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Soen › Lykaia

  • 2017 - Udr, UDR067P01 (1 cd)

cd | 8 titres | 49:36 min

  • 1 Sectarian [05:53]
  • 2 Orison [07:06]
  • 3 Lucidity [06:35]
  • 4 Opal [06:44]
  • 5 Jinn [05:49]
  • 6 Sister [05:29]
  • 7 Stray [05:37]
  • 8 Paragon [06:23]

extraits vidéo

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enregistrement

Enregistré par David Castillo au Ghost Ward, au studio Gröndahl, au Deep Well Studio et au Rubadub (claviers). Mixé par Stefan Boman au Park Studio. Produit par Marcus Jidell.

line up

Martin Lopez (batterie, percussions), Stefan Stenberg (basse), Marcus Jidell (guitare), Lars Åhlund (orgue, piano Rhodes), Joel Ekelöf (voix)

Musiciens additionnels : Andreas Tengberg (violon, violoncelle)

remarques

Une édition limitée comporte la piste bonus "God's Acre" ; sorti en cd, vinyle ; illustration par Alvaro Cubero.

chronique

Dans la famille « je suis gros métalleux avec le regard sombre et je me pose deux secondes et le vide m’envahit et je ralentis la cadence et ça y est, je deviens lyrique », je voudrais : Soen. Groupe suédois, formé notamment par un ex Opeth et un ex Autopsy ex Death (futur ex Soen) ; et qui joue du ex métal. Ouais, bon, en tout cas sur cet album il joue de la musique neurasthénique, assez belle, assez sombre, de cette couleur qu’on retrouve dans les meilleurs morceaux d’Opeth, ceux qui foutent le bourdon alors que la mélodie est mignonne, engageante, non plombante comme ça, le chant à la limite du cuculo la pralina mais il suffit juste, en fait, de laisser le charme agir comme dirait le déodorant, faut pas avoir le moral, faut arrêter de faire quoi que ce soit et pof ! On n’a plus envie de se lever parce que, hein, pourquoi se faire chier à construire alors que l’entropie gagne à tous les coups ? Soen, souvent comparé à Tool (?), un peu comme Opeth dans son temps (??) est pour la doxa une sorte de « groupe de métal mais tu vois, pas pareil, le mec il hurle pas comme un porc, il chante et tout » ; Soen nous joue ici des mélodies claires, mais qui se troublent à force d’écoutes ; ne vous laissez pas forcément agresser par l’étiquette « progressif » si vous voulez écouter Soen, car moi, la progression, je ne l’ai pas trouvée… peut-être, allez, pourrait-on, si on force un peu, retrouver un lyrisme un peu trop dégoulinant que je retrouve malheureusement souvent dans le métal qui progresse (mais vers quoi ?), enfin, du métal qui réfléchit sur son existence, son essence, et, pourquoi pas, sur son immanence voire sa transcendance. Un métal qui n’est plus vraiment métal en fait, et ressemble plus à du rock sombre très métissé, avec un effort patient sur les arrangements, sur la production, et qui donne l’impression que tout ce travail se veut celui d’un orfèvre, mais qui produit des bijoux qui ne frappent pas l’esprit comme ça aussi sec. Comme avec beaucoup de projets qui manient les super membres comme des bites font l’hélico, on peut se retrouver, comme moi, un peu déçu devant le spectacle de ces grandes gueules et lorsqu’on regarde ensuite le résultat : musique carrée, profilée, bien lisse, parfois cafardeuse quand vraiment on se laisse envouter, un peu comme lorsqu’on a bouffé un cachet de médicament contre le rhume, on sait qu’on va pioncer, mais on va tout faire pour garder cet état de veille stupéfié, parce que, ben, c’est cool la stupéfaction. Voilà en quelques lignes les sensations plus ou moins pures ressenties à l’écoute de cet album, celui-ci restant tranquille dans les starting blocks pendant que je m’allonge par terre dans les gradins, j’en ai plus rien à foutre de la course, je regarde le ciel, le vent pousse les nuages au loin, quelques rengaines de Soen me reviennent en tête, et je ne m’en fais pas, et puis je sens une petite pointe de malaise s'élever, et puis voilà, c’est reparti pour trente années de questionnements, de hontes et de doutes ! Merci la musique ! Grâce à toi, on peut encore mieux se casser les pieds tous seuls, comme des grands. (3 ou 4 sur 6. Ou sur sept, pourquoi pas)

note       Publiée le samedi 8 avril 2017

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Rastignac › samedi 8 avril 2017 - 20:11  message privé !
avatar

C'est peut être du à certains contextes cette histoire de toolopeth, mais je peux te dire que je l'ai entendu une paire de fois (bon, de la bouche des gens, c'est peut être moins fiable que guts. Ahah!). "t'aimes tool ? t'aimeras opeth" Et pendant longtemps, j'ai pas aimé opeth alors que j'aimais tool. Enfin, bref... et oui, on peut citer Pink Floyd aussi, mais leurs côtés les plus amers, comme dans leur fin de règne avec Waters qui pleure qu'il est pas content.

Note donnée au disque :       
torquemada › samedi 8 avril 2017 - 19:43  message privé !

La comparaison avec Tool, que je n'ai d'ailleurs jamais entendue pour Opeth, tombait sous le sens pour le premier album (producteur, titres, pochette, rifts, chant...), même s'il était excellent et aide à attendre tranquillement un successeur à "10000 Days". Avec celui-ci, c'est beaucoup moins vrai (le changement de guitariste qui amène ces plans floydiens sur certains titres y est pour beaucoup). Excellent album en tout cas.

Note donnée au disque :