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Syndromeda › The Final Conspiracy

  • 2009 - SinSyn, SinSyn 200902 (1 cd)

cd | 8 titres | 66:55 min

  • 1 1 The Rise and Fall of the Chaos 10:56
  • 2 2 Break the Walls 4:06
  • 3 3 The Illusion 9:11
  • 4 4 Discover the Temple 9:11
  • 5 5 Funny Looking People 11:37
  • 6 6 The Revenge 10:50
  • 7 7 Switch 9:06
  • 8 8 Kojo no Tsuki 1:52

enregistrement

Enregistré et masterisé au Sin-Syn studio Antwerp, Belgique 2009

line up

Danny Budts: Synthétiseurs et claviers

remarques

Pour en savoir plus sur Syndromeda et entendre des échantillons sonores, visitez son site web; http://syndromeda.be/

chronique

D’étranges sonorités, provenant d’un monde en perdition flottant entre un cosmos sclérosé par sa dense faune sonique et sa profondeur de cieux, ouvrent l’introduction de The Rise and Fall of the Chaos. Des cercles aux contours érodés de réverbérations se stabilisent peu à peu en émettant des cliquetis, grugeant cette noirceur inconfortable avant de sombrer dans le doux tourbillon d’une lourde ligne de séquences et de sa rythmique titubante recouverte d’un synthé aux chants acidés et aux lamentations torsadées. Ce rythme lourd poursuit sa traversée cosmique sur un mouvement sombre et grondant où de subtiles résonnances dégradent la magnificence de cette structure qui s’assagit pour couler dans des eaux cosmiques. Une sirène apocalyptique y filtre ses stridences alors qu’un vocodeur déraillé discourt dans un néant métallisé strié de strates ocrées, nous plongeant dans une ténébreuse atmosphère radioactive où le tempo pulse paresseusement sous un synthé aux complaintes toujours aussi corrosives et distordues. The Rise and Fall of the Chaos annonce les couleurs d’un album lourd aux sonorités intrigantes et mystérieuses. Tels sont les qualificatifs qui me viennent à l’esprit pour décrire le mieux possible cette dernière mouture de l’énigmatique Syndromeda. Break the Walls est un titre au rythme bouillonnant où le synthé soliloque dans une ambiance nébuleuse qui s’enveloppe d’une masse de stries en ébullition. The Illusion est une longue ode tétanisée qui commence à onduler en mi parcours avec un mouvement séquentiel ébréché qui épouse une délicate onde cristalline sous une sombre ambiance aux réverbérations caustiques. Un titre soporifique mais d’une lourdeur atonale intrigante, idéale pour un passage cauchemardesque dans un bon film d’horreur. Discover the Temple est un titre imaginatif comme je les aime. Une intro aux doux souffles et aux chœurs claniques d’une jungle refoulée, survolés de voiles synthétisés ocrés, animent graduellement le mouvement croissant. Une pulsation cadencée moule un rythme lent et hypnotique qui est transpercé par des souffles secs qui sifflent comme des fléchettes sortant de leurs sarbacanes sous un dôme sonore riche en stries synthétisées et en solos érodés. Une séquence plus limpide, forgée de cercles échoïques, ajoute encore plus de profondeur à cette étrange rythmique clanique qui arpente un sentier rythmique suavement lourd et envoûtant. C’est un très bon titre. Une structure de séquences ondulantes et fluides ouvre Funny Looking People. Ce mouvement de séquences très TD harponne une rythmique soutenue d’une fine ligne de basse qui est noyée sous une avalanche de solos acérés stridents et circulaires, par moments mélodieux et autres moments hachurés. The Revenge sévit sur des tonnerres de percussions qui défoncent le néant, suivant une douce intro vaporeuse. Des percussions qui tonnent dans un univers hétéroclite où des voix distantes et un synthé mellotronné font la cour à une étrange ascension sonore qui se dessine comme une atonale danse indienne. Switch palpite sur une séquence frétillante, enveloppée d’une aura mellotronné qui insuffle une fine ligne de basse. De délicates stries synthétisées surplombent un horizon sonore arrosé de notes de clavier éparses et de solos aux cercles qui s’enchainent dans un mélodieux canevas minimaliste. Dépassé les trois minutes, des percussions sèches et nettes percutent légèrement la structure vers des rythmes plus accentués, sans jamais devenir trop frénétique, pour se conclure sur un mouvement séquentiel titubant cerné de solos bien corsés. Un titre qui a tout un effet avec un casque d’écoute, permettant de découvrir toute la splendeur sonore qui se terre derrière Switch et c’est valable pour tout l’album d’ailleurs. Un album qui se termine sur une courte et étrange pièce en Kojo no Tsuki et son étrange procession ténébreuse qui sort d’un obscur Moyen Age, témoignant de l’étrangéité conceptuelle de ce 19ième opus d’un musicien qui fusionne à merveille des séquences rondes et ondulantes à des synthés aux sonorités tant éclatantes qu’acérées. Un bon album qui ne déroutera pas les fans de Syndromeda, ni les fans de MÉ de style Berlin School et progressive. (vendredi 30 octobre 2009)

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