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Reale Accademia Di Musica › S/t

6 titres - 40:12 min

  • 1/ Favola (3:46)
  • 2/ Mattino (9:19)
  • 3/ Ognuno Sa (5:19)
  • 4/ Padre (8:41)
  • 5/ Lavoro In Citta' (5:56)
  • 6/ Vertigine (7:11)

enregistrement

Studio Dischi Ricordi, Milan, Italie, 1972

line up

Federico Troiani (piano, piano électrique, orgue, mellotron, voix), Nicola Agrimi (guitare acoustique et électrique), Pierfranco Pavone (basse), Roberto Senzasono (batterie, percussions), Henryk Topel Cabanes (chant), Pericle Sponzilli (guitare), Maurizio Vandelli (guitare acoustique, mellotron), Natale Massara (orchestration)

remarques

Il s'agit du pressage cartonné japonais à tirage limité

chronique

Styles
progressif
Styles personnels
symphonique

Ils ont beau être des seconds couteaux, Reale Accademia di Musica a réalisé un unique album qui fait en tous points honneur au genre progressif, sans rapport aucun avec le nombre conséquent de prétendants qui s'y sont frottés plus par raison que par réelle passion. Mené par le guitariste Nicola Agrimi, présent aux premières heures de Banco del Mutuo Soccorso avant qu'ils ne publient leur premier disque, la formation romaine se distingue des ses autres compatriotes par un petit détail sans conséquences majeures : la présence de Henryk Topel Cabanes, le chanteur, dont les origines sont ibériques. Comme ce fût le cas pour Area et son chanteur grec Demetrios Stratos, par bribes, le chanteur insuffle aux compositions du groupe un peu du romantisme de son pays. Rien de foncièrement criard à l'oreille du gaulois pour qui les latins, qu'ils soient d'Espagne, d'Italie ou de Grèce, sont de toute façon tous pareils. Rien à voir non plus avec le flamenco rock de Triana. "Favola" ouvre le premier chapitre de ce livre sur une note acoustique, presque champêtre, qui n'est pas sans évoquer le premier disque de Premiata Forneria Marconi. Un bon début. Sur sa lancée, le groupe nous éveille à "Il Mattino" qui peu à peu étoffe la palette de ses arrangements pour des parties instrumentales fouillées mais toujours très mélodieuses où claviers, guitares et même violons sont mis à contribution. Une atmosphère semblable au "Trespass" de Genesis en beaucoup plus chaleureux. "Ognuno Sa" est peut-être le titre le plus faible de l'album. "Padre" et à sa suite "Lavoro in Citta'" enfoncent le clou de ce romantisme exacerbé à grand renfort de mellotron, le second étant un peu plus nerveux que le premier, entre Procol Harum et le Pink Floyd de "Us and Them". Survient enfin "Vertigine", porté par un riff d'orgue puissant, déployant l'énergie contenue jusqu'ici en jam s'inscrivant à mi-chemin entre hard et psychédélisme. De quoi refermer ce nouveau tome des aventures progressives transalpines sur une appréciation des plus positives.

note       Publiée le jeudi 12 mai 2005

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