:24) - CD1-18 Don Of The Slums (2:11) - CD1-19 Infiltrating ShinRa Tower (3:49) - CD1-20 Still More Fighting (3:32) - CD1-21 Red XIII's Theme (1:28) - CD1-22 Crazy Motorcycle (3:37) - CD1-23 Holding My Thoughts In My Heart (2:14) - CD2-01 Main Theme (6:29) - CD2-02 Ahead On Our Way (3:44) - CD2-03 Good Night, Until Tomorrow (0:10) - CD2-04 On That Day, Five Years Ago (3:13) - CD2-05 Farm Boy (2:52) - CD2-06 Waltz de Chocobo (0:34) - CD2-07 Electric de Chocobo (4:02) - CD2-08 Cinco de Chocobo (3:00) - CD2-09 Chasing The Black-Caped Man (3:04) - CD2-10 Fortress Of The Condor (4:00) - CD2-11 Rufus' Welcoming Ceremony (2:14) - CD2-12 It's Difficult To Stand On Both Feet, Isn't It? (3:31) - CD2-13 Trail Of Blood (4:13) - CD2-14 J-E-N-O-V-A (2:32) - CD2-15 Continue? (0:37) - CD2-16 Costa Del Sol (2:28) - CD2-17 Mark Of The Traitor (3:32) - CD2-18 Mining Town (3:00) - CD2-19 Gold Saucer (1:58) - CD2-20 Cait Sith's Theme (3:34) - CD2-21 Sandy Badlands (5:33) - CD3-01 Cosmo Canyon (3:36) - CD3-02 Life Stream (3:36) - CD3-03 Great Warrior (3:24) - CD3-04 Descendant Of Shinobi (2:45) - CD3-05 Those Chosen By The Planet (3:16) - CD3-06 The Nightmare's Beginning (2:38) - CD3-07 Cid's Theme (3:11) - CD3-08 Steal The Tiny Bronco! (1:16) - CD3-09 Uutai (4:29) - CD3-10 Stolen Materia (1:36) - CD3-11 Racing Chocobos - Place Your Bets (1:50) - CD3-12 Fiddle de Chocobo (2:50) - CD3-13 A Great Success (0:47) - CD3-14 Tango Of Tears (0:49) - CD3-15 Debut (2:36) - CD3-16 Interrupted By Fireworks (2:50) - CD3-17 Forested Temple (3:51) - CD3-18 You Can Hear The Cry Of The Planet (3:40) - CD3-19 Aerith's Theme (4:18) - CD3-20 Buried In The Snow (4:51) - CD3-21 The Great Northern Cave (6:05) - CD3-22 Reunion (3:34) - CD3-23 Who Am I? (1:37) - CD4-01 ShinRa Army Wages A Full-Scale Attack (2:57) - CD4-02 Weapon Raid (2:52) - CD4-03 HighWind Takes To The Skies (3:35) - CD4-04 A Secret, Sleeping In The Deep Sea (4:17) - CD4-05 Parochial Town (2:26) - CD4-06 Off The Edge Of Despair (4:15) - CD4-07 On The Other Side Of The Mountain (2:35) - CD4-08 Hurry Faster! (2:57) - CD4-09 Sending A Dream Into The Universe (2:50) - CD4-10 The Countdown Begins (0:50) - CD4-11 If You Open Your Heart... (2:47) - CD4-12 The Makou Cannon Is Fired ~ ShinRa Explodes (1:33) - CD4-13 Judgment Day (4:07) - CD4-14 Jenova Absolute (3:59) - CD4-15 The Birth Of God (4:11) - CD4-16 A One-Winged Angel (7:19) - CD4-17 World Crisis (8:05) - CD4-18 Staff Roll (6:51)

line up

Nobuo Uematsu (composition et arrangements), Minoru Akao (programmeur sonore), Eiji Nakamura (ingénieur sonore), Kenzi Nagashima (M.A. et ingénieur flûte à bec), Yoshitaka Hirota, Yuichiro Mori, Mitsuhiro Iwadate, Yoshikuni Nakamura (effets sonores)

remarques

Ne voyant pas d’interêt à dompter la passion, cette garce si retorse mais si tentante, je vous avertis donc : cette chronique pesera 4 fois le poids d’une chronique normale. Autant vous prévenir, si vous n’aimez pas qu’on vous cite des moments très précis d’un morceau, que vous avez horreur qu’on évoque des lieux imaginaires que ne peuvent connaître que les « initiés », FUYEZ ! Pour les autres, n’hésitez pas à sauter des lignes si vous n’avez pas joué au jeu, je ne me suis pas interdit les clins d’œil car la musique de Uematsu a une fonction bien spéciale, qu’elle remplit on ne peut plus à merveille : se fondre avec un support visuel avec lequel elle devient un tout indivisible dans l’inconscient du joueur/auditeur. Plus que d’une bande originale, ces 4 cds sont donc une plongée dans les mécanismes qui tissent des liens affectifs avec les cœurs de millions de joueurs, et leur côté rigoureusement inséparable de l’œuvre vidéoludique ne doit en aucun cas faire oublier leur incontestable valeur musicale en tant que tels. D’où leur présence ici, et d’où la note.

chronique

Le compositeur de la série FF, Nobuo Uematsu, après avoir œuvré dans le baroque et le médiéval le plus chamarré durant les années "amano", change ici radicalement de style, tout comme la série (encore qu’une transition existe quelque part, j’y reviendrai) ... Piano sous xanax, xylophone majestueusement drapé d’écho très présent (il aura arraché des larmes, cet enfoiré de xylophone midi), sans oublier les basses en folie, ce qui n’était pas possible avec le son 16 bits bien entendu, ni convenable pour les albums symphoniques…

Le premier cd est intégralement consacré à Midgar, à savoir la charmante bourgade aux faux airs d’usine cyberpunk de la pochette… On y trouve aussi bien les musiques associés à cet endroit, que celles des personnages qui y rejoignent votre équipe. À la clé, deux sortes de thèmes : les martiaux et bourrins (nouveau style pour Uematsu), associés à la Shinra,comme Mako Reactor, bon résumé de l’ambiance méga-plombée du début du jeu, ou encore Shinra Company, censé cristalliser un sentiment de haine chez le joueur/auditeur de par son ambiance volontairement steampunk (vapeur, lenteur, lourdeur...) et oppressante. C’est l’arrivée d’un tout nouveau joujou que Uematsu va apprendre à maîtriser comme personne d’autre : les chœurs. Deuxième type de thèmes : les pistes jazzy, comme ce Lurking in the Darkness au fort potentiel claquements de doigts, qui sont d’ailleurs le principal instrument du thème des Turks, reposant uniquement sur 4 notes… Maestria quand tu nous tiens. Ces thèmes jazz, qui sont une des nombreuses nouveautés permises par le support Cd, ont la particularité de se laisser écouter en boucle quasiment à l’infini sans lasser. Underneath the rotting pizza, par exemple, outre le fait d’introduire les premières bribes du Main Theme (toujours dans l’anxiété...), rebondit furieusement à 1 min 44 après un crescendo d’angoisse, pour repartir dans un groove épatant. Opressed People, le theme du Wall Market, est un thème dont ceux qui était encore jeunes a la sortie du jeu se rappeleront surement, pour avoir bloqué dans ce quartier mal famé, bercé par la mélodie apeurée en contraste avec une section rythmique mal rasée et puant la clope, et qui bénéficie encore d’une intro du tonnerre réutilisée en break pour faire tourner en boucle le morceau. J’évoque plus largement Honeybee Manor - qui malgré ses faux cuivres, n’est pas un thème jazz à proprement parler... - dans la chro de Reunion Tracks (ainsi que tous les thèmes s’y trouvant).

Revenons avant tout sur les thèmes qui échappent à ma petite catégorisation. Anxious Hearts, tout d’abord, l'un des plus représentatifs et poignants du jeu, empreint de désolation et de solitude, offrant à son écoute la vision d’un train qui s’enfonce dans les taudis… Viennent ensuite les 3 premiers thèmes de personnages. Celui de Tifa, rassurant et chaleureux, et tellement sublime que le compositeur le remaniera malicieusement pour l’épisode suivant et en faire un tube énorme en Asie. Celui de Barrett ensuite, tout en muscles mais à la bonhomie évidente. Et puis il y a Flowers blooming in the church, illustration musicale de la douceur, où les rayons de soleil percent timidement à travers la clarté d’un vitrail. Quant à cette tristesse sous-jacente, vous la comprendrez bien assez tôt. Don of the Slums est le thème d’un personnage très secondaire, le proxénète Don Cornéo, qui a le mérite de nous faire s’interroger sur l’absence de thèmes pour des personnages-clés tels qu’Hojo, par exemple. "Infiltrating…" reprend le thème Shinra, cette fois pour un endroit indissociable de cette musique : une tour de 70 étages, dont l'ascension est retranscrite à merveille par ces 7 notes en escalier… Encore une fois, les secrets de l’endroit sont bien enfouis sous le gimmick, ces nappes phréatiques de claviers superposés en sont la preuve. Passons sur le thème de Red XIII (ou renommé Rouge 13, voire "canigoO", en ce qui me concerne), sorte d’avant goût des grands espaces sonores à venir, pour évoquer "Holding my thoughts…", poignante accalmie devant un coucher de soleil aux confins de la ville, avec l’inconnu devant soi… Difficile de ne pas ressentir de l’appréhension mêlée de soulagement. Ainsi s’achève le 1er Cd, de par cette ébauche presque finie du Main Theme, et tout comme pour cette chronique, le Cd et le jeu auraient pu s’arrêter là, on en aurait eu assez, mais l’immensité s’ouvre devant nous, prête à exploser, à déployer ses ailes après trop de sons métalliques, de bips, de plans jazzy malsains.

"On that day…" la 2eme pièce du CD2, est le thème des flashbacks. Reprise lancinante du Main Theme, il donne une impression de vide, comme s’il manquait quelque chose… C’est l’éternel va et vient de l’angoisse, qui s’éclipse à nouveau sur les morceaux suivants, rassurants et bucoliques… Arrivent les inévitables déclinaisons du thème des chocobos, dont un Cinco de chocobo qui ouvre à la vieille mélodie des horizons jazz franchement jouissifs, avec petite batterie feutrée et contrebasse de folie qu’on se plait à suivre de l’oreille. Chasing the black-caped man porte un peu mal son nom, puisqu’il s’agit tout simplement du thème des grottes, cristallin et plein de détails, de montées de synthés comme de harpe, de glockenspiel perdu dans la brume, avec 4 notes de xylophone flippantes en arrière-plan. "It’s difficult…" est l’un de ces nombreux thèmes illustrant des situations curieuses dont nous sommes témoins, présents dans toute la saga des FF. Le recyclage du thème du Wall Market se sent bien vite. On peut soupçonner Uematsu d’avoir calé ici Trail of Blood, thème Hitchtockien à l’intro pétrifiante illustrant une découverte macabre faite bien plus tot, histoire de prendre toute cette rigolade à contre-pied. La musique du game over placée juste après n’est pas non plus anodine. Costa del sol s’aventure dans un giron pour le moins delaissé dans la musique de jeu video : la bossa nova pour club de vacances ! Et toujours ce xylophone insidieux qui vous colle à la peau, comme ce treillis violet, au milieu des gens en maillot… Les deux thèmes suivants sont ceux de Corel, on y retrouve donc la vétusté des sonorités cheap et monotones, comme pour mieux illustrer une malchance inéluctable. Deux thèmes bien far west qui puent les regrets étouffés, évoquant la technologie de la vapeur et l’amertume de la fatalité. Sandy Badlands, lui, est l’un de ces thèmes oubliés (la musique de la prison…) qui auraient au moins mérité une ré-orchestration. Tout n’y est que désolation, lenteur, et desespoir... Un no man’s land sonore digne du cimetière de Sad Hill, aux moments de silences évocateurs, quand on n’entend pas résonner les coups de pieds dans la feraille des prisonniers rendus ivres par l’ennui. C’est un Cd2 bien fébrile et lunatique qui se referme.

Great Warrior, le thème de Seto, est encore un de ces chef d’œuvres beaux à pleurer qu’on n’entend qu’une seule fois dans le jeu, et qui magnifie le thème du Cosmo Canyon, tout gardant la main vraiment leste sur les cordes et le pathos… Une perle. Mais c’est le moment que choisit le thème de Sephiroth pour faire son entrée, j’ai nommé Those chosen by the planet. Si Uematsu avait su insuffler toute sa folie au méchant de FF6 avec un thème tordu et imprévisible, il martèle ici une profonde noirceur pour un personnage qui n’en avait même pas besoin pour impressionner. Le résultat sur disque est forcément moins imposant qu’à l’écran, où la première apparition du thème est d’ailleurs précédée par la répétition ad lib des 10 premières secondes, avec cette cloche aujourd’hui mythique, jusqu’au moment fatidique… Si si, souvenez-vous, la première descente dans les tréfonds du manoir shinra… Ce qui nous amène au thème de Vincent, The Nightmare’s Beginning, enchevêtrement mélancolique de clavecin et de guitare pour lequel aucun mot ne peut suffire. Juste une piste : si vous écoutez les quelques notes de piano en arrière plan, vous penserez à certains des thèmes les plus sombres d’FF8. Steal the tiny bronco est un sacré tour de force pour cette cohérence qu’il parvient à garder, vu qu’il est écrit en synchro totale avec la cinématique associée (rematez-la pour voir). Autre étape dans le tour du monde en Midi de Uematsu : Wutai, morceau asiatisant qui n’échappe à aucun cliché… Percus, sitar, gong… Et pourtant, l’association affective avec le lieu fonctionne, pour ceux qui ont joué, bien sûr. Stolen Materia est un petit thème très bien trouvé pour un moment très surprenant, avec ses sonorités criardes qui jouent avec nos nerfs, sans que l’on remarque le thème de Yuffie planqué dans le machin, nous jetant des regards narquois. L’exercice de style comique continue avec Racing Chocobo, imitation plus vraie que nature des infâmes muzak de tiercé, et Fiddle de Chocobo, énième réinvention du thème, cette fois en mode country sous caféine, insupportable une fois sortie du contexte (ces "Yahoo" sortis de nulle part ! brrr). On rigole bien avec les musiques qui vous attendent en cas de victoire ou de défaite, avant d’aborder un autre chapitre au délire du Gold Saucer : Debut. Uematsu s’auto parodie, se moque de la séquence de l’opéra de FF6 ! Bien trouvé, et surtout bien composé, pour un thème à usage unique. Interrupted by fireworks, sous ses airs de thème romantique de rigueur, voit l’anxiété du jeu s’infiltrer, s’insinuer même dans ce havre de bons sentiments dans une B.O qui en contient peu. D’ailleurs, la fin du cd est un genre de quart d’heure "polaire", où Uematsu se barre dans un trip mystique comme il n’en a jamais fait. Ce n’est pas de la new age pour autant, heureusement. You can hear the cry of the planet, le thème du village des anciens, repose sur un drôle d’accord onirique et planant au synthé, qui donne au tout un parfum très, très étrange. Passons sur l’Aerith’s Theme, aussi bon en version orchestrale, pour évoquer Buried in the Snow, tapis sonore neigeux pour une looongue traversée, méticuleuse, silencieuse. L’utilisation de l’espèce d’imitation d’accordéon midi est ici assez intéressante. Tout comme The great northern cave, extrapolation du passage le plus ambient et flippé du Main Theme, avec son bourdonnement volcanique en fond et son piano oppressant. Mais ce n’est rien comparé à la toute fin du cd, qui nous plonge véritablement la tête sous l’eau : Reunion est ce qu’on peut appeler un objet curieux, on a beau connaître par cœur toutes les ficelles (bien apparentes ici) du compositeur, s’être habitué aux sonorités peu variées, on touche à un sommet du bizarre difficilement identifiable. Le coup de grâce vient avec Who am I, réponse au Who are you du cd1 : la schizophrénie est installée, et les doutes sont devenus de terribles nuages de douleur psychique dans lesquels on nage maladroitement. Et toujours cette mélodie du Main Theme, tapie dans l’ombre, qui ne fait pas plus la fière au milieu de la débauche de cuivres et de cordes victorieuses de "Shinra Army…".

Ouvrant le CD4, ce Shinra Army (en réalité le thème de Junon), également synchronisé avec une cinématique, militaire à souhait, est en quelque sorte l’équivalent des thèmes de châteaux forts qui ont logiquement disparu avec l’introduction de l’univers Steampunk d’FF7. Encore et toujours le main theme, couplé avec celui de Cid sur "Highwind…", Inévitable musique du vaisseau volant, enjolivée et fort en gueule. Un peu fanfaronnante. On lui préfèrera "A Secret…", thème sous marin sans percussion, calqué à merveille sur l’inertie aquatique. Superbe et étonnant. Parochial Town est le thème de Mideel, mi-tropical mi-jazzy, d’une neutralité émotionnelle assez fascinante. Tout le contraire d’Off the edge of despair, douloureux thème du coma, évoquant maladie et bad trip, et encore, vous échappez sur le cd à la respiration difficile du héros alité, qui rythme cette ballade névrotique à ne pas écouter en boucle… Quant à On the other side of the mountain, alors là, on touche le fond, l’irruption de cette musique à un moment particulièrement cruel du scénario ferait pleurer n’importe qui sans problème. Très sardoniquement, ce salaud de Uematsu en profite pour nous asséner le thème accompagnant les situations où l'action s'accélère, juste après, alors qu’il n’avait rien à faire sur le Cd 4 ! "Sending a dream…" est lui aussi l’hôte d’une des scènes les plus poignantes du jeu, qu’on aurait mieux vu accompagnée de Space Oddity d’un certain Bowie, pour le coup, qui semble avoir été écrite pour ça, plutôt que cette resucée assez mélo quoique sympa du Cid’s theme. Changement d’ambiance avec If you open your heart, indescriptible mélopée du Fort Condor, aux harmonies très particulières… Comme une atmosphère automnale, veloutée, mais en même temps profondément amère. Judgment Day, enfin, accompagne la plongée dans le dernier donjon, qui semble crier des encouragements aux joueurs… Percus tribales, crescendos électroniques, envolées de cordes épiques. Pas de doute, c’est un thème de dernier donjon. Mais on appréciera le côté "mine désaffectée" plus ragoutant que l’habituelle touche "evil". On passe sur les deux pistes "kleenex" pré boss de fin pour rentrer direct dans le vif du sujet : One Winged Angel ! Pour beaucoup LA piste de cette OST, celle qui a convaincu tout le monde qu’il fallait désormais compter avec les B.O. de jeux video, au même titre que les B.O. de films. Que dire si ce n’est qu’elle tient quand même la dragée haute à la version sympho, étant surtout plus longue, et comportant quelques différences… World Crisis fait resurgir un peu tous les thèmes du jeu dans un maelstrom informe aux airs de défouloir pour le compositeur, surtout au vu du passage bien kEfkaïen au beau milieu de ce gros bazar ; tandis que Staff Roll est un thème de générique de fin classique : sans intérêt mais parfait sur le moment pour poser la manette et s’étirer.

En somme, cette OST, outre sa portée émotionnelle associée au jeu, qui, elle, va de soi, est tout de même assez intéressante puisqu’à la charnière de ce type de musique : un pied dans l’héritage 16-bit, et l'autre pas tout à fait immergé dans la modernité. En résulte une musique hybride, ne ressemblant à aucune autre puisque les tics d’imitation de la musique de ciné n’étaient pas encore là. L’idée de jouer cette musique en concert, voire d’écrire une chanson pop pour un jeu, en était encore au stade de rêve saugrenu. Sans autre point de référence que le jeu lui-même, la puissance évocatrice de ces 4h30 de musique n’en est que décuplée.

note       Publiée le samedi 26 janvier 2008

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Demonaz Vikernes › dimanche 16 novembre 2014 - 01:14 Envoyez un message privé àDemonaz Vikernes

Je l'ai refini l'an dernier, et si les graphiques ont un peu vieilli (surtout en passant sur un écran plat plus grand, beurk), le jeu reste le chef d’œuvre qu'il avait été. Tout reste parfait, la musique également.

Note donnée au disque :       
Jesuis › vendredi 14 novembre 2014 - 15:10 Envoyez un message privé àJesuis

https://www.youtube.com/watch?v=AnKHmB2zXcc

Prometteur

Nerval › vendredi 14 novembre 2014 - 14:13 Envoyez un message privé àNerval

"c'était la première fois que la musique prenait autant d'importance dans un jeu vidéo". Hmm non je pense que c'était déjà le cas dans FF6

(N°6) › vendredi 14 novembre 2014 - 14:01 Envoyez un message privé à(N°6)
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J'ai bien découvert "La danse macabre" de Camille Saint-Saëns dans Alone in the Dark. Et le dub avec Monkey Island (ah ah). Et le dark ambient avec Fallout (ah ah ah). La musique dans Lemmings, elle rendait déjà dingue. Merde, je parle comme un vieux je m'aperçois. Mais bon, pendant des années, la musique que j'ai le plus écouté, c'est celle des jeux vidéos en fait je me rends compte. Jamais été biberonné au rock en fait.

No background › vendredi 14 novembre 2014 - 13:46 Envoyez un message privé àNo background

LE jeu d'une génération oui. J'avais 15 ans à sa sortie, j'ai dû y passer 250 heures dessus. On trouve toujours des nouveaux défis : battre les Armes, finir le jeu le plus vite possible, avoir le chocobo doré le plus rapide possible... Il y avait même le pote d'un pote qui s'était "amusé" à transformer certains ennemis en potions, histoire de monter toutes ses caractéristiques à 255. Ce jeu a dû engendrer pas mal de geeks... Je le montrerai à mes enfants quand ils auront l'âge, ils vont bien se foutre de ma gueule, mais c'est pas bien grave. En tout cas, c'était la première fois que la musique prenait autant d'importance dans un jeu vidéo.