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Wayne Shorter › Moto grosso feio

5 titres - 42:21 min

  • 1/ Moto Grosso Feio (12:30)
  • 2/ Montezuma (7:53)
  • 3/ Antigua (5:24)
  • 4/ Vera Cruz (5:12)
  • 5/ Iska (11:22)

enregistrement

A&R Recording Studio, New York City, USA, 26 août 1970

line up

Ron Carter (vioncelle, contrebasse), Chick Corea (batterie, percussions, marimba), Dave Holland (contrebasse, guitare acoustique), John Mclaughlin (guitare classique), Wayne Shorter (saxophones soprano et ténor), Michelin Prell (batterie, percussions)

chronique

Styles principaux
jazz
Styles personnels
fusion > kozmigroov'

Encore des sessions dont la mise en boîte est restée gelée pendant des années. Chronologiquement situé entre "Super Nova" et "Odyssey of Iska", "Moto Grosso Feio" n'a pris forme qu'en 1975 alors que Wayne Shorter rencontrait le succès aux quatre coins du globe grâce au véhicule électrique Weather Report. Un album étonnant en bien des points en effet. Tout d'abord, il faut signaler que si les musiciens qui participent à l'enregistrement sont des pointures du jazz rock alors tout puissant, on les retrouve pour la plupart à des postes qui ont l'air de parfaits contre-emploi ; Chick Corea à la batterie et aux percussions (comme c'était le cas, par ailleurs, sur "Super Nova"), Ron Carter au violoncelle, John McLaughlin à la guitare classique douze cordes uniquement, Dave Holland à la guitare acoustique... Dans ce quiproquo surréaliste, Wayne Shorter apparaît du coup comme le seul point de repère immuable pour tenter de se retrouver sur la carte de ce monde de faux semblants, aux frontières apparemment adeptes du mouvement perpetuel. L'album se laisse balloter, telle une vague ou une rafale de vent, susceptible de changer de direction à tout moment, au gré des courants, majoritairement chauds. Ils peuvent aller n'importe où, ils vont n'importe où, mais n'en ramènent pas grand chose ("Iska"). C'est un autre brésilien, Milton Nascimento, qui est revisité cette fois avec "Vera Cruz". C'est curieusement aussi le titre le moins parfumé du lot. Une tristesse, une fatalité presque inconsolable s'en dégagent. Les autres titres bifurquent dans tous les sens à grand renfort de percussions et de chassés-croisés de timbres contrariés. On ressort du disque sans retenir un titre en particulier, mais l'ambiance feutrée, elle, nous poursuit. Comparé à la maîtrise intuitive de "Super Nova" et "Odyssey of Iska", "Moto Grosso Feio" apparaît comme la moins satisfaisante de ces trois sorties en territoire abstrait. Et jusqu'il y a peu, c'était le seul à avoir eu droit à une ressortie officielle en cd. Allez comprendre pourquoi... (jeudi 10 novembre 2005)

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