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Patto › S/t

  • 1970 - Akarma, AK 185 (1 cd digipack)

8 titres - 41:02 min

  • 1/ The Man (6:21)
  • 2/ Hold Me Back (4:46)
  • 3/ Time to Die (3:01)
  • 4/ Red Glow (5:20)
  • 5/ San Antone (3:14)
  • 6/ Government Man (4:25)
  • 7/ Money Bag (10:11)
  • 8/ Sittin' Back Easy (3:44)

enregistrement

Angleterre, 1970

line up

John Halsey (batterie), Mike Patto (chant), Olly Halsall (guitares, vibraphone, piano), Clive Griffiths (basse)

chronique

Il y a des choses qui se ressentent et qui ne s'expliquent pas. Vous avez deviné ; c'est l'excuse que je me suis trouvé pour vous parler du premier des trois disques de ce groupe, Patto, du nom de son chanteur qui décèdera par ailleurs dix années plus tard d'un cancer de la trachée... Il y a ainsi beaucoup de chances pour que tout ceux qui aiment le flegme élégant et les errances bucolico-bluesy d'un Ben Harper trouvent sur ce disque de quoi les satisfaire. Sous une signature typiquement blues, il y a en réalité bien plus à découvrir, bien plus à écouter, dans ces compositions qui s'amusent à brouiller les pistes par le biais de nuances discrètes qui marquent sans détours leur radicale différence. Patto est en fait un combo tout ce qu'il y a de plus classique, avec son chanteur charismatique, à la voix rocailleuse et puissante, mais aussi son alter ego guitaristique, l'excellent Olly Halsall, qui s'illustre même au vibraphone sur la plage d'ouverture, "The Man", leur titre le plus mémorable. Le tout bien évidemment soutenu par une section rythmique basse/batterie impeccable. Cependant, délimiter le périmètre musical de Patto à un hard rock standardisé comme le pratiquaient alors Led Zeppelin, le Jeff Beck Group ou encore Free, des groupes avec lesquels il partage une même approche, c'est volontairement occulter ce qui les différencie fondamentalement ; à la fois plus proche de ses racines blues, de par sa rugosité et son soucis du vrai, Patto se montre aussi plus inspiré et plus ouvert. Leurs compositions sont plus complexes et plus fouillées qu'il n'y paraît en surface ("San Antone"), pleines de subtilités rarement entendues dans un tel contexte, le groupe se permettant même une jam endiablée et pesante que l'on qualifierait presque de free rock sur "Money Bag", reminiscente du John McLaughlin période "Extrapolation", où l'osmose du quatuor est palpable, laissant tout le loisir à Halsall de faire rugir sa six cordes avec un talent fou et un feeling énorme. Tout cela est dosé avec un tel savoir-faire qu'il ne pourrait décemment pas rebuter qui que ce soit sensible à un discours qui se veut intègre et véritable.

note       Publiée le dimanche 23 mai 2004

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Dun23 › jeudi 27 novembre 2008 - 16:33  message privé !

Chouette la pochette. Faudra que j'écoute!