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Syndromeda › A Day In The Fields

  • 2005 - SinSyn, SynSin 200501 (1 cd)

cd | 9 titres | 68:51 min

  • 1 1 Awakening 7:04
  • 2 2 Morning Orchids 10:12
  • 3 3 Time Goes By 9:49
  • 4 4 Thunderous Earth 2:14
  • 5 5 Listen To The Trees 10:19
  • 6 6 The Voice Of The Land 6:00
  • 7 7 Welcome To Paradise 8:01
  • 8 8 The Flow 11:21
  • 9 9 A New Breath 3:26

enregistrement

Enregistré et masterisé au Sin-Syn studio Antwerp, Belgique 2005

line up

Danny Budts: Synthétiseurs et claviers

remarques

Pour en savoir plus sur Syndromeda et entendre des échantillons sonores, visitez son site web; http://syndromeda.be/

chronique

De lourdes pulsations, telles des martèlements de tambour pour synchroniser des rameurs sur les bateaux de conquérants, ouvrent Awakening. Le tempo est lourd et dramatique avec des synthés symphoniques à la Vangelis. D’ailleurs ont se croirait en plein milieu de 1492 Conquest of Paradise. Faut dire que la musique d’A Day in the Fields, 14ième opus de Syndromeda, a servi à souligner le 850ième anniversaire d’Ekeren, village de Belgique où Danny Budts a vu le jour. Vers la 3ième minute, le synthé ourle de superbes solos, comme les vagues que font les navires qui approchent des côtes, entremêlés à d’immenses strates qui valsent sur un tempo saisi dans les martèlements qui structurent Awakening dans son entier. Morning Orchid est une belle pièce qui débute avec un beau piano aux accords qui résonnent avec mélancolie. Une douce intro rêveuse aux accords graves, parfois austères, avant d’embrasser une frivolité qui tournoie délicatement en une comptine carrousellée, tout juste avant d’épouser une phase minimalisme. Phase au tempo qui s’amplifie sur un clavier aux accords scintillants dans une sphère de synthés aux sifflements sculptés sur une lourde séquence aux pulsations réverbérantes. Superbe, mais pas autant que Time Goes By et sa structure dramatique qui s’agite sur une séquence pianotée et un puissant synthé torsadée qui hurle sa solitude. Un titre musical très pastiche des films français des années 70. Tout simplement accroche-cœur. Après le court Thunderous Earth qui bat la mesure avec un ensemble de percussions électroniques tribales très réussi, Listen To The Trees ouvre avec un ensemble de voix tribales qui souffle avec tristesse. Une ondée synthétisée zigzague avec solennité, nous guidant vers un sentier musical où les notes se moulent en une séquence qui hoquète dans un écho brumeuse et un mellotron aux belles strates orchestrales. Un vocodeur expulse des vocalises robotisées sur une structure qui devient plus hypnotique truffée d’un synthé aux solos acuités. The Voice of the Land démarre avec un mellotron au violon et aux chœurs mélancoliques appuyés d’un synthé aux souffles d’une trompette solitaire. La structure devient névrotique avec ses accords qui sautillent aléatoirement dans une galaxie aux réverbérations titubantes. Une batterie solidifie cette structure qui continue sa dérivation vers un cosmos paradisiaque, aidée d’une douce voix éthérée. Un titre plus près du prog que de l’électronique. Welcome to Paradise étale sa démesure avec une intro aux lourdes résonnances d’orgue, entrecoupé par des solos stridents. Une ouverture plutôt flottante qui s’anime sur une basse aux accords ascendants qui traversera toute la structure musicale nourrie d’accords vaporeux et d’une batterie aux battements indisciplinés qui traverse un corridor musical truffé de riffs tranchants et d’une voix monocorde qui nous souhaite la bienvenue au paradis. The Flow est un long titre ambiant truffée de lourdes et profondes strates qui moulent d’intenses réverbérations spectrales, alors qu’A New Breath scintille d’une vie sombre sur un synthé à saveur d’orgue aux éclats clavecinnés, ceinturé d’une chorale lugubre. Un nouveau souffle pour un fantôme de l’opéra, nouveau genre. Avec A Day in the Fields Danny Budts, l’homme derrière Syndromeda, étale toute sa poésie musicale avec un opus qui respire sa vision de la création et l’évolution de son coin de pays. Un solide opus, parce que tissé à même une inspiration intimiste qui se transmet sans ambigüité, comme si nous assistions à un cours d’histoire en musique. (lundi 17 août 2009)

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