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Limbo › Early works (1984-1987)

cd 1 • 12 titres • 43:01 min

  • 1In Limbo
  • 2I hate you
  • 3Untitled 1
  • 4Poisoned kisses
  • 5Sens of sin
  • 6Untitled 2
  • 7Spiritual night fly
  • 8Follow me
  • 9No mercy
  • 10The stranger
  • 11Sex excess (feat.Thelema)
  • 12Untitled 3

cd 2 • 8 titres • 34:01 min

  • 1No mercy
  • 2Here comes the hell
  • 3Death song
  • 4The stranger
  • 5Sense of sin
  • 6Flesh dolls
  • 7Poisoned kisses (demo)
  • 8No mercy (instrumental)

enregistrement

(CD 1) TMB Studio, Castelfranco Emilia, Italie, novembre 1985-1987. (CD 2) Bruno Farese home studio, Pise, Italie, 1984.

line up

Gianluca Becuzzi (chant, programmation, synthés, samplings, effets), Bruno Farese (synthé), Carlo Mallegni (synthé), Giovanni Fiaschi (synthés, guitare, programmation), Enio Benassi (basse)

Musiciens additionnels : Tiziano Bellucci (guitare, programmation), Massimo Mantovani (chant additionnel)

remarques

CD1: titres 1-6 extraits de 'In limbo'; titre 7 extrait de la compilation 'Spittle compilation 87'; titres 8-11 inédits. CD2: titres 1-6 extraits de la K7 'Limbo'; titre 7 extrait de la compilation K7 'Still life' du magazine Komakino; titre 8 extrait d'une répétition.

chronique

Limbo, l'archétype même du projet insaisissable, unique, fascinant...Plus de vingt ans de carrière, sans garder le même line-up plus d'un album, à explorer les tourments de l'âme sous toutes leurs formes, à expérimenter nombres de genre (dark wave, electro, indus, dark folk, new wave) pour créer une musique particulière hors catégorie et unique comme son géniteur, Gianluca Becuzzi, l'homme aux commandes depuis 1984. Le label Spittle qui en 1986 avait sorti le premier mini du groupe a donc eu l'idée de rééditer le dit opus en l'enrichissant de matériel inédit, démo et autres raretés nous gratifiant du coup d'un double cd. Le fan émerveillé y retrouvera le EP 'In limbo', la première K7 demo, ainsi que deux morceaux extraits de compilations de l'époque, sans oublier une poignée d'inédits. Contrairement aux images du jeune Gianluca au maquillage blafard, longs cheveux crêpés et manteau noir, bien différent de l'homme au crâne rasé d'aujourd'hui, la musique ne surprendra pas tellement les connaisseurs tant dès les premières compositions elle porte déjà en ses lignes une forme de noirceur étrange et séduisante qui ne quittera jamais le travail de Limbo même dans les tentations les plus électroniques. Autant le dire d'emblée, la démo est une merveille...Oeuvrant dans une new wave synthétique glauque nourrie d'Ultravox, Gary Numan et Joy Division, le trio la pousse plus loin dans les ténèbres qu'aucune formation britannique du style n'a jamais pu en rêver dans ses pires cauchemars. Le secret ? Les influences des Virgin Prunes (au niveau vocal notamment) et Bauhaus qui compliquent la donne. La musique de Limbo parvient donc à sonner froide, expérimentale mais également sombre et ce, de manière organique: boîte hypnotique, synthés angoissants, chant à la fois incantatoire, fou et décadent, effets malsains, climat oppressant, mélodies imparables...Une B.O. parfaite pour un dancefloor de film d'horreur ('The stranger', 'Death song') impressionnante de maturité. Quand on voit nombre de groupes contemporains supposés nous impressionner avec leurs riffs de guitare, leurs grunts, et martèlements utilisés dans les films et séries quand les héros plongent dans les milieux interlopes, cette démo jouée à fond les renvoie tous dans les jupes de leurs mamans. Un brin plus retenu, 'In Limbo' témoigne également de l'influence des Sisters of Mercy sans que Limbo ne perde sa touche dark wave synthétique si particulières (que l'on retrouve parfois chez les compatriotes de Neon, en moins glauque cependant), ni la touche folle de la voix qui ravira les fans de Virgin Prunes. Les quatre compositions principales (les 'Untitled' étant des interludes plus expérimentaux) sont d'une efficacité redoutable, la basse apportant une touche plus lourde encore. Les inédits proposés, enregistrés entre 1986 et 1987, s'inscrivent dans une voie semblable tout en laissant présager du style de dark wave qui caractérisera le travail de 'Limbo' à partir de 'Our Mary of cancer'. Il peut sembler étrange de mettre la note maximale à une compilation d'anciens morceaux mais franchement vu la qualité de cette musique, Spittle a rendu service à l'humanité en la rééditant.

note       Publiée le mardi 3 août 2010

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Raudus › jeudi 10 décembre 2015 - 12:33  message privé !
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Diablement dansant et hanté, merci beaucoup pour la découverte.

Note donnée au disque :       
Karamazov › dimanche 10 novembre 2013 - 13:45  message privé !

Oh oh oh ! Très bon cette chose.

Raven › mardi 3 août 2010 - 17:56  message privé !
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Indispensable

Note donnée au disque :