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Lucky.r › S/t

  • 2004 • Ronda RND03 • 1 CD

14 titres - 52:54 min

  • 1/ Un Lion ne meurt pas (3:37)
  • 2/ Expee (5:08)
  • 3/ Maloya (3:42)
  • 4/ (3:53)
  • 5/ Wuira (3:42)
  • 6/ Coco Dance (2:55)
  • 7/ Wuira [Seb.R remix] (2:49)
  • 8/ (0:46)
  • 9/ Tnghr (3:34)
  • 10/ Otto Dub (4:21)
  • 11/ Gabbo (3:57)
  • 12/ Euphorie du Jeune Âge (4:25)
  • 13/ (1:35)
  • 14/ Gabbo by Sug(r)cane [da Sug(r)mxprience] (8:30)

enregistrement

France, 2002-2003

line up

Lucky R. (samples, programmation, guitares)

remarques

chronique

Styles
electro
trip hop
Styles personnels
post rock

Luc Reverter, membre de la confrérie expérimentale Melmac, s'affuble du sobriquet de Lucky.R, l'occasion pour lui d'emboîter le pas aux tendances musicales du moment, entre electronica et rap. Pourtant, une écoute attentive révèle que c'est le médium utilisé qui est ici visé, et pas nécessairement l'esthétique. Ou alors, si c'est vraiment le cas, l'objectif n'est pas pleinement atteint. À l'instar de Pan American, projet mené par Mark Nelson, leader de Labradford, la musique de Lucky R. s'enrobe de rythmiques, parfois sommairement travaillées (repiquage de "Insane in the Brain" de Cypress Hill à peine camouflé sur "Tnghr"), seulement là pour rehausser les ambiances cafardeuses développées en arrière plan. Ces phat beats ne sont pas assez tordus, poisseux et changeants que pour revendiquer une approche vraiment abstraite. Si c'est ce que vous cherchez vraiment, je vous conseille de vous pencher sur le cas de R.E.D.A. et son album "Gemini". Et puis ça manque de basse aussi. Un détail, mais qui a son importance. Quand on sait que Reverter se met en tête de se frotter également au dub, avec les titres "Maloya" ou "Otto Dub", on ne peut que s'étonner de l'absence de cet élément essentiel. Par contre, il faut reconnaître que Lucky R. emprunte bien souvent des chemins tortueux, comme sur "Coco Dance" qui finit sa course en samba, la surprise se situant donc définitivement ailleurs ; avec ses échantillonages de fortune, ses couches superposées de claviers hantés, la presque heure de cet album au plumage coloré est en fait froid comme un glaçon. Et c'est le contraste entre ses sources ensoleillées et ses traîtements mécaniques qui cimente l'âme véritable de cette réalisation, qui lui donne son identité si particulière. Plus proche de DJ Cam que de DJ Shadow, c'est là un premier essai modeste dans lequel se perdent quelques bonnes idées qui auraient nécessité une meilleure mise en valeur. Enfin, Ronda, c'est le label de son frère Nicolas, alors, après tout, il fait ce qu'il veut, hein, alors ce que j'en dis, moi...

note       Publiée le samedi 17 septembre 2005

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