Les objets chroniqués

Vous êtes ici › Les groupes / artistesMMilitia Christi › Non timor Domini, non timor Malus

Militia Christi › Non timor Domini, non timor Malus

cd • 10 titres

  • 1Maledictum
  • 2Sescenti Sexaginta Sex
  • 3Segretum magnum
  • 4Sanctus (Viae perversae)
  • 5Cogitata malum
  • 6Incarnationis Mysterium (Annus Dei)
  • 7Verax Vitis
  • 8Cor Maleficus
  • 9Sapientia
  • 10Pater Noster

line up

Il Messia, il Predicatore, la Santa Peccatrice, San Giuda L'Apostata

remarques

le cd contient un 11ème titre bonus

chronique

C'est la vraie Militia Christi (organisation catholique) qui va encore faire la gueule, les iconoclastes Italiens sont de retour pour un second album dont la déformation des rites catholiques reste l'influence de base, il suffit de regarder les looks de Christ maléfique et de nonne pécheresse de ses membres pour s'en convaincre. Le tempo de marche funèbre, les chuchotements glauques, les imprécations hantées de l'intro ne surprendront donc personne. L'étonnement survient plutôt sur 'Sescenti Sexaginta Sex': exit l'aspect deathrock du premier opus, la musique se rapproche plus d'une dark wave macabre avec percussions électroniques et lignes de claviers, assez dansante. Plutôt efficace d'ailleurs, cette touche mélodique ne nuit pas à la noirceur du propos. 'Segretum magnum' conserve cette qualité des lignes mais en plus noir et pesant, le rythme s'est ralenti et les superpositions de couches de voix (l'ajout d'un timbre féminin était une bonne idée) nous ramènent dans des atmosphères messe noire. Le morceau suivant voit le retour des guitares; s'il est sympathique, on ne peut s'empêcher d'y déceler un léger manque de conviction. La volonté iconoclaste est bien là mais elle semble avoir égaré un peu de souffre en chemin. Si elle le retrouve sur 'Gogitata Malum' qui se tisse sur fond de bruits malsains, les effets, les multiples dédoublements de voix, de cris frisent tout de même la limite du bordélique. Comme pour compenser, le groupe glisse à nouveau vers une dark wave plus dansante. Rien à dire, cette option fait ses preuves car le problème de Militia Christi est qu'on a vite le sentiment de tourner en rond; chaque pièce étant construite autour de l'aspect incantatoire, on se lasse assez rapidement de ces perpétuelles superpositions de chuchotements, de prières, de cris. Cette touche mélodique plus rythmée permet de revitaliser le concepte sans trop lui faire perdre de sa noirceur originelle. 'Verax Vitis' par contre péche par cet aspect de mélange de vocaux. Certes le côté 'séance d'exorcisme' n'est pas désagréable mais après un album et demi, on déjà largement eu le temps de l'apprécier. A nouveau, le groupe tente d'équilibrer par une chanson plus mélodique avant de replonger dans des climats macabres, presque rituels au niveau des percussions ('Sapientia') pour conclure sur une pièce électro plus calibrée dancefloor. Conclure ? Non, il y a encore un bonus, plus sombre et lourd. Il était temps de finir pourtant. Si Militia Christi garde intacte la qualité de ses ambiances, on a frisé la voie de garage. L'aternance de titres dansants et expérimentaux, à l'instar de la technique des vocaux superposés, commençait à avoir livré tous ses secrets. Si la recette prend sans trop de problème, gageons que le troisième album s'il y en a un risque d'être charnière car si Militia Christi ne renouvelle pas ses structures, il y a fort à parier que l'interêt qu'ils sucitent aille décroissant.

note       Publiée le mardi 20 décembre 2005

réseaux sociaux

tags

Vous devez être connecté pour ajouter un tag sur "Non timor Domini, non timor Malus".

notes

Note moyenne Aucune note pour ce disque pour le moment. N'hésitez pas à participer...

Vous devez être membre pour ajouter une note sur "Non timor Domini, non timor Malus".

commentaires

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire sur "Non timor Domini, non timor Malus".