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Les films que vous avez vu

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(N°6) › lundi 10 août 2020 - 14:45
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Dans la série : "film avec des salauds-de-pauvres en banlieue glauque et des gens que j'ai croisé IRL au générique" : Les démons de Jesus - Bernie Bonvoisin (1997)

Non mais quel film folklorique. Du Audiard-core, les dialogues sont épuisants à force de vouloir fare du mot d'auteur à chaque phrase. Evidemment dans le lot y a quand même quelques répliques vraiment drôle, mais c'est artificiel-as-fuck et ça se vautre dans une fascination qui perso me passe par dessus la tête pour cet univers 100% fantasmé (c'est un folklore qui vend pas du rêve, sans doute trop franchouillard pour moi). Bonvoisin ne sait d'ailleurs pas si il veut faire une sorte de comédie ou de drame social, le versant dramatique de la fin arrive quand même un peu comme un cheveux sur la soupe (mais tout ce qui a tarit aux italiens, avec José Garcia en simplet, ne fonctionne pas du tout pour moi). Le casting est super irrégulier, Bouchitey fait son numéro avec rigueur, Frémont et Lanoux cabotinent comme des cintrés, Elie Seimoun se croit dans les petites annonces. Finalement les nanas s'en sortent plutôt pas mal, Nadia Fares (paie ton cinéma 90's) en frangine rebelle et surtout Fabienne Babe (un peu l'égérie d'un certain cinéma intello underground), qui a un charme naturel et qui porte les séquences avec Frémont.

Bon et puis y a Martin Lamotte qui dit de la merde, et Martin Lamotte qui dit de la merde c'est toujours drôle. Ça se voit sans déplaisir selon les scènes, on a un peu l'impression d'être devant un cosplay filmé mais bon... La conclusion du film est ultra-pathétique par contre, en grande scène de réconciliation digne d'un petit déjeuner Ricoré.

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GrahamBondSwing › lundi 10 août 2020 - 21:35

Like si tu penses aussi que certains films ne repassent pas assez souvent à la télé... (pour l'abonnement Netflix, je vais attendre la retraite)

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vigilante › lundi 10 août 2020 - 21:50

Je like sans problème. Élevé à la cinq et à la dernière séance avec mes 2 frangins, heureusement qu'on a connu un autre cinoche. Et netflix j'ai résilié après avoir vu le petit Grégory et the dirt (le biopic sur motley crue). Je me suis vu en train de moisir la télécommande à la main pendant un mois, avalé par mon fauteuil. J'ai eu un sursaut de survie salutaire.

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Raven › mardi 11 août 2020 - 13:18
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"Du Audiard-core, les dialogues sont épuisants à force de vouloir fare du mot d'auteur à chaque phrase."

C'est toujours ce que je retiens de Bonvoisin. Mais contrairement à Audiard ça tombe quand même souvent bien à plat. Il a poussé le truc jusqu'à l'écœurement avec Blanche, que je frémis de revoir (mais peut-être rien que pour Rochefort...)

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(N°6) › mardi 11 août 2020 - 14:36
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Je crois surtout que dans Blanche les dialogues de Lou Doillon étaient inaudibles, tellement la prise de son était pourrie.

Dans la série "ne pas stalker son ex" - Dites-lui que je l'aime - Claude Miller (1977)

J'ai l'impression que Miller est un réal un peu oublié aujourd'hui, alors qu'il a fait un paquet de films marquants. C'est son deuxième, Depardieu au top de sa jeunesse en fou-amoureux de Dominique Laffin (connaissait pas, décédée très jeune dans les années 80, une très belle fragilité apparente ici). Fou-amoureux, mais surtout fou, alors qu'il la harcèle encore bien qu'elle soit mariée avec un enfant. Sa voisine Miou-Miou (qu'elle était belle !) est amoureuse de lui et essaie de rentrer dans sa vie, avec une forme d'obstination qui fait qu'elle découvre ses mystères (ce qui s'avère une démarche risquée). Y a aussi Christian Clavier, avant les Bronzés, en copain-connard (très très bien, mais c'est difficile aujourd'hui de ne pas voir Jérôme-le-médecin au maillot-pubis-apparent).

Depardieu en mode stalker, persuadé de son bon droit sur la femme qu'il aime, idéaliste de l'amour qui a manifestement un problème avec le sexe (ahhh, ce dialogue où Miou-Miou lui demande avec bravache "Est-ce que tu as déjà vraiment baisé ? Enculé ?"), devient vite très creepy et le film, qui alterne l'immeuble de Depardieu (avec l'inénarrable Piéplu en concierge amenant un chouia de comédie dans ce bourbier) et un chalet à la montagne, progresse de plus en plus vers la noirceur. Le final à la piscine Molitor est fabuleux d'onirisme morbide (Miller sait faire ce genre de truc, "La classe de neige" m'aura un peu traumatisé à l'époque).

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born to gulo › mardi 11 août 2020 - 17:15

Tu le vends bien, bon sang.

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vigilante › jeudi 13 août 2020 - 02:12

On parlait de Scorcèse, mais dans mes délires d'insomniaque j'ai une furieuse envie de revoir A Tombeau Ouvert vu il y a 20 ans en salle. J'ai gardé un bon feeling d'un film à l'ambiance complètement schyzo sur le service de nuit d'un ambulancier dans un quartier de cinglés (le rasta qui veut se suicider à la flotte, les clodos...) avec en tête d'affiche le pauvre Nicolas Cage plus perdu que jamais. Je me trompe peut être, mais je viens de le commander sur la foi d'un simple souvenir. Avec Garde à Vue forcément ;)


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heirophant › jeudi 13 août 2020 - 15:31

La description de N°6 donne envie, certes, mais ça reste N°6. On connaît ses goûts douteux et sa boussole qui indique trop souvent le Sud.

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(N°6) › jeudi 13 août 2020 - 15:40
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Il a ses vapeurs, machin ?

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Raven › jeudi 13 août 2020 - 16:05
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aérofente ? il est lui-même, c'est tout.

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heirophant › jeudi 13 août 2020 - 16:23

Disons que je ne partage pas la propension de N°6 à faire des pets foireux et à nous les faire partager. Je préfère à la rigueur les pets de fouf de Dariev.

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born to gulo › jeudi 13 août 2020 - 16:55

Make Guts Clashy Again

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born to gulo › jeudi 13 août 2020 - 16:55

Mais c'est vrai que depuis qu'il fait du krav avec les potes, il n'est plus le même.

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Rendez-Moi2 › jeudi 13 août 2020 - 17:03
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(N°6) › jeudi 13 août 2020 - 17:55
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Puisque c'est comme ça, je boude. J'ai vu un super film hier, ben je vous dirai pas quoi. Na.

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Gouzi › samedi 15 août 2020 - 07:09

Fait pas ta star susceptible éconduite qui monte sur ses grands chevaux pour une tarte à la crème : quand on a la chance comme toi d'avoir fréquenté des célébrités, il faut s'attendre à laisser un peu de jalousie, émanant du commun des mortels avec sa petite vie grise, derrière soi. Avec une culture cinématographique comme la tienne et ton grand coeur, c'est normal d'avoir envie d'en faire profiter ton prochain alors ne te formalise pas pour un ou 2 petits crache-misère, ingrats de surcroît. Le monde est ainsi fait que la haine et la médiocrité font plus de bruit que l'amour véritable et profond !

J'ajouterai en plus que ta culture ne se limite pas à la fiction du grand écran mais qu'elle renvoie aussi à un vécu, toi qui sait, par exemple, si les soupirs de simulation d'une actrice à qui on fait l'amour contre son gré sont crédibles ou pas ! (Et de 2....) :-)

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vigilante › samedi 15 août 2020 - 07:42

C'est sa fête à N°6 ?

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Nerval › samedi 15 août 2020 - 14:33

Oui. +1 pour heirophant

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(N°6) › samedi 15 août 2020 - 15:14
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C'est la fête aux neuneus surtout. Ça doit être la saison, comme celles des champignons.

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(N°6) › samedi 15 août 2020 - 16:24
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Dans la série "en fait je suis faché pour de faux mais faut pas le dire alors je regarde des films de merde" - Fleuve noir - Eric Zonca (2018)

Dès fois c'est flingué dès la première minute. Dès les premières répliques de Cassel en fait. Il a du vouloir faire un truc à la McConaughey, je sais pas. C'est à mourir de rire, chaque réplique est un bonheur (bon après tu t'habitues) C'est même pas du cabotinage en fait, c'est juste... sa façon de construire son perso de vieux flic alcolo tout dégueulasse (le truc le plus drôle que j'ai lu dans une review "T'as envie de le mettre en entier dans le lavomatic"). Et en face, t'as Romain Duris (disclaimer : j'aime en général plutôt bien Romain Duris) qui joue la raideur perverse avec un esprit de compétition dans la performance avec son comparse, c'est à dire qu'il en fait des caissonss et on dirait qu'il a été passé à l'amidon, mais au final il peut pas test Casselombocrado. Le polar (une histoire de disparition de gamin) est bien glauque avec un final hyper gênant (et une scène de viol hyper gênante aussi, même sans faire gaffe aux éventuels gémissements), mais au bout d'un moment, une fois quasi-habitué au jeu de Cassel, ça se regarde comme un téléfilm du Vendredi soir avec un casting de luxe (Kiberlain et Bouchez sont très bien, elles, Hafsia Herzi et Charles Berling servent à rien). Y a une ambiance, faut admettre, autour de cette barre résidentielle et cette forêt. D'ailleurs si y en a qui veulent voir Duris se faire facefuck dans les bois, c'est validé. Drôle de parcours Zonca, 20 ans avant c'était le grand espoir du cinéma français et toussa, y a un moment où ça a déconné...

(un jour à Paris je prenais un café à une terrasse, j'ai vu Romain Duris qui allait chercher ses gosses à l'école. Ma vie de ouf dingo tavu, trop de chance moi.)